Crise critique & critique de la crise

KRISIS

 

Mai 68 - un Non-EvŹnement ?

Nos Printemps (texte ou script de la vidéo)

 

 
 
"C'est que la fiŹvre de la consommation est une fiŹvre d' OBÉISSANCE A UN ORDRE NON ÉNONCÉ..."  "… et que,  dans une période de l'histoire oĚ LE LANGAGE VERBAL EST COMPLťTEMENT CONVENTIONNEL ET VIDE (TECHNICISÉ), le langage du COMPORTEMENT (PHYSIQUE ET MIMIQUE) a une importance décisive." (  ) "… Jamais aucun homme n'a dě źtre aussi normal et conformiste que le consommateur;  QUANT A L'HÉDONISME, IL CACHE ÉVIDEMMENT UNE DÉCISION DE TOUT PRÉORDONNER AVEC UNE CRUAUTÉ QUE L'HISTOIRE N'A JAMAIS CONNUE." Citations tirées des Écrits Corsaire de Pasolini 

« Si le pédagogisme, dont ne souffrent pas seulement les enfants, ne brandissait pas comme une menace d’apocalypse les nouveautés de l’industrie, si les poŹtes dégorgeaient moins, pour le compte du Lieu culturel idyllique, s’ils osaient davantage se soulever contre l’emphase rationaliste, alors le manque de folie des savoirs gestionnaires deviendrait accablant et la prétention de balayer les derniers mensonges qui nous restent serait insupportable. L’affrontement guerrier des méthodes de rendement est obscurci par les propagandes scientistes prônant la parole et le bonheur psychologique ;nous n’apercevons pas, sous une espŹce de professionnalisation de la poésie, un nouveau style d’imposture : on nous détruit la déraison, celle qui fait vivre, on nous refuse le bluff. Contre l’entreprise universelle de la bienfaisance, qui n’hésite pas ą transformer les thŹmes de la douleur stoēcienne en pharmacopée, ą fabriquer un SénŹque pour managers, il est devenu nécessaire d’user de brutalités ; poŹtes, ayez le courage de lČcheté, étudiez l’industrie ; » Pierre Legendre, Paroles poétiques échappées du texte, éditions du Seuil, 1982, p. 37 

 
 


HIROSHIMA PARTOUT
( Vidéo ą récupérer)

Depuis FUKUSHIMA... lecture de "Notre Ami l'Atome" un ouvrage de propagande américaine édité
dans les années 50 par Walt Disney pour l'édification des enfants .. de la patrie ?
Texte - poŹme de la vidéo perdue
Mai 2015

En attendant de la récupérer : ECOUTEZ - VOIR

Script de Ecoutez - Voir

 
 

Adresse ą LE CORP - Groupe de Réflexion sur la BIO-ETHIQUE (1).
Un collectif de réflexion sur la bioéthique et plus particuliŹrement sur les PMA et GPA (2)

« Pour parler d’autrui, de l’autre, aller du côté de « l’opacité de la présence de l’autre ». L’opacité, actuellement, c’est la « transparence », avec cette loi du 4 mars 2002. Or la transparence, c’est les camps. » J. Oury, Entretiens p.155

Il s’agit de « déjouer notre tentation de réduire l’ordre généalogique au réglage d’une reproduction purement biologique ou sociobiologique » Pierre Legendre Lećon IV suite 2.

Pour prévenir et lutter contre toutes les abominations récemment promues par le gouvernement mais préparées de longue date par un mouvement gauchisant, en vague déferlante depuis la fin des années 60 il n’est plus possible de compter sur nos Droits Civil et Pénal pour nous aider ą faire reculer la menace, puisqu’ils furent entrainés dans la tourmente du 20iŹme siŹcle, siŹcle des « utopies sanglantes », siŹcle de la « Mort de Dieu » annoncée  : Lénine/Staline (avec Pavlov), Hitler (avec Mengele), Mao (et sa monstrueuse « rééducation culturelle »), les trotskystes divers et enfin la dictature souriante, l’américaine (avec Taylor et encore Pavlov via Skinner)… rŹgne absolu du scientisme, entrainant le brigandage de nos codes avec pour établir un semblant de « cohérence » ; l’historicisme, les dites sciences humaines, effroyable théologie profanée, héritée des LumiŹres.

Alors en l’absence du Tiers Garant une question doit donc źtre posée avant tout exposé sur ce qui nous appelle ą nous engager pour la Vérité, en Veilleurs :

Fragment 1 :

La grande question : Comment défendre une vérité (symbolique (logique) ou « naturelle ») quelque qu’elle soit, lorsque nous n'avons pour adversaires que des libertés en kit, qui se regroupent en prétendant néanmoins, défendre La Liberté (vers la guillotine égalitaire) ? Ces « libertés » sont présomptueuses ne visant qu’ą « se libérer de... ». Du joug de qui ? De quoi ? 

Posée autrement : Comment s'assurer d'une vérité puisqu’il n'y a plus que des vérités passagŹres et que celles qui crient le plus fort, ne crient pas dans le désert mais dans l'espace comblé du politiquement correct qui tient désormais plus de la moitié de la carte d’un territoire fictif (virtuel) avec ces « lois pour l'égalité » véritable lit de Procuste

Alors tout commencera par les « LumiŹres » … un monde acéphale et ithyphallique (3)

En entźte on mettra le Capital, et pour pallier ą la carence « spirituelle » que cela entraine, on invente des rituels dérisoires, un catéchisme positiviste (sans autre architecte que l’homme, que l’abstraction : l’Humanité !) On se devait dŹs lors d’źtre radical : « śtre radical, c’est prendre ce dont il s’agit par la racine. Mais la racine (écrit Marx) pour l’homme c’est l’homme ». Une phrase « non point politique comme le faisait remarquer M.H dans son Séminaire de Zahringen mais bien une phrase métaphysique qui s’éclaire dans l’horizon du retournement par Feuerbach de la métaphysique de Hegel », aux conséquences effectivement radicales : position extrźme du nihilisme ; l’homme autoproduit.

Sommes-nous déją dans le délire « transhumaniste » ? En quelque sorte, oui, le préfixe « trans », a presque le mźme sens que le Grec « méta ». Le transhumanisme est préparé par les contorsions du constructivisme qui est un renversement de l’humanisme – un antihumanisme – qui veut que l’humain se dépasse lui-mźme, se transcende en (se) produisant (lui-mźme) allant jusqu’ą le s’interpréter ą partir de soi-mźme, ą partir de ses productions, devant lesquelles il se sent désormais, comme le fit remarquer Gunther Anders, non pas simplement dépendant de ses machines, mais honteux devant elles !

Ses productions alors en quelque sorte « divinisées » peuvent-elles le remplacer ?
Non, elles doivent s’intégrer ą lui et le transformer pour le faire disparaĒtre !

Avant d’arriver ą cette efficacité « trans » il fallait que la « production » soit mise en avant, que cette production sans tźte mais entźtée se donne un but autodéterminé… ce (triste substitut de) Dieu se nommerait « Le ProgrŹs » (plus ou moins calqué sur un modŹle messianique) étrange concept qui ne pouvait « fonctionner » que si les hommes (l’abstraite humanité) y trouvaient satisfaction de leurs besoins métaphysiques comme les appelait Schopenhauer, ou dans l’optique de Pierre Legendre : de réaliser de satisfaisantes mises en scŹne de la Raison…

Il fallut alors pour rendre habitable cette terre, trouver les maux, pour instaurer, un jour, aprŹs la dictature du prolétariat, les bonheurs de lendemains chantant le ProgrŹs perpétuel ; Prométhée déchainé ! Puis ce prolétariat, déliquescente image invertie du Peuple Elu, on s'intéressa aux minorités, puis aux minorités de minorités pour créer des mouvements de libération tout azimut. Diviser pour régner ? Ou perfectible 1-des-Sens ?

Pour constituer ces minorités le modŹle marxiste était tout prźt, il suffisait soit de désigner un oppresseur soit d’en inventer un, c’est ce que nous voyons aujourd’hui progresser avec le sinistre jeu des « phobies » et des « anti »… le cortŹge des « anti-chés »

La premiŹre des minorités qui n'en était pas une mais qui pouvait se mettre (s’imaginer) du côté des opprimés, ce fut « les femmes ». D’un point de vue gestionnaire c'était certain ; question de salaire, on inventerait la parité (abstraite). Mais la femme se définissant comme doublement prolétaire ne tarda pas ą jouer avec le « biologique », elle était opprimée par la nature (la nature définie par la biologie). De toute faćon, ces femmes semblaient plutôt revendiquer l'égalité avec les hommes plutôt que la différence, d'ailleurs n’est-ce pas du féminisme radical que sortiraient (toutes) les manipulations entre sexe et genre ?

Remarque sur Sexe, Genre, Transsexualité et les féminismes (snobs ou radicaux).
Il est remarquable de voir les féministes se focaliser sur la GPA, voire (bien que j’ose exprimer des doutes) prendre des positions radicales contre cette GPA mais justifier sur certains points (nombreux) la PMA (et bien sur les FIV en soulignant chez les radicales que de toute faćon la stérilité est toujours masculine, par exemple) le clonage de cellules, et ne s’intéresser qu’en « écologistes bobos » aux questions du copyright des semences animales et végétales etc. et ne prźter attention qu’ą la pointe de l’iceberg « gender theory » sans avoir préalablement rejeter le « transsexualisme » (dans le champ de la « psychose » ou plutôt, je préfŹre cette définition « canonique » : la « possession » par un démon « féminin » d’un corps d’homme – ou l’inverse ) sinon, une fois encore en féministes reconnaissant (et ą juste titre) que le M to F ne sera en aucun cas une femme mais une caricature de femme. Elles s’offusqueront de ce que devenue cette pseudo-femme le M to F devienne lesbienne (faute d’źtre désiré (aimé ?) comme une femme par l’homme de leur « rźve »). Par contre, il est rare, trŹs rare d’entendre un jugement quelconque au sujet des F to M… Ce qui est révoltant dans tout ća c’est pourtant, et plus essentiellement une question non de bioéthique (trop bien desservit par un droit brigandé) mais la biopolitique aujourd’hui ą l’Ōuvre telle qu’inaugurée dans les camps de toutes les dictatures (ouvriŹres ?), le scientisme dominant, l’application généralisée de ce qu’on appellera (avec Giorgio Agamben entre autres) le Principe Mengele !

 

 

Voir : Investir scientifiquement le Phantasme : pour quelle liberté ?

Fragment 1 Bis :
La sexuation c'était une vilaine habitude de mecs (on ne parlait déją plus d’hommes, comme on ne reconnaissait plus de professeurs mais rien que « profs, vieux potes » etc.) qui avec le linga (mot sanscrit signifiant « signe distinctif » et non pas essentiellement le phallus) se distinguait... mais les femmes elles étaient, non un signe, mais du signifiant infini, océanique.

AprŹs les femmes qui voulaient l'égalité il était normal que des homos des deux sexes qui n'acceptaient la sexuation qu'en la refusant dans leur désir etc. viennent se joindre aux réclamations puis se disjoignent. Car une femme qui désire une femme exclut l’homme de son désir, et l’homme qui désire un autre homme exclut de mźme la femme ; deux stérilités, de fait, absolues se font face posant la radicalité de la lutte des sexes (4) qui en tant que lutte n’est pas la différence reconnue mais refusée. Alors dans tout ća il ne fallait pas voir Amour, ni mźme amitié (la sororité répondant ą la fraternité ne pouvait-elle źtre autrement que mortifŹre comme cette derniŹre ?), l’indifférencié et non le prochain était l’objet de cette convoitise : ća procédait par exclusion - inclusion. 

āa commenćait toujours par « le renoncement ą l'Amour » pour s’accorder les plaisirs ! Ha ! Tous ces petits Alberich... qui allaient maudire l'anneau qu'ils s’étaient forgé juste pour garder au moins les plaisirs et mettre l'amour ą jamais du côté de la réaction... 

Les mouvements de libérations sexuels – qui commencŹrent dans les années 20 en Allemagne, s’exacerbŹrent dans les années 50-60 aux USA - les FHAR, MLF© et autres de notre France défigurée, ća ne parlait jamais d'amour, mais de le faire ou de libérer l'amour de tout Amour oppresseur, un commandement du Dieu chrétien, judéo-chrétien, un vilain macho, il parait ? Il fallait se libérer. Libération ą tout crin ! Pas de rédemption possible. 

Fragment 2 : De sa simple présence le désir d'un homme pour un homme, d'une femme pour une femme est « insoutenable » : D’abord parce que le désir sexuel (qui met entre parenthŹse le Désir qui est renoncement au plaisir brut) d’un homme pour un homme est en mźme temps le non-désir pour une femme, de mźme pour une femme qui désire une femme, l’homme n’est pas désirable. Je mettrais entre parenthŹses et le flou d’une bisexualité (prźte ą servir le délire des « genres » ?) et les cas plus fréquents cependant oĚ l’indésirable est non seulement rejeté mais haēt…

En effets voilą ce que ces rapports mettent en évidence, un duel que déją la position affirmée du « deuxiŹme sexe » dět relancer pour finir, comme le reste dans une perspective purement gestionnaire, avec l’ «impératif» de parité. Or ce Duel est ingérable bien qu’il institue, au radical, la différence. J’avais compris trŹs vite qu’en fait, tous et toutes, dans ce grand bazar des «libérations » ne cherchaient qu’ą ratifier dans le Réel leurs fantasmes (leurs fantasmagories) révolutionnaires : une rźve (rave) involution. Le modŹle était anglo-saxon (avec retour en boomerang : la French Theory). Le modŹle était tout prźt dans la casuistique, ses droits éclatés en marchés...
Marches pour les libertés ! Quelle farce ! 
Et oui, libertés plurielles, libertés de challengers.

Libertés de conditionnement, de packaging oĚ rŹgne la tyrannie du « manque » (qui ne doit pas źtre réservée aux seuls toxicomanes mais vue comme le (premier) moteur de toute consommation).


Fragment 3 : Ainsi nos sociétés n’auraient qu’un but, un but unique se reproduire pour produire indéfiniment (de la consommation) - une question de stricte démographie (de recensement coupable) plutôt que de filiation - de seulement encourager la seule procréation.

Fragment 3 Bis … alors on s’attendrait ą ce que des sociétés qui réclament et soutiennent leur autorité du nom de Dieu soient moins obsédées par la procréation prise comme but en soi : il n'en est rien, puisqu’elles sont au contraire « travaillées ą corps perdu, par la « mort de Dieu », cette fierté de nos LumiŹres ! Elles en actualisent au contraire la criminelle fiction : le terrorisme, les fondamentalismes (que l’on appelle ą tord intégristes mais qui sont tout sauf IntŹgres) sont une affirmation de ce meurtre de Dieu, ils ne sont pas des Fous de Dieu mais l’expression en revers du mono-athéisme d’Etat ! Il n’y a aprŹs tout que du corps, la vie brute vaguement sanctifiée et finalement, et bien…

Reproduisons-nous… comme de « joyeux » animaux pour rien !

Et continuons de maudire, de ne prźter d’intérźts que « culturel » ą l’Artiste, au PoŹte (les majuscules hélas n’enlŹveront pas la souillure qu’y impriment les commissaires d’expositions, les journaleux téléramesques et autres) aux grandes histoires d’Amour qui sont créatrices, aux célibataires au cŌur pur et moquons nous du célibat des prźtres en les accusant de pédophilie parce qu’ils ne se marient pas… car s’ils se mariaient tralala long l’air … Quelle sottise !

Et vas-y qu’on concocte des lois, si nous pouvons les considérer comme telles, puisque n'étant pas fondées dans les limites (finitude) de la Raison, qu’on concocte des lois qui autorisent le mariage pour personnes de mźme sexe sachant fort bien que mariage signifie famille et que famille ne va pas sans l'enfant d’ailleurs on nous parle dans la foulée, comble du monstrueux, de « droit » ą l'enfant, alors que l'enfant introduit le Devoir (d'en répondre).

Droit ą l’enfant, conséquence, ouvrir ą ces mariés (au neutre) de facto stériles des moyens d'en obtenir (il s'agit bien de posséder, au double sens du mot, démoniaque - d'Avoir et non d'Etre) par quelques moyens que ce soit : on annonce clairement la facilitation de l'adoption (déją contestable) mais insidieusement, il s’agit d’imposer des moyens techniques (dont on ne reconnaĒtra mźme plus le caractŹre médical, artificiel donc) qui font de l'enfant un produit dont les « parents » (méritent-ils mźme ce nom ? NON !), sont les acheteurs : que ce soit la Procréation (médicalement) Assistée, la Gestation pour Autrui, il y a un marché, il y a la constitution d'une clientŹle. Le monstrueux est bien ą son comble avec le « pour autrui » oĚ va s'insinuer contre l'évidence d'un marché, l'altruisme, le désintéressement. On se rend service... humanitaire.

Ha l’humanitaire ! Une escroquerie morale, comment peut-on croire qu’il s’agit d’une mise en acte des Droits de l’Homme et déją … lorsque l’Homme n’a pour fondement que lui-mźme en une abstraction, l’Humanité, peut-il y avoir un miracle, mźme du simple Lien ? Non ! Sans Dieu, il n’y a qu’un scandale !

Fragment 4 :
« Je l’avais dit le soir du 11 mai 81. J’aime mieux pas le dire tout haut… Le soir mźme tout le monde se réjouissait ! J’ai dit : on est foutus ! C’est l’ascension de l’Education Nationale au pouvoir, mon délire privilégié… L’éducation Nationale va supprimer la psychiatrie, va supprimer la médecine. Ils ont supprimés les écoles d’infirmiers en 88-90 »

La question est bien : Comment s'assurer d'une vérité (quelconque) puisqu’il n'y a plus que des vérités passagŹres et que celles qui crient le plus fort, ne crient pas dans le désert mais dans l'espace comblé du politiquement correct qui tient désormais plus de la moitié de la carte d’un territoire fictif avec ces « lois pour l'égalité » véritable lit de Procuste oĚ viendraient mźme s’étendre, sans reconnaĒtre źtre des martyres, donc sans noblesse, ceux qui par ailleurs affirment la Loi d’Amour etc. 

Les mouvements de libérations n'ont cessé de vouloir cette égalisation, ce nivellement, et ce depuis 68 et ses accomplissements dans les années 70, années dont je n'ai la nostalgie que d'en avoir pas assez soutenu ce qui ne les arrangeait pas du tout, ą savoir : et Dieu, nom de Dieu ! De Dieu, qu’en faisiez-vous ? Ni Dieu, Ni Maitre ! Et s’il vous plait, ne parlez pas hors Institutions Religieuses, pour nous faire accroire que vous aviez quelque idée de « dieu » derriŹre la tźte, vous les acéphales, qui ne pouviez que proposer ces gluantes spiritualités « ą la sauce Jung » par exemple : du pipo (ou de la guimauve, en fait toujours et encore la mauvaise biŹre LEF… laēcarde) de la procession funŹbre en continu. Ni Dieu, ni maitre et pas d'Čme ! Surtout pas d'Čme au corps (temple) qu’elle anime ; que faisiez-vous de l’Ame ? Ho, il n'y avait pas pire mot que le mot Čme qui trŹs rarement ressurgissait, vague, sous le terme de « conscience »... mais c'était toujours pour affirmer un goět d'orient, un gout de New Age, en fait - aucune spiritualité authentique car on y cultivait le « surtout ne lisez pas les textes », « n'apprenez mźme pas les rudiments des langues dans lesquels ils sont écrit », car tout est expérience, contentez-vous de l’expérience, de l'expérience du maitre. Ha, le maitre érigé en principe mais toujours contre le dogme, le dogme de nos églises, et surtout l'Eglise. L'appel ą l'expérience répondait ą l'expérimental, n'était pas moins scientiforme, comme le remarquait déją le génial Berdiaef dans le « Sens de la Création » ! L'expérimental, le scientiforme, la religion de la science. La Beldam’ sans merci, terrible inquisition que les camps auraient du révéler et qui n'ont été finalement que les promoteurs de cette ordre technocratique, les mises en scŹnes du New Management…

Interlude méditatif :

« Agis de telle sorte que la maxime de la volonté puisse toujours valoir en mźme temps comme principe d'une législation universelle. » E. Kant.
« A tout instant donc l’individu est lui-mźme et le genre humain » Soeren Kierkegaard

« Excepté l’homme, aucun źtre, ne s’étonne de sa propre existence, c’est pour tous une chose si naturelle, qu’ils ne la remarquent mźme pas. La sagesse de la nature parle encore par le calme regard de l’animal ; car, chez lui, l’intellect et la volonté ne divergent pas encore assez, pour qu’ą leur rencontre, ils soient l’un pour l’autre un sujet d’étonnement. » Schopenhauer, Le monde comme volonté, Volume 2, Chapitre XVII (traduction PUF, p. 851)


« Si dans un źtre doué de raison et de volonté la nature avait pour but spécial sa conservation, en un mot son bonheur, elle aurait bien mal pris mesures en choisissant la raison de la créature comme exécutrice de son intention…elles auraient été indiquées bien plus exactement par l’instinct » Kant, Métaphysique des mŌurs, Éditions Librairie Delagrave p. 91

Le positivisme ou la sottise exaltée.
Freud, Introduction ą la psychanalyse,
Chapitre 18, fixation au trauma et l’inconscient :


Ce ą quoi répondait, et que j’insiste
ą placer, en point d’ironie ą ce pauvre Freud
dépassé par sa foudroyante redécouverte
des effets de la Parole :
Miguel de Unamuno,
Le sentiment tragique de la vie :


« Dans le cours des siŹcles, la science a infligé ą l’égoēsme naēf (ihrer naiven Eigenliebe) de l’humanité deux graves démentis. La premier fois, ce fut lorsqu’elle a montré que la terre, loin d’źtre le centre de l’univers, ne forme qu’une parcelle insignifiante du systŹme cosmique dont nous pouvons ą peine nous représenter la grandeur. Cette premiŹre démonstration se rattache au nom de Copernic, bien que la science alexandrine ait déją annoncé quelque chose de semblable. Le second démenti fut infligé ą l’humanité par la recherche biologique, lorsqu’elle a réduit ą rien les prétentions de l’homme ą une place privilégiée dans l’ordre de la création, en établissant sa descendance du rŹgne animal et en montrant l’indestructibilité de sa nature animale. Cette derniŹre révolution s’est accomplie de nos jours, ą la suite des travaux de Ch. Darwin et de Wallace et de leurs prédécesseurs, travaux qui ont provoqué la résistance la plus acharnée des contemporains. Un troisiŹme démenti sera infligé ą la mégalomanie humaine par la recherche psychologique de nos jours qui se propose de montrer au « moi » qu’il n’est seulement pas maĒtre dans sa propre maison, qu’il en est réduit ą se contenter de renseignements rares et fragmentaires sur ce qui se passe, en dehors de sa conscience, dans sa vie psychique ».

« C’est le vital qui s’affirme, et qui pour s’affirmer crée, en se servant du rationnel, son ennemi, toute une construction dogmatique, et l’Église la défend contre le rationalisme, le protestantisme et le modernisme. Elle s’attaqua ą Galilée et fit bien, parce que sa découverte d’abord, puis l’adaptation de celle-ci ą l’économie des connaissances humaines tendaient ą briser la croyance anthropocentrique en un univers créé pour l’homme. Elle s’opposa ą Darwin, et fit bien, parce que le darwinisme tend ą briser notre croyance en l’homme animal d’exception, créé expressément pour l’éternité. Et enfin Pie IX, le premier pontife déclaré infaillible, se déclara irréconciliable avec la civilisation modern. Et il fit bien ».

Fragment 5 :

Consternant le fait que les travaux de Pierre Legendre et du Laboratoire de recherche sur la Filiation, n'aient eu apparemment aucun impact, que ces travaux n'aient pu mettre en évidence le brigandage scientiste du Droit. Est-ce le fait de notre fascination pour la pragmatique anglo-saxonne ? Une chose est certaine, le vitalisme que Legendre a introduit en reprenant ą son compte la fausse définition de l'Anthropos de «animal rationnel» en nommant le Parlźtre « l'animal parlant » y est pour quelque chose.

Car ce vitalisme empźche que la division du sujet (division sexuée, division du corps et de la psyché, division Signifiant / signifié, la non adhérence du mot et de la chose) opŹre au nom de La Parole. La Parole est naturalisée et Legendre s'engage (ą son insu, peut-źtre) avec Freud contre l'Homme le décentrant, en n’en faisant qu’un mammifŹre « supérieur », et en faisant du « moi » un symptôme… En tous les cas il en fait sinon un « montage juridique » (du moins pas une construction au sens du Foucault, l’Holopherne de Judith Butler servante de l’épistémologie de watercloset) au moins le résultat d’un nouage R.I.S reposant sur une fiction etc. Le Tiers Garant étant dans ce contexte lui-mźme une fiction etc.  

A preuve, cette citation bien désagréable que je tire de son « L'Empire de la Vérité » (p. 95) : "Entrer dans l'église Saint-Sulpice ą Paris ou la gare Iaroslavl ą Moscou, vous y verrez l'humanité qui attend. Attendre la Vie éternelle ou attendre le Transsibérien, c'est exactement la mźme chose ; il faut un lieu pour encercler l'Attente, un lieu meublé de chants ou de silence. Ainsi fonctionne le transit : les chaises et les banquettes ont plus d'importance que ceux qui s'y assoient, car ce qui compte dans la structure, c'est ce qui ne meurt pas." 

Alors qui s'étonnera de ce que nos institutions fonctionnant selon la structure ainsi vidée de tout Garant (Dieu) aient tant de mal ą se « rendre habitables ».

• Consternant le fait que la psychanalyse, sans inconscient, je veux dire sans La Parole retombée en dećą du point oĚ Freud par la « talking cure » semblait ouvrir des perspectives plus certaines ą la psychosomatique, en dećą et donc toute apprźtée pour rejoindre le camp des méthodes cognitives et comportementales, le bon behaviorisme.

• Consternant le fait que les psychanalystes aient maintenu une distance, voire une méfiance par rapport ą la phénoménologie tant husserlienne de la Krisis, que de celle qu'on a voulu faire relever d'un Heidegger qui serait imbibé du nazisme - théorie raciale, biopolitique etc. - alors qu'il est le premier critique du biologisme, du vitalisme etc. Il est vrai, il parait que M.H serait un philosophe de l'enracinement. Rien de pire pour les sectateurs du « nomadisme » cellulaire, rien de pire ą vouloir n’entendre par enracinement que le « Blut und Boden», lors mźme qu'il s'agit d'un enracinement tout autre qu’il s’agit de nos racines célestes ? De la Triple Vie de l’Homme (Titre d’une Ōuvre maitresse de Jacob Böhme).

• Consternant que la phénoménologie qui a inspiré le meilleur de la psychiatrie, les Tellenbach, Blankenburg, Binswanger, le travail critique de Descartes et Pavlov par Erwin Straus (Du sens des Sens) et au Japon Kimura Bin etc. demeure toujours hors jeu.

• Consternant que la phénoménologie, qui avec Henri Maldiney allant ą la rencontre de Szondi avec le grand linguiste Gustave Guillaume, qui sous-tend le plus fort du travail de terrain de Jean Oury ą La Borde (que l’on a trop tendance ą confondre avec les débordements de Félix Guattari) demeure hors jeu.

• Consternant que cette « méthode » soit réduite ą un courant – un passage, voire une passade – de la philosophie, une philosophie que le sens commun a réduit ą une maniŹre de laisser-faire « źtre philosophe » qui ne cesse de céder sa place aux « fins psychologues » qui donnent leurs conseils de « bon sens » sur la place publique - les médias composés uniquement d’acteurs, chanteurs et autres sportifs. De toute maniŹre lorsque un philosophe est convoqué ą témoigner, ce n'est qu'un nom dans l'histoire des idées et de l'histoire tout court. L’historicisme est la mort de la pensée. La philosophie comme la théologie sont victimes de l'historicisme. Le relativisme historiciste dont le constructivisme - cet hyper nominalisme - est le dernier avatar, sape, interdit l'accŹs ą la constitution de l'Anthropos qui repose sur les 3 Idées (transcendantales de Kant) Monde, Ame, Dieu, Dieu, le Réel (l’Impossible), Dieu indémontrable et en mźme temps le Garant de la liberté: disposer ą... répondre ą l'Appel de...  La Parole.

La théologie a été elle aussi frappée par le virus historiciste en arrachant les textes ą l’ordre dogmatique (un mot qui fait peur) en voulant, ą tout prix, ôter le « MystŹre » en le retournant sur un « comment », et ą une origine factuelle, la bible commenćant ą Sumer, et le Christ un personnage uniquement historique.

L'Histoire maitre oĚ la fusion du Réel et du Rationnel s'opŹre pour que s’accomplisse le savoir absolu, la toute puissance de l'homme se suffisant ą lui-mźme. Maitrisant la nature confondue avec la Nécessité.

Ainsi ne nous étonnons pas que rien ne puisse s'opposer réellement au clonage, ą toutes les formes de manipulations génétiques, au copyright du vivant etc. puisque pour (tiers) garant nous n'avons que des références molles et mobiles, fonction du devenir sociétale, des libertés définies par l'historicisme et que lorsque nous nous y opposons cela est immédiatement perću comme une opposition (réaction) ą ces libertés trŹs bien intégrées dans la théologie historiciste et utilitariste des mouvements nés du protestantisme - seul l'église catholique aura tenu un discours cohérent, consistant pour défendre la Vie, la Vérité :

Je cite un rapport « Présence de l'Eglise aux débats bioéthiques », MédiasŹvres 2002, Ethique biomédicale n° 115, p. 104 :

"Certains théologies protestants, comme Joseph Fletcher, l'approuvent au nom de la liberté et de la responsabilité humaine : Dieu a créé l'homme libre capable de jugement moral, apte ą remplir son devoir de maitrise de la terre" (Nous avons lą tout ce qui ne peut que séduire la laēcité, le discours républicain le plus matérialiste : liberté, responsabilité, et maitrise de la terre) "Dans le projet humain de procréation, mieux vaut donc vouloir organiser plutôt que de subir les aléas de la grande loterie génétique. Selon cette ligne de pensée, le clonage pourra źtre justifier chaque fois qu'il apparaĒtra qu'un bénéfice individuel ou social peut en źtre retiré. une telle maniŹre de voir rejoint la conception utilitariste selon laquelle toute décision morale peut se légitimer ą partir d'une analyse qui évaluerait ses conséquences bonnes ou mauvaises, sans référence ą un principe absolu de respect des personnes"

Certes il ne s’agit pas de tous les protestants mais comment tous ces défenseurs effrénés, forcenés de libertés sans condition, sans absolu nous jugeront-ils, nous catholiques, l’Eglise ayant « toujours affirmé son opposition au clonage humain, quelles qu'en soient les finalités » et surtout défend l'INTEGRALITE DE LA PERSONNE HUMAINE et de la Vie que ces « libertaires » malmŹnent avec empressement ?! 

Et l'Existant alors ? C'est incontestablement que dans la perspective chrétienne qu'il s’affirme comme tel

Alors que la phénoménologie (existentielle) soit l'autre de la méthode scientifique (expérimentale) qui domine aujourd'hui la science, voilą qui n'est pas accepté parce que pour nos bons cartésiens (qui n'ont repris de Descartes qu’un jeu) l'autre de la méthode serait l'irrationalisme (des anti lumiŹres ?). Nos bons cartésiens sensés źtre les maitres de leurs grandes machinerie oublient déją que pour Descartes, il ne peut y avoir de Vérité qu'en s'appuyant (du lieu) de L'Autre - ą savoir Dieu.

Sans quoi nous sommes, bel et bien, rejetés dans l'abĒme (L’hypothétique mauvais génie)

Remarque : On ne s'étonnera pas, certes, que mźme aujourd'hui oĚ nous prétendons avec la science moderne avoir dépassé la logique cartésienne, avec pour garant que du « mobile » que nous soyons tombés dans le scientisme brut, d'autant que beaucoup de scientifiques disent s'accorder avec les grands mouvements spirituels - principalement orientaux, nihilistes. Rien de plus douteux qu'un Tao de la physique, encore plus douteux que le grand animal du tao lui-mźme qui respire mais n'atteint jamais La Parole. Tao modŹle pour une vie d'insectes « sociaux » ou l'amour fou de la grande soupe primordiale, le nirvana, mot qui veut dire sans saveur, sans odeur, moins encore que l'eau car contre la vie et contre le monde, il ne nous peut désaltérer

Alain R. GIRY

© Alain R. GIRY. Gentilly La Rouge, février – avril 2014

1 - Cette Adresse est composée de divers fragments écrits entre 2013 et début mars 2014. La logique est celle de toute glose.

2 -Un collectif qui ne semble pas vouloir assumer ses critiques par peur de heurter ceux qui luttent contre ce qu’ils ont produit, l’homophobie (pour aller plus vite, ces « révolutionnaires » du sexe, de l’amour par terre) qui a peur qu’en s’alliant ą la « Manif pour tous » (dont je reconnais certes les limites politiques), aux Veilleurs, sans doute, plus que de ne paraĒtre réactionnaire, il se sentirait coupable de ne pas źtre finalement en accord avec la « dérive scientiste… qui aboutit ą une science juridique sans scrupules anthropologiques ». Je vois dans cette position la difficulté que nous avons ą saisir ce que la Sainte Famille nous enseigne, difficulté qu’accuse la « frayeur » qu’inspire le nom du PŹre dans les discours gauchistes persistants en mode « institutionnel ».

3 - Caricature – devenant nécessaire – du double corps du roi. Double corps de l’institution… De cet acéphale érigé nous pouvons tirer toute une série d’images qui loin de nous conduire au jeu de cache-cache plus que ridicule entre Patriarcat (moins) et Matriarcat (plus) conduit ą l’indifférencié, ą l’Androgyne grande figure du « socialisme » du 19iŹme SiŹcle…c’est dans ce contexte que s’effectue la transposition des Ecritures en « mode laēc » qui conduit ą la « publicité » utilisant l’érotique vulgaire etc. etc.

4 - S’il est difficile de parler de relation d’amitié voire d’amour entre un homme et un autre homme, une femme et une autre femme c’est d’abord parce que dans les faits et souvent, ouvertement chez ces femmes qui revendiquent l’homosexualité comme la dimension fondamentale de leur źtre, la femme qui « aime » une femme rejette les hommes ; du côté des hommes il y a aussi la misogynie mais elle n’est pas revendiquée bien qu’elle serve alors de prétexte aux lesbiennes ą alimenter leur haine de l’homme. Il y a donc d’abord un refus de l’autre mis en évidence. Mais ceci est une des raisons de la difficulté ą parler des relations entre personnes du mźme sexe.

Une autre est la projection sur ces couples, devenant bien ainsi des attelages, d’un rapport homme et femme, l’un des partenaires jouant un rôle et l’autre, l’autre rôle. Dans ce jeu de rôle on peut voir un des aspects de la « théorie » du genre et pour ceux qui connaissent mieux le sujet que ceux qui s’en sont emparés pour la défendre ou s’y opposer (et souvent ils partagent la mźme ignorance) le germe, l’origine de cette théorie, c’est la transsexualité : une forme de psychose, de possession (je préfŹre ce terme) d’une « Čme » de femme dans un corps d’homme. Est-ce ą dire que je préconise l’exorcisme ? Oui, sans doute. Déją pour contrecarrer une alliance malsaine avec les musulmans (qu’ils ne soient pas ou soient islamistes m’importe peu !) qui s’ils s’engagent sur le terrain de la lutte contre la théorie du genre c’est qu’ils savent que nous voulons oublier, pour satisfaire au politiquement correct que ce sont dans LEURS pays (et pas ailleurs) qu’ont été fabriqués les premiŹres « transsexuelles » (M to F en jargon anglo-saxon) et qu’aujourd’hui c’est dans ces mźmes pays, que pour ne pas faire face ą l’homosexualité masculine, on y force l’un des partenaire, celui que l’on juge « féminin » ą changer de sexe ! A devenir la femme soumise !

Féminisme bobo oblige ? Regardez comment dans le contexte de l’antiracisme racialiste certaines personnes vont jusqu’ą ne pas oser – donc reconnaĒtre – la pratique de l’excision. Je pose cependant cette question : ceux qui, dans ce mźme contexte, s’opposent ą cette pratique, s’y opposent pour une raison propre ą nos temps « festifs » ; l’excision prive de la jouissance clitoridienne, prive du plaisir sexuel. Raison secondaire, car il faut s’y opposer pour les mźmes raisons que nous ne pratiquons plus la circoncision, que le baptźme a sublimé, élevé.

5 - Il est remarquable que dans les monographies retraćant l’histoire de ces mouvements, il n’est jamais fait mention des hommes qui ne pouvaient se reconnaĒtre dans leur źtre global, leur Personne, comme seulement des homosexuels (c.-ą-d. de simples « baiseurs ») mais qui affirmaient la spécificité, le rôle social d’une différence assumée et responsable avaient pu prendre position pour le mouvement alors apparemment plus centré sur la personne humaine globale, le mouvement féministe. Les interviews faites auprŹs de ces hommes ont été purement et simplement rejetées, sans doute pour que puisse s’étaler dans les médias l’image avilissante du « gay » ą la Fa… Berger - image source et qui justifie de facto l’homophobie etc. etc.

6 - L’homosexualité reste une affaire de sexualité quant aux LGBźtises dans cette mźme valorisation du sexuel ; elles sont une dangereuse affaire de marchés dont le moteur, la motivation est la lutte contre cette « homophobie » qu’elles ont non pas dénoncée mais créé : elles ont donné ą voir que du sexe, de la jouissance oĚ l’affect mźme est un « plaisir » du festif etc.

7 - Passage d’une ethnologie ethnocide ą la lČcheté d’une « repentance » allant de pair avec un antiracisme reposant sur un sitcom racialiste… de dangereuses confusions entre culture et religion, un anticléricalisme qui ne vise que le clergé catholique etc. une référence « Le faćonnage juridique du marché des religions aux USA », Editions Mille et Une Nuit, 2002. Tout est marchés. Ne marchons pas dans cette sale combine !

8 - Donner naissance ą un enfant c’est donner la vie, donner la vie c’est aussi rappeler ą la mortalité, la finitude, ą la responsabilité dans un temps imparti mais si nous donnons pas sens ą la mort, nous ne donnons pas sens ą la vie, pour que une vie ai un sens et soit portée, il n’y a que la Foi en la Résurrection sans elle, tous les « ą quoi bon » sont justifiés et mźme que la beauté alors ne peut plus sauver le monde.

9 - - « II, donc reprise », Jean Oury, conversation avec Pierre Babin : p.17, et page 34 « Et les bureaucrates, je les reconnais. Ce sont les petits enfants de 68. C’est effrayant. Au lieu de sauver Lacan, de sauver la psychanalyse vraie, ils ont laissé s’installer des faux. Et en particulier la Cause Freudienne ! Tous ces… źtres maoēstes en 70 sans savoir ce qui se passait en Chine… fallait źtre complŹtement aveugle ! Etc. » p.34

10 - Liberté. Egalité. Fraternité… la Trinité profanée !

11 - Il s’agit du début de ce chapitre XVIII qui s’intitule en franćais « Sur le besoin métaphysique de l’homme ». Titre qui en lui-mźme demande un commentaire, déją nous devons restituer le sens que donne le titre en allemand. Il ne s’agit pas de besoin au sens de « Neid » mais plutôt d’une « demande », de quelque chose qui demande une permission. Bedürfnis vient de dürfen : avoir la permission. Dürftigkeit est l’indigence. Quelque chose est en jeu qui n’est pas de l’ordre de l’instinct, c’est pourquoi la citation de Schopenhauer est en regard de celle de Kant sachant qu’une lecture de Kant est l’objet d’un appendice du « monde comme volonté » « Critique de la philosophie kantienne » de plus d’une centaine de pages (PUF, pp ; 529-670).

12 - R.I.S : Réel – Imaginaire – Symbolique ą comprendre avec « l’instituer la vie », le nouage des trois élément, le biologique, le social et la subjectivité etc.

13 - Ecoutez donc Guercoeur, l’oratorio républicain de Alberic Magnard et entendez : une passion inutile... musique sublime pour rien qui débouche tout droit dans le mielleux du requiem de Fauré. Et l'imagerie d'Epinal saint-sulpicienne l'effroyable 19iŹme siŹcle ą travers les Čges.  

14 - La référence maitresse le Tome 29-30 de l’Ōuvre complŹte les « Grundbegriffe der Metaphysik : Welt – Endlichkeit – Einsamkeit » Editions Vittorio Klostermann, 1983, traduction parue aux Editions Gallimard sous le titre « Les concepts fondamentaux de la métaphysique : Monde – finitude - solitude» en 1992, il s’agit d’un cours professé par Heidegger entre 1929-1930.

15 - Exister = sortir de ća, la vie brute et en sortir pour répondre de La Parole.

 
   
 

Krisis 1.

Crise toujours nouvelle, encore une crise, une crise de plus, crise sans cesse renouvelée, crise encore vue comme la derniŹre, la plus terrible, la plus menaćante, crescendo et tutti. Tous les instruments, institutions et la lobbies conspiracy, états orchestrés, Hollywood bowl planétaire. La crise des crises. Non plus quelques ensembles mais l’ensemble des ensembles. Crise capitale, crise du capital, crise économique d’oĚ découle crise sociale puis crise psychologique (dans cet ordre évidemment quand mźme ce serait plutôt l’inverse désormais) et pourquoi pas mutations biologiques en suspend quand aprŹs tout l’économie détermine de part en part appelle des catastrophes (dites) écologiques (puisqu’elles ne sont plus naturelles !) irréversibles ? Un crétin me précise d’un ton péremptoire que ce n’est pas une crise économique mais financiŹre et que par conséquence, il y a pas de faillite du capitalisme. Allez donc comprendre. Moi, j’insiste, toujours et rien que de l’éco en écho, mimétique ; le foyer d’un incendie, des cendres chaudes sous des aiguilles de pin et le vent pyromane souffle des ondes, fils ą la patte invisibles au loin comme ce lourd nuage radioactif s’arrźta bien aux frontiŹres de la France par respect pour la terre des droits de l’homme. Non ?

Qu’espérer ?

Que croire ?

Que faire ? Lorsqu’on sait plus qui nous sommes ?

Que nous ne sommes que des animaux de plus et des produits comme les autres. Ce qui demeure, sans źtre interrogé, c’est le mot « crise » brandi comme une menace, alors que peut-źtre déją un petit recours ą l’étymologie vivante (c.-ą-d. non scientifique) suffirait, sans moraliser (sans faire le coup du pessimisme / optimisme, sans ramener du fond de la boĒte de Pandore, l’Espérance) ą saisir une opportunité, sortir de la crise par la « krisis ». Breakdown break through. Pas besoin de la morale, par delą bien /mal, sans banalité du mal, sans l’homme sans qualité, traverser le labyrinthe : politics of experience. Les penseurs et Kant le premier ont considéré, considŹrent nécessaire, constatant une « crise » au cŌur de la réalité humaine d’effectuer une « critique » de la raison. Crise et critique viennent du Grec « krinein » : juger, décider… trier. "La Critique de la Raison Pure" de Kant n’a pas été vraiment comprise car pour nos « philosophes » d’en France, obnubilés par la vision grandiose (et simplifiée ą outrance) de Hegel, sa pragmatique marxisante (lą oĚ l’on se dit marxiste sans Marx, maoēste et autres istes jusqu’aux postmodernistes et posthistoriques festifs, il était strictement impossible d’accepter de nous mesurer ą notre finitude, ą notre contingence fondamentale, constitutive (et la dépressivité de la vie comme vie animale) ce qu’exige la Critique telle qu’entendue par Kant. Rien ą voir avec un quelconque irrationalisme, ce fut l’affaire de manigances bien raisonnées ; la technique pensée comme arraisonnement ? Les questions posées par Kant, et qui demeurent dans leurs réponses critiques toujours des questions, parce que contrairement ą la rose du mystique Silesius, l’homme n’est pas sans pourquoi, il est « pourquoi ? ». Un « pourquoi ? » qui ne se résout pas dans des « comment ća marche » :


Qui ne se résout car donc en forme de « mode d’emploi » si cher au renouveau behavioriste (et son versant Born Again Xtian) retour sur nos machinistes de théČtre sans faste les d’Holbach et Jules Offray de La Mettrie. Alors irai-je jusqu’ą dire que, trŹs rigoureusement, la grandeur de l’homme c’est que, ća ne marche pas, que ća cloche, qu’il y a du champ, du jeu, le jeu, le chiasme entre signifiant et signifié, l’abĒme entre les mots, les choses, qu’il y du « faire signe », que la Parole le sauve ? Que les contradictions sans Aufhebung (suppression-sublimation, selon la traduction proposée par Jean Wahl dans ses cours ą la Sorbonne) que la coappartenance des contraires l’engage ? Oui ! ą configurer, déterminer du chaos, y engendrer des « formes ». Or aujourd’hui, tomber dans le scientisme (en religion scientifique) ne reconnaissant mźme plus une crise dans les sciences européennes, nous acceptons encore moins ce statut propre ą l’humain, ce vacillement, cette contingence si bien saisie par le Sartre de "l’śtre et le Néant", nous préférons źtre machinés par des modes d’emploi (… des libertés) modélisés, formatés. Voyez déją oĚ en est revenu la psychiatrie avec le DSM 4, sa droguerie antidrogue et plus terrible, monstrueux certainement l’éclatement du corps humain conću ą partir d’un calque (blueprint) rassemblant sous des noms de spécialités les organes, leurs fonctions voire, tel l’homme de cristal des nazis, un corps humain plastifié, écorché (vif).

Corps en exposition aux abattoirs de la Villette accompagnés des fanfares de Pantin (deux topoi précis de notre capitale pour cette scénographie fervente de cette science qui seule est LA Science) pour cette médecine ultramoderne qui prétend nous assurer, nous obliger, ainsi d’une plus longue désespérance de vie (survie) sur fond de toutes les nouvelles maladies possibles et les nouvelles souffrances en gestation avec toute la ferveur des quźteurs professionnels de l’humanitaire avides et ethnocides et leurs solidarités qui vous enfoncent (dans la misŹre contre toute pauvreté digne) vous laissent toujours plus dépourvus de moyens de revendication, de subversion qu’une machinerie du festif vient renforcer en cache etc.

(Extrait du texte antérieur ą 2005)

 
     
 

MANIFESTE JUGER LA SCIENCE AUX CRITERES DE L'ART et l'Art ą ceux du Parlźtre

 
 


"Nous sommes, ce jour, plus prŹs du sinistre que le tocsin lui-mźme, c'est pourquoi il est temps
de nous composer une santé du malheur. Dět - elle avoir l'apparence de l'arrogance du miracle" René Char.

"L'action seule ne changera pas l'état du monde, parce que l'źtre sous son aspect d'efficacité
et d'activité rend tout l'étant aveugle en face de ce qui a lieu." Martin Heidegger.

« Le physicien devra prendre scrupule qu’il est le bras droit d’un souverain très temporaire, obtus et probablement criminel. Ce qu’il modifie ou transpose, ce sont des lois graduées, tenues en secret dans la chair tractive des hommes. Canon d’extérieur retourné, il tire sur une cible d’âme… »
René Char, œuvres p. 746


 
  Aujourd'hui ou l'écologie mźme doit s'inscrire dans la part industrielle du calcul, l'essentiel, le Sens pour l'Existant est encore plus efficacement mis entre parenthŹses, arraisonné. Les excŹs religieux d'Est en Ouest, qu'ils soient le fait direct ou non des religions ou leurs relŹves matérialistes (psychanalismes, marxismes, etc. ) ont progressivement abĒmé le Corps Humain aux rythmes des préoccupations machinales rompant l'esprit, la Parole aux habitudes d'une intelligence quantitativement égale aux tests supposés la gérer. La Spiritualité s'est repliée aux bords de la folie. Face ą cette situation de dépérissement de l'Humain écrasé par les perspectives massives des luttes "politiques" ou les échappatoires de "groupes", reste ą (re)construire un lien non ą ce qui serait le produit d'un strict concours de circonstances mais ą un cosmos. Si l'Est a měri et réservé l'idée de Yoga, de Lien de l'homme ą l'śtre, et l'Ouest a géré son oubli progressif au profit du savoir-faire technologique, l'un et l'autre partagent aujourd'hui la mźme Histoire ; la domination planétaire de la technique. Pour cette domination la menace nucléaire ne sera jamais qu'une manifestation périphérique d'un événement plus considérable inscrit dans l'histoire occidentale, ą sa fondation" Écologie & Spiritualité ARG ©1978.   
 

Parce que efficace le discours scientifique est le moins approprié pour l'approche de ce qui est humain. Ainsi lorsqu'il s'empare de l'Anthropologie il est certain que l'homme comme tel sera exclu au profit d'une économie totale de tout élément singulier - seul compteront les effets de masse et leurs contraintes. Toute différence est pour ce discours bruit ou erreur. Alors si l'erreur est humaine on convient qu'elle n'est pas scientifique !  Aussi, lorsque le discours scientifique investit les divers régions de la réalité humaine, que se constituent diverses sciences "humaines", il ne faut pas s'attendre ą une meilleure compréhension du sens de l'existence mais ą une stricte description de phénomŹnes extérieurs (par les comportementalistes) visant ą la seule exploitation de "ressources humaines".

Cela est d'autant plus évident que la recherche dans ces domaines dépend aujourd'hui, non plus de l'Université mais de la demande des entreprises ... De fait, "scientifique" est dans la plupart des cas équivalent de "économique" , quant ą l'adjectif "humain", il est dans l'expression "sciences humaines" purement accidentel puisqu'il devra désormais źtre compris ą partir de la biologie (humaine) - de l'animal humain.
Indicidence © 1988.

 
     
 

ÉTAT DE FAIT  
L'homme d'aujourd'hui n'est plus que l'articulation provisoire de deux plans : l'un PSYCHOLOGIQUE et l'autre SOCIOLOGIQUE (réductible en derniŹre instance ą l'économique) confondus en un seul par les dites sciences comportementales pour permettre ą la Méthode (scientifique) de triompher de l'homme espérant pouvoir bientôt le réduire au seul domaine BIOLOGIQUE (génétique). Privé d'un Destin singulier l'homme n'est déją plus dans le projet cybernétique qu'un composant des "ressources humaines", lui-mźme utilisable, réparable ou jetable. Pourtant ce qui ainsi arrive, n'arrive pas du fait mźme de l'homme ou d'un quelconque mauvais usage de la Technique mais tout d'abord de la définition par la métaphysique de l'homme comme simple ANIMAL RATIONNEL. Cette définition loin d'źtre anodine a fondé (jusqu'au "brigandage l'hitlérien" qui y repose) ce psychosomatisme - clef du juridisme occidental - qui nous empźcha de traiter l'homme comme du simple bétail. Ce juridisme hélas s'effondre jour aprŹs jour !


Une chose est alors certaine, l'homme ne se reconnaĒt plus en son pouvoir propre, celui de se comprendre en et par lui-mźme mais s'interprŹte plus définitivement ą partir du "monde". Pris au tourbillon des préoccupations, indifférent dans l'urgence, entrepris par cet Ennui d'autant plus patent que comme "loisirs" 'il s'ignore, il est le prisonnier d'une caverne platonicienne renouvelée. Cet état est néanmoins un état de crise permanent qui appelle, plutôt qu'une révolution risquant d'źtre fatale, une remise sur orbite ? Ainsi nous serait demandé dans le Danger croissant, non plus d'agir mais d'engager un Dialogue avec l'Impensé de la métaphysique ? Défi pour l'homme de l'humanisme (et son déchet, l'humanitarisme), de ressaisir son essence d'homme en tant que tel et non plus comme Animal Rationnel ? Il se pourrait alors que soit exigée de nous une Critique constructive de ce qui aujourd'hui entretient, malgré de trop évidents progrŹs et de tout aussi évidents carnages, ce nouveau sommeil dogmatique. Ce sommeil qui n'est rien d'autre que cet étonnant triomphe de la Méthode sur la Science ?

 
 
MANIFESTE Version années 2000
 
 

« La troisième facticité, réelle, trop réelle, assez réelle pour que le réel soit plus bégueule à le promouvoir que la langue, c'est ce que rend parlable le terme du : camp de concentration, sur lequel il nous semble que nos penseurs, à vaguer de 1'humanisme à la terreur, ne se sont pas assez concentrés. Abrégeons à dire que ce que nous en avons vu émerger, pour notre horreur, représente la réaction de précurseurs par rapport a ce qui ira en se développant comme conséquence du remaniement des groupements sociaux par la science, et nommément de 1'universalisation qu'elle y introduit. Notre avenir de marchés communs trouvera sa balance d'une extension de plus en plus dure des procès de ségrégation. » Lacan, extrait de la Proposition du 9 / 10 / 1967, Scilicet 1

«Partout oĚ s’affiche la nouvelle religion scientifique, la réflexion sur le sujet est tenue pour suspecte, y compris dans certains milieux en proie ą une colŹre d’inquisiteurs face ą la simple évocation de l’inconscient. » d’aprŹs Pierre Legendre

 
 

Dans nos sociétés post hitlériennes, il n’y a plus aucune raison de disserter sur « Science sans conscience n’est que ruine de l’Čme » : il n’y a plus de Science - seulement la méthode scientifique  et ses spécialisations ! Sans conscience (sa bioéthique, une défense ? Son écologie, une parade ?) comment pourrait-elle ruiner une Čme qui pour elle n’existe pas plus que Dieu, que l’śtre ? Sa conscience ? Elle-mźme dans le miroir de sa toute puissance planétaire !

Ne reconnaissant plus la division psycho/somatique juridiquement valide qu’elle a remplacée par une équivalence somatique entre un encéphale (software) et un corps carrosserie (hardware) inscrite dans une physique cosmétique, quelle place pour une Čme ? Quelle place pour l’homme lui-mźme qui n’est plus que l'articulation, toute provisoire, de deux plans Psychologique et Sociologique bientôt réduite ą un seul, Biologique (génétique) ?

Une « science » pacsée au progrŹs de tous les lendemains, qui se piquent d’accoucher sans cesse des vérités absolues qui rendent l’homme dépendant et obsolŹte. Sans Lien ni Lieu, l’Homme est littéralement aliéné ! D’existant, il retombe de vivant en strict survivant. Il lui est interdit d’accéder ą une véritable connaissance de soi, interdit de renaĒtre pour un Cosmos (Transfiguration). Opposants ą cette « science » nous ne sommes plus seulement considérés « rétrogrades » mais bel et bien comme
des hérétiques !

Peu nombreux ceux qui s’en inquiŹtent, et l’apocalypse (Révélation) est retourné en films catastrophes, les cauchemars en « rźves » publicitaires. Certains pensent pouvoir donner des réponses techniques ą cet état d’urgence. Ces réponses resteront stériles tant qu’un Dialogue avec l'Impensé de la métaphysique (c-ą-d l’occident) ne s’engagera avec le Tout Autre.

Défi d’une Critique constructive, psychanalyse, pour saisir les mythologies ą l’Ōuvre sur ce théČtre de la raison, ą l’encontre des « cafés culturels » oĚ l’on part des questions du public, dirigeant les débats vers une synthŹse relative assurant aux participants de repartir, sans Connaissance, mais informés, nos ateliers rendent caduc, déconstruisent les discours automates afin de rétablir un dialogue de sujet ą sujet pour rappeler et rassembler chacun dans [l’Ordre de] la Parole.

 
     
 
REFLEXIONS SUR LES STRATEGIES TOTALITAIRES
Autour de Dune de Frank Herbert (Texte écrit en 1980 et inscrit au Numéro 3 de l'INDICIDENCE)
 
     


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