METALOGIQUE.
Pour une autre monadologie

LIEN & LIEU [1]

Les prémices

 

A - L'homme n'accŹde ą la pleine dimension d'Anthropos [2] (Parlźtre – Dasein : źtre le Lą (ou le LA, note de musique) de l’śtre) que « en Situation » dans / par l'AvŹnement ce qui ne peut s'effectuer hors de l’Impensé de la Philo-Sophia dans un rapport au Texte Grec [3] .

 

Le  Christ est un mot Grec ! doit źtre porté et arraché ą la brutalité du FCM [4] d'autant plus qu'aujourd'hui les modes de penser primitif et les barbaresques se sont réveillés, réclamés, nécessaires ą la domination de la technique (comme cybernétique [5] ) qui est de mźme nature, aveugle comme la Volonté comprise par Schopenhauer. Affaire anodine si l'Anthropos en majorité n’avait déją cédé en  masses ą l'homme du ressentiment (l’homme des droits de l’homme). Un tel homme, le Dernier Homme mźme n’est plus pont entre la bźte et l'Homme Réalisé [6] (traduisons ainsi le « surhomme » de Nietzsche, de  Zarathoustra, pour ne pas échouer immédiatement sur les funestes rivages du darwinisme social… ) puisque cet « homme » a choisi de se réduire ą une fonction h = f(P + S) / B [7] sur une ligne indéfinie dite progressive un triste amalgame entre la théorie de l’évolution telle qu’imaginée par Darwin et la fureur historiciste conséquence de la révolution dite franćaise : une volonté d’effacement de ce qui fut, au profit (sens littéral économique) de ce qui sera [8] et bien sěr au mépris du présent dans la Présence : qui aime et se transmet etc.

 

B - Rappels nécessaires ou présupposés de simple phénoménologie

 

1.  L’homme ne peut źtre l’Anthropos s’il demeure confiné dans l’espace fermé du fond commun mosaēque (F.C.M) qui exige le retour sur le judaēsme promět par les protestantismes (la « Réforme ») et s’il s’engage ą partir de la dite « Renaissance » comme « homo humanus » réductible ą ce produit de trois « plans » : Psychologique, Sociologique et Biologique (le P.S.B).

2.  Il ne peut źtre cet Anthropos (singulier) s’il croit źtre un strict produit, produit d’une stricte « hérédité » biologique dans cette P.M.E (« PŹre », « MŹre », Enfant) qui n’est plus une Famille mais une dépendance de l’Etat et y est soumise. Cette soumission empźche toute Transmission.

3.  Ce qui définit l’Anthropos singulier est son Enracinement tendu vers le Ciel

4.  Aussi n’y a t-il pas vraiment d’influences mais des confluences. L’environnement est un support, comme l’histoire (l’historique vs. l’Historial), il n’est pas fondateur. Ainsi, l’auteur (contrairement aux dangereuses prétentions de Sainte-Beuve et ses trop nombreux successeurs) n’explique pas l’Ōuvre, mais l’Ōuvre explique, fait  (Grec : « poien ») l’auteur.

5.  (Dans cet enclos de l’environnement) L’źtre humain ne peut se saisir qu’en défaut d’źtre puisque dans cette situation il reconnaĒt qu’il n’a pas choisi de naĒtre sans pouvoir mźme reconnaĒtre une responsabilité en ses géniteurs [9] . Etre libéré de cette contingence est l’impossible demande qui engendre tous les heurts et malheurs de cette existence. Pourtant l’homme d’aujourd’hui demandera ą la science une science qui révŹle ą l’homme qu’il est une « erreur », qu’il est un « hôte indésirable » pour la (déesse) raison… sa libération. N’ayant pas choisi de naĒtre et ne pouvant trouver le réconfort dans un choix fait par l’autre il doit encore payer en découvrant qu’il est en fait condamné ą mort… Blessure incurable dans un temps de détresse. Il est certain que, qui se satisfera de la réponse biologique ą la question « d’oĚ viennent les enfants ? » sera libéré du « pourquoi » qui hante tout existant – vraiment ex-istant - et qui exige réparation – une symbolisation. … Seul le PoŹte fonde…

6.  L’homme n’est pas un produit mais un Destin qui DOIT s’accomplir, qui se déploie ą partir d’une nécessité inconnue mais qui se retrouve dans chaque « acte ». 

7.  Il n’y a de « sens » (direction, orientation, signification, sensibilité) que pour l’homme qui est en lui-mźme en question (en son źtre) quźte. Selon, la formule : (A)D W A’ (Cf. infra « Sur la formule du destin ») oĚ D tient du Destin ou Dasein (ou présence) et d’une certaine faćon de Désir (dans le sens du mot « éros » encore utilisé par Platon [10] ) il découle, sachant que D ne pouvant źtre fonction de P.S.B, que : 

8.  Quoique je fasse tout ce que je fais sera « moi » ( rappelant que je ne suis (ce) « moi » qu’en rapport aux autres et ce, mźme dans la solitude oĚ tout me rappelle l’autre etc.) Exemple : Quoique il m’arrive, que je voyage croyant me dépasser dans la découverte ou croyant pouvoir me retrouver, je ne deviendrais jamais que moi-mźme. En fait on ne se déplace jamais que dans l’espace propre (de nos possibles. Cf. Infra)

9.  Pourquoi alors chercher ą źtre un autre puisqu’en fait ce sera toujours mon « désespoir » de vouloir l’źtre… ?

10.              Alors pourquoi chercher ą źtre moi-mźme (comme un autre, objet) lorsque moi-mźme je le deviens « de moi-mźme », toujours déją ?

11.              C’est en moi-mźme (en tant qu’źtre toujours en question et « déchiré ») que je me transcende vers moi-mźme (dans la formule ; je me fais ą partir de ce que j’ignore ou que je veux ignorer le (A) de la « formule » etc.), ce « moi-mźme » relatif puisque Parlźtre je DOIS répondre de l’śtre. 

12.              (vouloir) źtre autrement que soi-mźme c’est « suspendre » le possible, c’est créer de la « douleur » (vs souffrance comme « ouvrance »), un retard.

13.              D est un « Leib » et non point seulement Körper (corps cadavre [11] ) : il n’ y a aucune solution au « mal-aise » dans ce « Körper » qui est une construction, non ma constitution. Aucune cause de la maladie ne peut y źtre trouvé : seulement des effets ( un « virus » est un produit de la maladie qui s’y sustente, et se maintient etc.). La médecine joue ainsi d’effet ą effet et dans ce sens, et de surcroit, est efficace relativement. 
Le renforcement des thérapies de plus en plus concentrées sur le « Körper » correspond ą la perte époquale de l’Eidos (forme) ou de l’Ethos pour l’Anthropos. La solution ą la maladie ne peut se trouver que dans la constitution existentielle singuliŹre qui répond de la Parole (langage poétique [12] , mythos etc.).

14.              La maladie, l’incapacité révŹle l’organe et oublie la capacité qui fait l’organe. La maladie semble venir du monde, pourtant elle est mienne. Déją je la souffre. Elle me rappelle ą mes possibilités – mes limites - que je suis mortel. La maladie n’est pas dans ce « corps ». Je l’y ai mise et la met. Et pourtant elle vient ą moi. Je ne décide pas d’źtre malade et pourtant cette maladie est mienne ; je ne suis pas atteint dans telle ou telle capacité (organe) au hasard, ća fait sens pour moi.

15.              La tristesse de ce ciel, n’est pas dans ce ciel, dans le monde. Je l’y mets. Et pourtant la tristesse vient ą moi. Je ne décide pas d’źtre triste et pourtant cette tristesse est mienne.

16.              Le désir. Je désire x. X se dérobe. Le désir n’est pas en « x », je l’y mets et pourtant il vient ą moi. Je ne décide pas de ce désir qui est pourtant le mien. Mais « y » me désire et je me dérobe ą ce désir et « y » ne trouve pas son désir en moi, il l’y met et pourtant il vient ą lui … Dois-je conclure que ce « dérapage » est mon mode du désirer ou bien que je « dois » accepter cet « y » qui me désire donc changer cet « x » que je désire par ce « y » qui me désire ? Le désir qui n’est pas un instinct est par essence, en quelque sorte, sans objet (captateur absolu)… « x » devient objet dans son « dérobement » comme je me crois objet pour « y » c'est-ą-dire hors désir dans un źtre suspendu… Il nous faut revenir ą la théorie du Phantasme (qui n’a rien ą voir avec les « fantasmes » exploités par un Freud et ses suites) telle que comprise depuis Platon etc. 

17.              Question de la « mienneté de ce qui m’échappe » ;

18.              Dans l’amour dérobant de Physis,
 ą chacun revient, par son Daēmon : Lien et Lieu
.
(Héraclite, fragments 123 et 119)

19.              Les solutions ne se trouvent ni dans la galaxie (un univers en expansion), ni dans la cellule ou l’atome, mais plutôt dans le « rźve » (lorsque celui-ci ne nous remet pas ą l’ « enclos infernal » lieu oĚ l’Čme se croit mue par le corps) en tant que je le rźve non point en tant que je l’interprŹte ą partir d’une grille « symbolique » : le rźve effectue l’épochŹ du « monde objectif etc. Le « paysage » dans un rźve est ą la fois un paysage propre du rźve particulier qui se donne ą moi, et « mon » paysage. Il n’est pas mis pour autre chose que lui-mźme en tant qu’il est aussi moi-mźme en lui …  
 

20.              D’oĚ, il n’existe pas de mauvais objet en soi – mais le Mal existe, comme privation du Bien - pour un źtre au monde. Il n’y a donc pas pour notre formule quelque chose comme un non A’ absolu possible (puisqu’en tant que possible je peux exercer mon libre arbitre etc.) mźme si nous ne considérons pas pour autant ce « monde » comme le meilleur des mondes possibles ; rien n’est a sa place mais tout prend lieu d’un lien etc. Il y a seulement le « refus » de ce qu’impose, plaque la logique binaire qui refuse ce qui fait proprement l’humain, l’oxymore (le Tragique Baroque etc.) .

 

21.              A la formule (A)D W A’ correspond une définition précise de la Tradition et de l’Initiation Rien qui satisfasse ą notre vue courante oĚ se joue le dangereux amalgame du spirituel et du psychologique ou qui, profitant de l’Entgötterrung, propre ą l’époque, de la domination par des religions non initiatiques du F.C.M se propose comme initiation etc.

a) La Tradition : est ce qui soutient la reconnaissance de l’źtre lą (notre incarnation – ou Propre Incarnationnel) dans sa constitution par et pour l’Etre selon ses Epoques – non point les contingences historiques, les fameux consensus !

b) L’Initiation : est ce qui en cet źtre peut l’introduire ą reconnaĒtre sa constitution dans l’Etre   il renaĒt ą sa dimension proprement humaine au delą du plan biologique etc. Cette initiation est la Sainte Eucharistie.

 

22.              Cette double définition qui n’en fait qu’une empźche que nous puissions considérer des ordres « initiatiques » (sociétés secrŹtes ou « discrŹtes ») ą se poser comme dépositaires d’une vérité révélée – il n’y a qu’une Révélation donnée une fois pour toute et rećue en chacun de nous etc.

Cette double définition nous invite ą reconsidérer les différences existant entre , par exemple,
 a) les « allégories » platoniciennes (« ligne », « caverne », « Er », « Atlantide »),
b) les mandalas du Thödol et le Sat Cakra Nirupana,
c) le Yi King
d) la Divine Comédie du Dante qui les dépassent ou plutôt les accomplit comme NSJC accomplit la Loi Ancienne,
et ą les reconsidérer non d’un point de vue historique et géographique (donc ethnologique) ou comme des prétentions d’un savoir vain que la fuite technique de l’essence de l’Anthropos encourage, mais rigoureusement comme rappel de notre Liberté essentielle qui réside en (
ģ ) 

 

22 points qui peuvent se retrouver dans les 3 Moments (simultanés) de ma recherche, cette quźte de l’Etre et saisis en ces 2 mots :

 

 

LIEU (Enracinement)

&

LIEN (Participation Terre - Ciel )

 


 

ARTICLE I-

La formule dite du Destin et sa complexité : (A)D tension vers A’ 

 

Préambule (ou rappel) : La formule comme telle : (A) D W  A'

1.  Les parenthŹses ne signifient rien d'autre que l’ "occultation" ą soi d’un Destin que je peux accomplir ou reconnaĒtre comme simple fatum.
Cette « occultation » - nul ne connaĒt l’heure de sa mort etc. - est fondamentale. Elle ne justifie pas pour autant le recours ą l'ignorance d’un déterminisme génétique sensé débusquer le mystŹre, version moderne d’un funeste fatalisme. ». Nous pouvons nous demander, avec René Char : « Comment vivre sans inconnu devant soi ? 

2.  Le A contenu dans ces parenthŹses qui font "EpochŹ" est ce MystŹre fondateur dont le D (Dasein) singulier est  porteur.

3.  Ce D (Dasein) est  la possibilité de toute "objectivation" mais est d'abord un pro-jet, (jeté) au "monde" oĚ  il peut se perdre en s'y interprétant ou se gagner en reconnaissant qu'il est posé par son pro-jet, ą źtre ou s’ex-ister c.-ą-d. sortir de ća, la vie brute ou animaliŹre)

4.  Ainsi A' sera "prime" justement parce qu'il est "rappel" ou "signe" de cet  ( A ) qui demeure fondateur et  fondé époqualement par les parenthŹses. Il ne lui est pas semblable mais il le nomme. Exemple : si je suis dans cette rue de Paris, je n'y suis pas comme x ou y mais en tant que moi-mźme, bien que cette rue est en soi. Cette rue sera-t-elle une rue que je découvre est néanmoins "ma" maniŹre d'źtre dans cette rue comme ailleurs. Cette maniŹre d'źtre dans cette rue n'est pas extérieure ą ma maniŹre d'źtre propre et l'intention qui m'a conduit dans cette rue est identique  ą une disposition propre qui en quelque sorte me la fait autant "rencontrer" qu'elle vient ą ma rencontre par cette disposition. En fait les choses et les źtres que je rencontre viennent ą ma rencontre et il n' y a jamais rien d'arbitraire, jamais de hasard. Le hasard n'existe que dans la non-reconnaissance de l'identité de l'intention et de la disposition. Ainsi verrons nous qu' il n'y a pas ą proprement parler d'objet du désir. L'objet est l'expression figé de ce qui me dispose ą rencontrer ce qui vient ą ma rencontre parce que j'y suis ainsi disposé "a priori". Le dérapage se fait seulement sentir si je confond l'objet avec mon Désir ... 

5.  Enfin le W (lire tension vers) signifie le mouvement du pro-jet qui peut źtre désir ou Dés-errance selon qu'il se pose par le monde ou se reconnaĒt en lui-mźme. Ce Désir,  Dés-errance rend l'homme indépendant de toute "sexualité" dans le sens d'un instinct sexuel. Il pose des pulsions qui comme telles ont en effet toujours déją dépassé l'instinctualité qui vise ą la seule survie d'une espŹce, en visant toujours quelque chose de plus vaste en tant "qu’źtre-au-monde". Les pulsions participent d'un Tout que l'homme est en lui-mźme, qu'il est sur le mode d'un accomplir.

N.B. Le "sexuel" ne peut ainsi źtre isolé du reste de son źtre, mźme s'il fera tout pour provoquer un tel isolement  pour replier indéfiniment  le rationnel sur l'animal ... L'accŹs ą l'autre corporel dépend du Phantasme fondateur qui engage tout son źtre comme pro-jet. Sur ce point Freud aura ą la fois tout compris et tout occulté. Il a en effet reconnu la fonction fondatrice du Désir reposant sur la structure fondamentale, le Phantasme compris totalement a priori, mais l'a aussitôt replié sur une "théorie" de la sexualité débouchant sur les erreurs encore plus monumentales et fatales comme la théorie politico-sexuelle reichienne, les pratiques dites "bioénergétiques" dérivés du pur behaviorisme – aujourd’hui funestement repris par les techniques « comportementales et cognitives » trŹs appréciées par les dresseurs des animaux consommateurs..

 

Formule destinale 2.
Reprenons la formule (A) D
W  A' Nous devrons la complexifier ainsi. Ce qui est entre parenthŹses est un « ensemble » de potentialités (p) fini (ou ensemble fini de « possibles ») soit

(A [p.1, p.2, p.3 … p.n ] )

Tandis que D qui est mis pour Dasein Configurateur de monde (in der Welt Sein, en tant que tel il tend vers l’unité ou plutôt le « relié ») cette Présence singuliŹre qui est mienne tout en m’échappant sur fond de ce qui me devance (c’est-ą-dire Physis, notée : F) est l’effectuer d’un choix (W) reconnu ou non en A’

 

A’ étant l’extérieur intérieur reflet de A et est donc lui aussi un ensemble fini non plus de possibles mais d’actualisations de possibles. Nous avons alors A’ [p’.1, p’.2, p’.3 … p’.n]  

La formule devient :

(A [p.1, p.2, p.3 … p.n ] ) W A’ [p’.1, p’.2, p’.3 … n p’.]  / F

un x p’ ne peut źtre posé / reconnu que s’il existe un a. x : ’il n’y a pas de x a’ en dehors du « pro-jet » (choix) de D. Précisons que D W est sur fond de F fonction de Lp (Le Langage poétique ou Parole) qui a ouvert l’abĒme ou plutôt le chiasme entre S/s. Notons que la barre est plus fondamentale que S et s car souffrance (s’ouvrance) elle représente ce qui rend possible l’émergence d’une Chose (sans que la chose soit identique au mot etc.) soit 

 

D W f(p.l) / F

 

 

Notes : Il faudra bien sěr pour mieux saisir la différence entre communication dialogique ou simple information le rapport entre un D (Dasein) et un autre D (Dasein) ou un ensemble de D (un groupe) sachant que Dx est différent, d’une différence inaliénable, de Dy sans devoir conclure ą une incommunicabilité radicale puisque la constitution de tout Dasein est d’źtre au monde, pour autrui etc. .

 

Il faudra encore préciser que le chiasme W est fonction de l’Epoque (ou Aeon) oĚ le Dasein est « lą » de l’śtre sans que sa constitution propre s’en trouve modifiée etc.

La technique cherche ą « refermer » le chiasme et donc ą annihiler le Dasein croyant ainsi traverser le pont qui mŹne de la bźte au surhomme etc.

 

 

 

 

A - Un ensemble fini de possibles dans un Univers qui infini ne peut źtre compris comme Ensemble de tous les ensembles.

 

B - Se pose la question de l’unité, de l'1 dont Dieu (pris comme pure extériorité, dont 1 = 1, 1 en miroir excluant la Trinité) tendrait ą occulter la possibilité ou l'impossibilité en, en prenant la place, c’est le fameux « Lieu de l’Autre » simple garant logique de Descartes etc. [13]  

 

C) D'autre part tout ensemble fini de possibles n'existe que dans ses rapports aux autres ensembles finis (de possibles) et ce dans cet Univers infini (qui peut źtre comparé ą l'infini contracté de Nicolas de Cues.

 

Note : Tout ensemble fini de possible est nécessairement en rapport d'inclusion (par rapport ą d'autres) et peut possiblement trouver des points d'Union.

 

D) Tout ensemble fini de possibles (du fait qu'il est en relation ą d'autres ensembles dans cet Univers infini) peut ou ne peut pas reconnaĒtre certains possibles.
Il se peut qu'il n'y ait pas de convergences (reconnues) et que l'on parle alors (et ą tort) d'influences. Il n'y a pas d'influences ou plutôt il n'y en a uniquement sous le regard des autres dans les comparaissons que nous sommes tentés de faire et qui nous posent toute sorte de (faux) problŹmes.

 

E) Il n'y a donc jamais d'échec ą proprement parler, mais seulement une Stimmung (Tonalité affective tenant de cette voix (Stimme) propre au Parlźtre que nous sommes en tant que humains, les Mortels) de décalage, un malaise qui se situe du côté du Désespoir de ne pas źtre soi / de ne pas źtre un autre etc. CF. Tableau ci-dessous :  

 

Le Lą et la PRESENCE TOTALE

L’homme est esprit. Mais qu’est-ce que l’esprit ? C’est le moi. Mais alors, le moi ? Le moi est un rapport se rapportant ą lui-mźme, autrement dit, il est dans le rapport l’orientation de ce rapport ; le moi n’est pas le rapport, mais le retour sur lui-mźme du rapport.

 

TROP de…

 

MANQUE de…

 

 

Fini

 

 

Infini

 

Infini

 

Fini

 

 

Nécessité

 

Possible

 

 

Possible

 

Nécessité

 

 

Temporel

 

Intemporel

 

 

Intemporel

 

Temporel

 

 

 

DEFI

 

FAIBLESSE

 

 

Ne pas źtre soi-mźme
Vouloir źtre soi-mźme
Vouloir źtre un autre. Etc.

 

F) L'échec est le produit de la comparaison (avec un autre ou l'Autre) ou dans le refus. Il y a un rapport possible entre le refus (insistant) qu'est toute volonté (fut-elle positive, le fameux homme volontaire, le triomphe de cette volonté  qui d'1 puissance.


ARTICLE II - L'application du principe du Meilleur POSSIBLE

 

A) OĚ il ne s'agit ni d'optimisme ni de pessimisme mais surtout pas de prédestination (fatalisme) mais d'une confrontation - Res-ponsable - au Réel qui est non mesurable per se. D’autant que le Réel provient des voies impénétrables de « ģ » etc.

 

B) Tout ensemble fini (ainsi que dans tous leurs rapports entre ensembles finis) est nécessairement dépassé par (Phusis) et ne devenant « compréhensible » que car quadrillage ou construction, par des dispositifs de capture dont la fiabilité sera toujours remise en question avec le temps (dans le temps de son utilisation) :

 

On recherchera toujours plus de précision mais dans la logique du quadrillage donc un emboitement du plus grand vers le plus petit et ce indéfiniment : ainsi dans l'atome (comme dans une constellation ou une cellule) il y a un noyau et dans le noyau etc. etc. sans que jamais la cause premiŹre ne soit trouvée ni trouvable. La pensée causale (qui refuse de tenir compte de la Cause PremiŹre tout en cherchant un « moteur » ą (re)construire) jugée dépassée par les historiens de la science - est toujours agissante mźme lorsqu'une autre logique s'est déją dessinée et que le Réel imprédictible, sans mesure (ce que l'on peut prédire tient d'une construction  qu'on appellera réalité(s). Etc.) a toujours déją, de lui-mźme, remis en question etc.  

 

C) Du Réel nous pouvons soit dégager des réalités ayant certes leur propre vérité (systŹme de référence) mais qui ne peuvent prétendre ą la Vérité qui elle n’appartient au seul Réel. Nous pouvons donc et seulement dégager des "réalités" satisfaisant un domaine ponctuel (un domaine spécialisé), soit reconnaĒtre en toute situation le meilleur possible (seul signe du Réel pour notre finitude de Parlźtre).

 

Note :  

1 - la méthode scientifique est une erreur de la raison (pouvant se formuler ainsi :  Mythos - Logos = ratio) : a) cependant elle fait (ses) "preuves" (chaque fois qu'on l'invoque) par les "progrŹs" qu'elle a fait, fait et donc fera b) preuves dans quel sens ? c) progrŹs par rapport ą quoi ? (sinon pourquoi ? En général par rapport ą une utilité et le plus souvent, surtout aujourd’hui en ce monde relČché, pour "faciliter des tČches ?" Etc.)  

2 - la méthode scientifique malgré ces « succŹs » demeure une erreur de la Raison (c.-ą-d. de l’Intelligence – sous entendu avec la Création), elle est aussi rationnelle. Raison comme ratio est "objectivité" - mise ą l'arrźt et en demeure de dire ce qui est d'une chose observée. Erreur de la raison c'est comme telle qu'elle a des effets pratiques – et fascinants -  qui d'une maniŹre ou d'une autre satisfont ą une réalité reconnue par un groupe faisant "grand nombre"

3 - c'est uniquement cette "satisfaction" qui la justifie. La méthode scientifique ne "satisfait" pas au Réel. Lorsque le Réel se rappelle ą nous (et pas besoin d'une catastrophe dite écologique, d’une belle centrale nucléaire englouties par un tsunami, pas besoin d'une "revanche" de la nature – « nature » mot resté indéfini, tant que pensé en latin ou bien pire encore cette nouvelle langue globale l'american english) la méthode scientifique montre qu'elle est autant trompeuse qu'un mythe (au sens non grec de légende : elle est un mythe dont nous nous nourrissons contre le Réel jusqu'ą  ce sur-vivre virtuellement (hors des "possibles" propre ą notre finitude mais sans la dépassée).
 

4 - Que la méthode scientifique soit une erreur de la (petite) raison a été perćue par les scientifiques vers la fin du 19° siŹcle et au début du 20° . Husserl dans sa Krisis, mais d'une maniŹre plus immédiate, dans la science elle-mźme par les Einstein et autres manipulateurs du quantique. Au départ la méthode scientifique semble déboussolée mais la mźme logique demeure lorsqu'il s'agit d'application, fabrication de dispositif de capture, de machines de guerre. Leurs mises en question de la méthode est aussitôtt reprise par la méthode et quant ą son rapport au Réel elle demeure une erreur de la raison. Réalités construites pour se défendre du Réel en fait réductible ą une économie dominante en premiŹre et derniŹre instance (telle est la Technique comme Ge-Stell)  

5 - la méthode scientifique est une erreur de la raison qui n'est plus que calcul pour construire des réalités exploitables. Rien d’autre. Réalités aliénantes d'autant que les moyens de productions échappent entiŹrement ą ceux qui les fabriquent : ils sont aliénés par leur consommation seul but de production de la machine = capital (oĚ communismes et libéralismes font commercent pareillement). Ce qu'il y a de nouveau par rapport ą ce que pouvait décrire et analyser Marx, c'est que plus personne (mźme ceux qu'on imagine "gouvernant le monde") n'échappent ą la machine ils sont pris ą l'angoisse... De devoir se consommer eux-mźmes (auto manducation).

6 - la raison poussée ą ses limites est... Le virtuel se prenant pour un Réel commandé. Le virtuel n'est qu'un systŹme de gestion de tout réduit ą des "données" (une réification globale) mais dŹs lors "the ghost is in the machine" et un enfant peut d'un coup de dé détraquer ce systŹme (qui n'est qu'un jouet : le virtuel est un produit de la théorie du jeu et un dérivé direct des jeux avec les drogues : Leary certes mais autant le plus ignoble Laborie, son éloge de la fuite et sa drogue du bonheur euthanasique... tout ce qui peut źtre rapporté au « Principe Mengele ».  

 

7 - Si un enfant peut se prendre pour le temps - źtre le maitre du chronomŹtre, l'homme qui raisonne proprement c.-ą-d. retrouve le Mythos antérieur au Logos et donc s'est sorti de l'Epos (épopée, mythes et légendes au sens ordinaire qui réduit tout ce qui n'est pas arraisonnable ą pures fictions, ą l'imaginaire, ą illusions et songes) si l'homme se reprend ą la Parole comme Parlźtre le Réel le rappelle nécessairement ą son Ordre qui est ą la fois Beauté et Vérité (sens du mot cosmos mot que l'on retrouve pour maquiller en réel les vulgaires réalités, constructions économiques dans le mot cosmétique) et donc nous rend bien ą notre essence : d'źtre l'Intranquille (CF. définition Sophocle et reprise par Pessoa) certes mais ainsi disposé par et pour (ģ)

 

D) le Réel ne peut que nous échapper

Aussi, pour demeurer aveugles et sourds mais cependant fort bavards, mettrons nous le plus souvent Dieu ą la place la plus extérieure possible (comme dans le judaēsme et sa forme primitive l'islam) toujours jouant d’une double contrainte Récompense / Punition ou de la maniŹre la plus intérieure et dissolvante possible comme dans la pensée extrźme orientale en générale conduisant ą la négation de toute singularité de l'Anthropos : le mourir en pleine conscience, la notion mźme de conscience (ou sur-conscience) sont des symptômes clairs d'un refus de penser l'źtre-le-lą de l'śtre - une autre maniŹre de se tenir dans l’oubli de l'śtre, le rejet de (ģ)  etc. Il revient ą l'Hespérien (l’homme d’Occident, l’Homme Chrétien, plus exactement Catholique) de co-naĒtre au Réel d'źtre donc Res-ponsable c’est-ą-dire de répondre ą l'Appel de l'śtre, d’accepter le Réel dans son imprédictibilité. Ce qui ne va pas sans Sorge mais lorsque celle-ci est assumée permet le Saut Qualitatif et la reconnaissance (possible) de la koēnoia entre soi et le cosmos : c'est l'extase ou plus exactement la reconnaissance de soi en toute singularité  (et non fusionnelle) dans la Présence Totale. (CF. Louis Lavelle)  

 

E) La Respons-abilité ą l'Appel de l'śtre en notre singularité une tČche certes difficile – difficile de ne pas faire tours, retours et détours confondus ą l’źtre du Temps - mais conforme ą notre essence de Parlźtre, notre Intranquillité, d’źtre sans Abri (Res-ponsable) dans le Réel. Cette responsabilité noble peut se présenter comme une saisie des meilleurs possibles en toute situation (dans le Site de l’śtre…) :

 

Application du principe du « Meilleur Possible »

1 Considérant que l'état du monde dans lequel nous sommes est le meilleur possible quels signes nous sont donnés d'entendre ou de ne pas entendre ? 

2 Considérant que chaque état, nation, société ou dis-société, que chaque pays dans leurs relations les uns avec les autres comme étant le meilleur possible, quels signes nous sont donnés d’entendre ou ne pas entendre ? 

 

3 Considérant notre pays sa situation comme étant la meilleure possible quels signes nous sont donnés d’entendre ou ne pas entendre ?

4 Considérant chaque personne, groupes, familles dans leurs relations les uns aux autres comme les meilleurs possibles quels signes nous sont donnés d’entendre ou ne pas entendre ?

5 Considérant enfin ma propre situation dans son "lą" (il n'y a d'ici maintenant que pour des objets, tels que nous mźmes cherchant toujours ą nous réifier, nous reconnaĒtre dans des catégories, nous comparer ą d'autres qui auraient – selon leurs propres critŹres – réussis pour nous considérer comme ayant échoué, et croire finalement ą des influences alors qu'il n'y a que des confluences etc.)

 

6 Enfin me considérant dans tout ces jeux de relations (avec variantes et constantes ces derniŹres constituant l'axe de repŹres de mon źtre-lą singulier etc.) quels signes sont proposés ą ma Respons-abilité ą savoir de reconnaĒtre l'Appel de l’śtre - le Bien, le Beau et le Vrai - ou de m'en priver et me laisser ą croire que la Liberté (Freiheit) est identique aux choix (de marchés) de libertés (en kit) ?

 

7 N’oublions pas enfin de distinguer dans l’Ouvert de la Vérité (comme Découvrement) la privation du Bien que sont tous les actes visant ą « se libérer de… » (limites, contraintes naturelles) et la Liberté (Eleuthera) qui nous est donné – en essence – par (ģ).

 

 

Alain R. GIRY © 2016 - 2018

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[1] Noter et cela ą une signification « mathématique » : en écrivant « lieu » en inversant le « u » nous obtenons « n » qui sont des opérateurs dans la théorie des ensembles…

[2] Le mot Grec « Anthropos » diffŹre de « Andros » comme Homme, de homme (sexe) est utilisé ici pour définir le « Mortel » que nous sommes en « semblance de Dieu » et ne sert nullement ą introduire une autre, une « anthropologie » supplémentaire. Rappelons qu’il est nécessaire, sinon urgent, dans l’état actuel du monde de bien insister sur le fait qu’une société qui en est venue ą devoir s’étudier comme « objet » de « science » pour se maintenir face ą un « chaos » qu’elle a créé n’est plus une Société, n’est que la preuve de son impuissance etc.

[3] Heidegger ayant tracé ces chemins il est conseillé expressément aux hommes d'aujourd'hui, fascinés médiatiquement, soit de l'étudier en « universitaires » formés pour ne pas comprendre, ne pas répondre ą l’appel de « die Sache selbst » afin d’źtre récompensé par l’idéologie dominante et devoir réduire le penseur, Heidegger ą un contexte historique, l'hitlérisme, soit assumer de penser authentiquement.
Hitler cette figure obsédante qui sert ą occulter ce que l’hitlérisme, le nazisme opŹrent ą vif de la chair de l'homme dit postmoderne. C'est en effet aujourd'hui que l’Ōuf du serpent nourri par le nazisme (en résonnance au bolchevisme, divers communismes et au plus insidieux américanisme) se développe : eugénisme, euthanasie, manipulations génétiques etc. Est-ce un hasard que l'Amérique fasse si bruyamment le commerce de tout cela ?

[4] FCM = Fond Commun Mosaēque et ces 3 manifestations Judaēsme, Christianisme, Islam communément désigné comme « religions du livre ». A ces 3 monothéismes j’ajoute le mono-athéisme d’Etat dont l’invention remonte ą 1793 et que couronne le ver : laēcisme etc.

[5] CF. Sur cette question de la domination de la technique et la cybernétique « L’affaire de la pensée » Martin Heidegger Edition T.E.R 1990 (p.17). Heidegger traite aussi question « ą l’adresse d’ingénieurs »  dans l’opuscule, conférence « Langue de Tradition & Langue Technique » Editions Lebeer – Hossmann, 1990) que nous ferons précéder de toute évidence par « Qu’appelle-t-on penser » en se rappelant ą ceci : de part sa nature (sa fonction) « la science ne pense pas ».

[6] Expression reprise ą Julius Evola dont on lira ą profit « Chevauché le Tigre » en se gardant de ce qui en affecte durement sa valeur pratique : son rejet du christianisme par un furieux paganisme

[7] OĚ « h » signifie homme, « f » fonction « P » psychologie, « S » Sociologie et « B » Biologie qui sont toutes 3 plutôt que des « logiques » des « sociométries, psychométries et biométries  ». Formule qui est un pale rappel de la définition – fort mal traduite d’Aristote, de l’Homme comme animal raisonnable (ou pourvu de raison, raison mis pour le Grec Logos) et qui se passe allégrement de : Corps (Čme) – AME – ESPRIT etc.

[8] Ce surhomme – l’homme de cristal des nazis - un homme augmenté, pont entre la bźte et … la machine… trŹs éloigné de Nietzsche.

[9] « Géniteurs » et non point « Parents » puisque demeurés au plan biologique etc.

[10] Cf. « De l’essence de la vérité : Approche de l’allégorie de la caverne et du ThéétŹte de Platon » M.H , Sur ce mot « éros » Cf. pp 241-242  BibliothŹque de Philosophie, Editions NRF, 2001

[11] ou « enclos infernal » oĚ la « petite Čme » oubliant qu’elle anime le corps se perd en lui et se barre l’accŹs ą l’Śme disposée et disponible pour l’Esprit.

[12] Le dérŹglement systématique de « tous les sens » doit źtre entendu d’abord poétiquement (avant d’źtre « état altéré de conscience » etc.), au plan du Langage : sens comme direction et signification soit dans l’écart irréparable entre Signifiant et signifié. Ce dérŹglement est « long, immense, raisonné », Arthur Rimbaud, őuvres, p. 251)

[13] Note : l’unité  pose la question des « constantes » car dans le champ ouvert des possibles peut-il y avoir autre chose que des variations, des différences d’autant plus qu’on refusera – cas du relativisme radical - tout point de repŹre ? La question du rapport « variantes » et « constantes » (structures) entre un modŹle a priori (les essences husserliennes) et ses manifestations, que l’on retrouve dans la Sémantique Structurale de A.J Greimas qui, en mettant entre parenthŹses les variantes pour ne garder que les constantes pour reconnaĒtre ce qui est constant (répétition, comme dans l’expérimentation on ne considérera vrai que ce que l’expérience peut répéter n fois) comme structure ou au contraire confronter la structure et les variantes pour mettre en évidence la spécificité d'un corpus analysé :  les constantes, la structure ne rattachant le corpus qu'ą une "catégorie" textuelle. Le refus du jeu entre constantes et variantes ou l’insistance sur ce jeu nous met face ą un problŹme quasi existentiel, si ce n’est l’oxymore mźme du « tragique » (au sens du Baroque) de l’existence mźme…