POLITEIA : Le Mange infernal Before the night of tribulation.jpg
Richard Moult Ē Before the day of tribulation Č
 

 

 

Ensemble dÕinterventions[2] dans un comitŽ de quartier, ou en sŽance du Conseil Municipal et autres lieux de lÕimaginaire dŽmocratique dÕune banlieue rouge du Val de Marne. Interventions allant de la fin des annŽes 90 ˆ la premire dŽcade des annŽes 2000 et dont les thmes restent et autrement, en ce sinistre 2020, dÕactualitŽ : Les thmes et mimiques traitŽs ici  tournent autour de lÕAffairement dŽsĻuvrŽ et lÕaccŽlŽration dÕune centrifugeuse (un mange de la Foire du Tr™ne) qui en dŽcoule : Multiculturel et multiethnique ; lÕhomo festivus ; Jeunisme et gŽronte (puer / senex) ; fŽminisme et machisme ; en gŽnŽral de la la•citŽ mise ˆ nue par les Ē identitŽs Č et victime dÕelle-mme ; du dialogue interreligieux qui nÕest possible que par delˆ Ē la lettre Č au plan Ē hermŽtique Č ce qui relve dÕune pratique de haute Žrudition ; de ce qui reste ˆ faire aprs É le 11 /09/200 ; et de ces microcosmes de la dŽbandade que sont les Ē Conseils de quartier Č ; Rgle de lecture du texte Ē quartier Č. Etc.

 

 

 

ĒAh ! que ce que je vis, le sacrŽ, soit mon dire !

Car celle qui est plus vieille que le Temps, celle-lˆ mme

Qui domine les dieux de lÕOrient et ceux du Soir,

La Nature ! aujourdÕhui dans un fracas dÕarmes sÕest ŽveillŽe,

Et du haut de lՃther au trŽfonds de lÕab”me, selon

LÕimpŽrissable loi, comme jadis du Chaos sacrŽ jaillie,

LÕinspiration se sent vierge refleurir

CrŽatrice de toutes choses. Č

Friedrich Hšlderlin, Comme au jour de repos


Ē Une sociŽtŽ qui pour (sur) vivre doit sans cesse faire appel ˆ des bureaux dՎtudes, une sociŽtŽ qui sՎtudie elle-mme est une sociŽtŽ morte. Č
Alain R. Giry 

 

Ē Nous pouvons seulement poser la question de savoir si lÕhomme dÕaujourdÕhui ne rŽduit pas lÕampleur de sa plus profonde urgence en retrait aux urgences pour lesquelles il trouve aussit™t une parade afin, en celle-ci, de se satisfaire et de se tranquilliser. Nous pouvons seulement poser la question de savoir si lÕhomme dÕaujourdÕhui nÕa pas toujours dŽjˆ cassŽ, repliŽ, rendu et maintenu ŽmoussŽe la pointe de lÕinstant le plus aigu par sa vitesse de rŽaction, par lÕimmŽdiatetŽ de ses programmes, vitesse et immŽdiatetŽ quÕil confond avec la dŽcision de lÕinstant [1]  Č.

 

Ē Celui lˆ seul est libre qui, ayant pour jamais optŽ, cÕest-ˆ-dire ne pouvant plus faillir nÕest plus contraint ˆ hŽsiter Č  AXEL, Villiers de lÕIsle Adam

 

 

 

 

 



PRE-POSTLUDE :
Les fins de la France

Ecrit entre les 2 tours de lՎlection dÕune potiche prŽsidentielle sur Muhlholland Drive [3]

 

LÕhomme de lÕespace dont cÕest le jour natal sera un milliard de fois moins lumineux et rŽvlera un milliard de fois moins de choses cachŽes que lÕhomme granitŽ, reclus et recourbŽ de Lascaux au dur membre dŽbourbŽ de la mort. RenŽ Char Ē Aux riverains de la Sorgue Č, 1959.

 

 

Comment croire, comment rentrer ou rester en religion rŽpublicaine lorsque lÕidole sÕimpose comme Ē raie publique Č ˆ lÕesprit exilŽ ? Comment y croire lorsque le corps – qui seul compte dans cet antre obscure – en dŽconfiture dՉge sÕapprte ˆ se soustraire ˆ ces effroyables riens, quÕon lՎlimine progressivement et quÕil ne pourra ˆ peine mourir mais crever comme tout autre animal dans cet ignoble laboratoire.

 

Comment croire ˆ la gauche, ˆ la droite qui vous parlent de Ē seniors Č pour vous saigner dÕune manire ou dÕune autre, vous faire bosser pour le profit du dŽveloppement illimitŽ dÕune croissance progressive et durable. Vous faire trimer pour la France de demain, pour des jeunes qui ne voudront pas, en plus dÕavoir subit des parents, avoir ŽtŽ ŽlevŽs en batteries pŽdagogiques, payer les retraites de tels parents ! Parents salauds ! Colonisateurs ! CՎtait dŽjˆ de trop de subir ce joug infamant de la grande famille baba. Car cÕest bien la faute de cette gŽnŽrations (les crŽtins de 68, ma gŽnŽration, ma honte ! contrebalancŽe au moins de ma fiertŽ – ˆ moduler - dÕavoir ŽtŽ du c™tŽ du GŽnŽral de Gaulle, pour ne pas avouer avoir ŽtŽ plus proche des monarchistes - mais voilˆ dans leurs rangs).

 

Vous avez raison, cette gŽnŽration de ne point lÕaimer, mais pourtant vous vous trompez de cible car cՎtait pour entrer en usines – en entreprises et contre la culture et contre lÕuniversitŽ jugŽes inutiles - contre la Personne humaine quÕelle sՎtait engagŽe, cՎtait pour vous, chers bambins, pour que vous deveniez rien que des unitŽs de productions – consommations ; pour vous que, au lieu dՎtancher votre soif nous avions inventŽ une soif nouvelle qui ne pourrait jamais tre combler. Tout est politique, voyons ! NÕest-ce pas ce que vous revendiquez aujourdÕhui dans vos dŽfilŽs de mode (pardon manifestations) souhaitez aujourdÕhui seulement ; travailler (sans que le travail nÕai de sens ; tre professionnels, ˆ la rigueur formŽs mais sans MŽtier !) pour produire, gagner beaucoup dÕargent pour consommer toujours plus, jusquՈ votre propre corps, votre propre espace privŽ vendus en tranches vtements interchangeables dÕidentitŽs ? Pas de secret – transparence !

 

Ma gŽnŽration dÕabrutis ne voulait pas autre chose dans sa fŽbrilitŽ hŽdoniste ! NÕest-ce pas merveilleux le service du travail pour le seul et unique progrs ! Et croire, espŽrer quÕen a, quÕun jour il y auraÉ Quoi, - dŽjˆ ?  Il faut savoir que a commenait avant, a avait commencŽ non pas par le capitalisme ou je ne sais quoi qui vous fait tant horreur ou plut™t toujours mourir de jalousie – thŽ‰tre dÕun boulevard dŽcalogue ˆ rebours ;

-       vendez votre prochain comme vous vous vendez vous-mmes,

-       convoitez les biens de votre voisin, lŽgalisez le vol par la publicitŽ continue, tuez sans tre meurtrier etc.

 

‚a a commencŽ avec la triste France de 1789 acŽphale, dŽcŽrŽbrŽe, dŽcŽrŽbration devenant exemple pour le monde entier (et elle sÕy croit toujours la vieille Marianne liftŽe !) la France rŽvolutionnaire  - notre France rŽ-pu-bli-caine ! Toute enluminŽe de tŽnbres rutilantes, scintillements, cliquetis de breloques pour sapin cercueil. Guillotine en tte contre la peine de mort. ‚a commenait en France la dŽconfiture mondial progrs sublime ! Monde sans DieuÉ croyance dŽsespŽrante en la multiplication des riens, terre envahie par les chosesÉ

 

Car la pauvre France nÕavait pu faire face aux exigences du dernier de ses penseurs, Descartes ! Elle dŽgringola bien vite en cartŽsianisme avant de mourir, lˆ, contre o elle met aujourdÕhui toute sa haine dÕelle-mme, pauvre France, galeries Lafayette, tu ne vaut mme pas le MacyÕs amŽricain ! France crevant de jalousie devant lÕaccomplissement pourtant tout relatif du pragmatisme de ce grand magasin US, crevant de jalousie bavant devant ce pays de dŽmons et merveilles o elle envoya sa libertŽ de bronze. Heureusement quÕil y eut lÕEnlightenment pour allŽger tes crimes ™ France ! Vois, pauvre pays, agir tes droits meurtriers de lÕhomme, colonialisme plus cruel que le colonialisme, un colonialisme abstrait (qui te revient aujourdÕhui en Ē racismes Č expectorŽs ˆ ta face dŽcatie – mais comment aurais-tu une face puisque tu es la dŽcapitŽe ?).

Ta charte des Droits de lÕhomme impose ˆ tous des ŽgalitŽs inacceptables. Sinistre lit de Procuste onusien. Si tu avais compris les penseurs fondateurs, France, pays tant abruti par tes Ē philosophes Č sycophantes cyclopes tu aurais pu saisir lÕIDƒAL au vol dÕautant que HŽlios Roi, une dernire fois tÕavait rappelŽ ˆ lÕUNITƒ sacrŽe, te ramenait de la gŽomŽtrie, ˆ la Parole. Mais hŽlas frondeuse hybride, mŽduse pŽtrifiant tout Žlan crŽateur, France, tu nÕauras plus ŽtŽ quÕun boudoir sadien, une alc™ve ˆ la Diderot pour clavecin mal trempŽ, fauteuil dÕinconforts voltairiens plut™t vautrŽe dans la sensiblerie que frivole, plut™t sensuelle que sentimentale, un bourbier pathŽtique sans Pathos.  

 

Alors, oui, comment croire, sinon dŽrisoirement, en ton suffrage universel, tes radotages de Marianne, Marie galvaudŽe, profanŽe, pris au jeu de ta table rase. Jeu qui participe du jeu du monde, de sa fŽbrilitŽ, de son Žpuisement dŽsenchantŽ de ma”tres chanteurs dÕaprs NurembergÉ Que dire, que faire, quÕespŽrer ? Le nihilisme sÕest glissŽ, Žtendu de rŽvolutions dÕastres aux entours dÕun soleil fatiguŽ et tachetŽ, piŽtinant la CrŽation, aliŽnant la Parole qui Žtait au commencement du monde [4] . Tu as rŽduit ta langue ˆ des maximes, puis ˆ des parlures vulgaires de bourgeoises rappeuses. Ainsi va la dŽmocratie, tout naturellement ˆ vau lÕeau, dŽmos strictement dŽmographie inexistant. Peuple ŽgrŽgore sans ‰me se mesurant selon les procs financiers – Žconomie sans foyer, Žcologie en Žcho de cette absence de flamme. Brutes incultes ou spŽcialistes mort-nŽs insultant sans cesse de discours surfaits la Parole, surajoutant ses plus que dŽrisoires critiques aux mŽdias, encensant les nouvelles technologies favorisant une dŽmagogie (pardon dŽmocratie) participative. Nouvelles ? Modernes ?  Dites vous ; mais ils ne sont rien dÕautre que la reprise (reprise de lՎtoffe usŽe) des traitŽs de rhŽtorique dÕAristote lus en spŽcialistes duÉ dix-neuvime sicle ! Et oui, pauvres malins : rien dÕautre ! Plut™t que de nous thŽorisez la communication et dŽguiser les commandes du nom de cybernŽtiques pour nouvelles gŽnŽrations de robots, relisez Aristote, puis, revenons vite avec Critilo et Andrenio ˆ lÕAgudeza ˆ lÕOraculo Manual de Baltasar Graciˆn. Vite, au plus vite et que la vie soit un songe pour que lÕExistence sÕen sorte, que la Personne soit libre du masque des individus atomisŽs.  

 

Comment croire, comment rentrer, rester en cette religion publique qui fait lŽgions aux quotidiens rythmŽs de slogans dŽterritorialisŽs. Peuvent-ils mmes toucher les sens ŽmoussŽs, la lame critique dans lÕarme ˆ gauche ˆ larmes coupables de droites formalistes ; ni lÕun ni lÕautre nÕest piliers du Temple. Son fronton sÕest ŽcroulŽ ds lÕinstant meurtrier de ses fondations anti trinitaires.

 

QuÕest-ce que libertŽ lorsque le pluriel la soule ?

QuÕest-ce que lՎgalitŽ devenue nivellement, uniformitŽ toutes diffŽrences confondues ? QuÕest-ce la fraternitŽ sinon lÕinceste ou un monstre tragi-comique, lÕhermaphrodite ?

 

Clones clowns agitant dÕun oui puis dÕun non une Europe sans fondement europŽen sans, quՈ lÕentte de sa constitution soient rŽaffirmŽes, les langues qui sont les clefs thŽologiques de sa vŽritable existence : Grec, HŽbreux, LatinÉ [5] Avant ces langues configuratrices de monde, des langues hiŽratiques.  Aprs ces langues, il y a des traductions en diverses langues vulgaires ŽlevŽes ou non au point o la Parole les institue en largeur, longueur, hauteur, en profondeur, au cube de leurs possibilitŽs cÕest-ˆ-dire lorsquÕelles parviennent ˆ la dimension poŽtique du langage. Notre responsabilitŽ dans nos langues, nos seules vŽritables identitŽs. Notre responsabilitŽ mais pas celles des conservateurs de musŽes linguistiques, mais moins encore celles des argotiseurs les petits roberts de la rue admiratifs du vulgaire, chiens, certes, nŽanmoins strictement cyniques.   

 

Comment croire en ce quÕil y a sans cesse ˆ voir – ˆ voir pour ne pas entendre, pour ne pas sÕentendre sur le sens des sens. Comment croire ˆ ce qui se passe sur un ring, un podium amŽnagŽ comme pour un jeu de sociŽtŽ tŽlŽvisŽ[e] ; qui est tŽlŽvisŽ du jeu ou de la sociŽtŽ – ne complŽtez pas dÕun Ē du spectacle Č sottises initiŽes par De Bordel  et son Žquipe de publicitaires in situ. La raie publique puant plus que toujours lorsque sous leur suaire des fant™mes sillonnent ses rues fiers portant aux ondes de leurs portables les aventures de leurs hŽros, guerriers du dŽsert protectrices dÕune morale de harem : le rve de toutes les fŽministes dŽues de nÕavoir pu prouver, sinon par la btise, quÕon ne na”t pas femme, quÕon le devient ?. Et aussit™t le gaucho autrement me rŽtorque : ĒComment ne peuvent-ils pas se sentir agresser par toutes ces Žglises qui recouvrent les paysages urbains dÕune France qui serait si tolŽrante, si clŽmente sans elles. Fis des Žglises [6] – pourquoi ne pas en dŽmanteler certaines, en arrondir les clochers, mettre bas les insultantes statues des saints - construisons des mosquŽes dit le bon anticlŽrical franchouillard et Il insiste ; Ē le musulman nÕest pas ˆ la merci de ses clercs et surtout pas dÕun pape facho (cette accusation reprend lÕargument protestant classique contre la papautŽ, en le descendant largement dÕun cran, tout en justifiant une autre Saint BarthŽlemy, djihad ) ou des plus terribles rabbins sionistes (car le bon monsieur est bien sžr lÕun de ces sophistes Ē pour la Palestine sans tre contre Isra‘l Č - difficile ˆ croire) et donc il continue ; le musulman est en qute, reconqute dÕune identitŽ perdue dans cette France si peu clŽmente ˆ la beautŽ des mille et une nuits Č. Ē Vous comprenez - ajoute-t-il, soulignant quÕil a vŽcu dans un des pays du Maghreb (il ne peut pas comme un curŽ dire que le musulman respecte tout croyant puisque lui sÕaffirme en toute sottise bouffeur de curŽs) quÕil a beaucoup voyagŽ (pour affaires) en Afrique - comment ose-t-on laisser ses braves musulmans prier dans des caves ! Est-ce pour leurs reprocher ensuite dÕy engranger des armes ? Č. Et oui, je ne le savais pas [7] , quՐtre musulman nՎtait pas une adhŽsion ˆ une religion mais seulement affirmation dÕune identitŽ fabuleuse. Un choix voltairien sans aucun doute. Ou ne serait-ce pas plut™t rveries montŽes grotesques, turqueries rossiniennes mises en scne par les automates humains de La MŽtrie : Oratorio, sans musique, dÕHolbach contre Bach.

 

On entend alors monter toutes les rŽvolutions ˆ venir qui Žtaient dŽjˆ des avalanches de dŽserts. France dix-huitime. France, qui ne put accueillir aucun vrai romantisme (mis ˆ part Chateaubriand), France qui a plus peur de toute rŽsurgence du romantisme que de Pavlov, de Wiener, aujourdÕhui thŽories dominantes, et qui a donc su bien avant tirer des Žcritures sanguinaires de 89, les manuscrits de 48É France terre choisie pour inverser lՎlection dÕun peuple en une invasion prolŽtarienne de la plante. Oui, lˆ en France, le grand mouvement destructeur Žtait entamŽ et trois noms inscriraient la trinitŽ du crime au fronton ŽcroulŽ du monde. Au nom de Hitler, Mao, Staline. Plus tard le monde deviendrait Camp, la RŽsistance, le Maquis trahis [8]  ; camps de libertŽs ŽgalisŽes et fraternelles : tovarich ! blut brŸderschaft ! et quoi encore en idŽogrammes piyin pikong !  

 

Alors comment croire, oser croire si ce nÕest par jeu – au casino unimonde – ˆ une France qui nՎtant Žlu que pour avoir raturŽ la Sainte TrinitŽ de trois ttes dŽcapitŽes libertŽ ŽgalitŽ fraternitŽ ? Funeste trinitŽ L.E.F, que les Žglises rŽformŽe de part en part auront bŽnie et rŽcompensent encore dans son ciel sans astres et sa terre dŽmoralisŽe dÕun moralisme creux : Travail (masque dÕun esclavage aboli) : Famille (masquant ˆ peine la dŽgringolade animalire [9] ) : Patrie (de brique et de broc : diversitŽ ?) !

Comment croire quÕun prŽsident Žlu au suffrage de ses malfrats mŽcrŽants puisse reprŽsenter autre chose que ces fins de la France dans un monde qui lui renvoie bien la magnificence de ses bassesses devenue congŽnitale depuis quÕelle a apostasiŽ, non point par ses seules avancŽes protestantes et toutes leurs somptueuses grisailles la•ques, mais strictement, rigoureusement en Žtant anti-spirituelle. Une descente vertigineuse dans la fosse de Babel !

 

QuՎclate donc la cruditŽ de sa lugubre rŽussite dÕavoir imposŽ au monde la religion scientifique (qui ne peut reposer que sur ce mŽlange monstrueux de sto•cisme, de pessimisme et dÕathŽisme militant, peut-tre dÕailleurs les 3 Ē isme Č sont-ils le linceul.. ?) cÕest-ˆ-dire le scientisme [10] – et appauvrie la science par un manque dÕesprit : lÕencyclopŽdie - ˆ laquelle elle invite, oblige ˆ se plier É et fabriquer unimonde

 

La France est par sa naissance idŽologique Ē universelle Č  lÕinstitutrice du malaise dans la civilisation qui inscrit le marxisme (les mono-athŽismes dՎtat) bien avant que celui-ci ait vu le jour ; le premier rŽsultat de 1789 ce nÕest pas la constitution amŽricaine mais la monstrueuse rŽvolution russe cÕest-ˆ-dire lÕanŽantissement spirituel dÕun peuple sa rŽduction ˆ une machine gigantesque ; industrialisation forcenŽe plus monstrueuse que celle qui inspira ˆ Marx son Capital, c.-ˆ-d. celle de lÕAngleterre mais pas encore aussi lŽtale que celle que nous prŽpare la (nouvelle) Chine auto mobile en coalition avec tous les pays rvant encore de rivaliser avec notre cauchemar. Marx, inventeur du Capital en attente dÕun messie qui nie tout messianisme. LÕhorreur brute dÕun grand mess des travailleurs soldats et soldats travailleurs ; institution dÕun esclavage ludique (de lÕautre c™tŽ de lÕAtlantique cÕest-ˆ-dire nous-mmes). Invention du Capital, car rŽduction de la religion ˆ une idŽologie et toute idŽologie ˆ lՎconomie ; lÕoutil accomplissant lÕobsolescence de lÕhomme. Ce qui est la juste rŽponse aux Droits de lÕHomme abstraction brute. DÕun homme masque superposŽ devant lÕab”me grand ouvert, homme nŽ dÕun pet cosmique, big-bang social, soleil centrale nuclŽaire psychŽ  Et la France pays de lilliputiens est servie, prte ˆ explosions en cha”ne avec une centrale par centaine de kilomtres kilowatts vendus de surcro”t ˆ nos voisins sans frontires. La pauvre France ne peut pas mme sÕengager dans un programme ™ combien dŽrisoire proposant par lÕintermŽdiaire de nos reprŽsentants des solutions Ē Žcologiques Č. Une Žcologie qui nÕa dՎcologie que le nom, qui ne propose que des Ē solutions de remplacements Č, des solutions purement techniques (ĒTehknŽ est sans force devant NŽcessitŽ Č Eschyle, PromŽthŽe encha”nŽ 514 e.d) permettant plut™t que de corriger les dŽrglements environnementaux de crŽer des entreprises, du travail, oui mais surtout des profits. Elle ne peut pas mme faire a, car elle a de lՎcologie lÕimage du barbu chevelu fumant ses joints, idol‰tre du soleil de la lune, un vrai dŽsastre ! dÕautant que sur la question du Ē Retour ˆ la Nature Č nos intellectuels nÕont su que relever un rapport plus que tŽnu entre Wandervšgel, hippies et nazisme !

 

Comment croire en tous cas ˆ cette dŽmocratie dŽmographique ? Comment un tel nombre dÕabrutis peut-il Žlire, toujours en balanant de droites en gauches avec toutes ses cohabitations suspectes, un reprŽsentant capable de se placer devant lÕAb”me pour le rendre habitable cÕest-ˆ-dire rappeler un principe supŽrieur ˆ la sociŽtŽ, supŽrieur ˆ lՎtat ? Il ne le peut pas puisque tous les candidats, reprŽsentants politiques, tous collaborent au nombre (jure allŽgeance au rgne de la quantitŽ hipÕ sauce ˆ en souffrir !) et prŽsentent le gouffre comme possibilitŽs de dŽveloppements indŽfinis, rŽfutent le Principe SupŽrieur en rejetant cultures et religions en Ē inter Č et encouragent du mme coup les falsifications morales dÕun principe supŽrieur qui est Ethos ; sŽjour accordŽ par la Parole etc. Si nous entendons son appel, la Parole, ne nous invite pas ˆ croire ˆ cette dŽmocratie et si nous votons cÕest seulement parce quÕil y autre chose ˆ dire que ce que le vote est sensŽ permettre.

 

Il sÕagit dÕinitier un dialogue en dŽjouant la dŽrive plŽthorique dÕinformations en informations, conversations de bistrots refaisant la mme masse monde, et dÕinviter ˆ penser lÕoubli, le retrait de [   ]. Parler en faveur de la Parole qui du fond du commencement nous appelle ˆ tre, non point, des hommes Žgaux par droits exploitant des Ē ressources naturelles et humaines Č et faisant commerce Žquitable (laissez moi rire et soupirer ˆ cette expression dÕescrocs) mais Hommes par un questionnement crŽatif avec la CrŽation tendy vers la CitŽ de Dieu. O lÕon voit que ma politique, tirŽe des ƒcritures sÕaffirme une volontŽ de reconna”tre, dans le pŽril croissant, que lÕhomme est certes, pleins de mŽrites, mais ne peut habiter cette terre que poŽtiquement [11] autre manire de reprendre Platon : Ē Un modle de cet Polis existe dans le ciel pour tout homme qui veut le voir, et, lÕayant vu, rŽgler dÕaprs lui sa vie intŽrieure. Mais que cette Polis existe quelque part ou doive y exister un jour est chose sans importance : car cÕest le seul ˆ la politique duquel cet homme puisse jamais sÕidentifier Č Platon RŽpublique. 592 b

 

 

Alain R. Giry, 5 Mai 2007

 

 

 
 

A. Du multiculturel et du multiethnique

 

a) LorsquÕil nÕest pas le produit dÕune lŽgislation sociale quelconque, quÕil nÕest pas un concept mis sur les flux / reflux rencontres de Ē cultures Č, soit tant que culture demeure Formation [12] cÕest-ˆ-dire transmission ouverte sÕeffectuant par le haut comme Ē incarnation Č de la Parole, il y a infinitŽ de variations reliŽes [13] . 

De toute manire, de singularitŽ ˆ singularitŽ ou plus exactement en Ē intersubjectivitŽ [14]  Č il nÕy a jamais dÕethnie et/ou de culture, il y a Ē du Sens Č ce qui ne va pas sans un certain faire violence, une IntranquillitŽÉ  

 

Exemple 1 : Des gens sՎtonnent de ce que x qualifiŽ de ce quÕeux-mmes sont autrement , Ē beauf Č qui clame ha•r tout Žtranger, a un ami Žtranger trs proche. De mme le plus farouche Ē homophobe Č (un concept imbŽcile par ailleurs) a pour meilleur copain un homo. On ne devrait pas sՎtonner cÕest le rapport au Ē collectif Č, au Ē on Č qui est insupportable dÕautant plus quÕil aura ŽtŽ imposŽ extŽrieurement comme une Ē identitŽ Č. Comment dÕailleurs une sociŽtŽ comme la France qui nÕa pas (ou plus) dÕidentitŽ ne voit-elle dÕidentitŽs que chez les autresÉ et particulirement chez ceux qui lÕaccusent dÕen avoir une (le comble puisquÕelle nÕen a plus !) et qui briguent ce dŽveloppement monstrueux, ce carcinome, quÕest la sociŽtŽ occidentale (cÕest-ˆ-dire le produit de la mŽta-physique [15]  ; le refus de physis appelŽ progrs ; prouesses pirouettes !)É Ainsi crŽe-t-elle une violence sans limite puisque privŽe de parole. 


Exemple 2 : Si x est insultŽ, provoquŽ comme sujet par y et quՈ chacun ne manquent Ē les mots pour le dire Č (et ce peut tre des insultes, des gestes, voire une rixe : il nÕy a pas de sŽmiotique hors langage – sauf chez les animaux ; une signalŽtique sur laquelle se modle lÕinformatique insecte..) ce nÕest pas la mme chose que lorsque z se posant comme appartenant ˆ tel regroupement arbitraire agresse x. La violence est alors seule potente  ; ce nÕest pas un Ē rapport de force Č mais production (im)mŽdiate de violence Č. LÕantiracisme est (devenue) la forme la plus violente du racisme qui devient rampant par rŽaction etc. DÕautant plus que cet antiracisme est conu sur un sens historique inverti et tronquŽ. La xŽnophobie est un autre mot inventŽ lorsquÕon refuse, rŽfute lÕexotisme en rendant Ē simultanŽ Č, toutes les Ē cultures Č É   

 

De toute faon, nous arrivons trop tard, le mot-concept Ē multiculturel Č est forgŽ et signifie, concatŽnation de Ē pseudos Č, addition de toutes ces fumeuses Ē culture pub Č, Ē culture jeune Č, Ē culture x Č + n cultures bref le monde des supermarchŽs et des citŽs, leur antŽ-monde, une fosse de Babel puisque chacun y parle non sa propre langue mais des Ē parlures Č rendant lՎchange improbable plut™t quÕimpossible, ce qui est pire. Lˆ-dedans peut-on vraiment mme faire circuler des informations autres que binaires (manichŽennes) ? Or, justement lÕinformation passŽe par lÕinformatique est binaire en son fond radical, que la communication (qui nÕest possible que dans une intersubjectivitŽ pour laquelle les Ē ƒmetteur – Message – RŽcepteur, ou Stimulus – RŽponse Č nÕoprent quÕune Ē machination du rapport Č etc.   ) est court-circuitŽe. Tout le dilemme de cette sociŽtŽ de mass mŽdiasÉ 

 

Certes il faut tenir compte des rŽalitŽs des banlieues, des citŽs mais plus que dÕen relativiser leur multi mŽdiatisation dont trop de critiques se contentent, il sÕagit de les dŽterritorialiser (dans un sens non gestionnaire, non spatiale). Reconna”tre donc que, nostalgie mise ˆ part, il sÕagit nŽanmoins dÕun obscurcissement du monde liŽ aux rapports, ˆ la relation entretenue (manquŽe) avec la technique, pris que nous sommes, demeurons ˆ la dŽfinition dangereusement obsolte du Ē ˆ tout progrs technique correspond un progrs humain, une ŽvolutionČ, dÕautant plus nocive, empoisonnŽe, quÕune telle dŽfinition se superpose au maintient dÕune Žthique du travail contredite par lÕaccent mis sur le seul Ē pouvoir dÕachat Č (superbe incitation aux vols !).

 

Un diplomate anglais en 1920 constatait ceci :

Ē A realization of the aimlessness of life lived to labour and die, having achieved nothing but avoidance of starvation, and the birth of children also doomed to the weary treadmill, has seized the minds of millions Č 

 

Seul un anglais dans la perspective de cet Enlightenment ignorŽ des franais toujours fires, jusquՈ dans leur honte, leur culpabilitŽ up date, toujours fires promoteurs, de cette aberration le mono athŽisme dՎtat dans leurs tŽnŽbreuses Lumires de (en)cyclopes. Seul an Enlighten English man pouvait indiquer la cause profonde de la Ē crise europŽenne Č remontant des Ē by products Č de lÕindustrialisation. JÕy reviendrai nŽcessairement.

 

Notons que la dite accŽlŽration des progrs technologiques doit tre reprŽsentŽe plut™t que par une Ē ligne ascensionnelle Č par une centrifugeuse, un mange des anciennes ftes foraines qui par accŽlŽration projetait contre le mur les amateurs de sensations fortesÉNous sommes dans un accŽlŽrateur de particules, fusion fission, explosion, implosion !   

 

b) Le multiculturel sÕinscrit dans ce rapport loupŽ ˆ la Technique avec en plus un report risquŽ des cultures sur des ethnies (manire antiraciste de poser des personnes race contre raceÉ) et comme nous le verrons avec le plus souvent une confusion inadmissible, en rŽpublique, entre cultures et religions. Hors rŽpublique (qui est une religion ; qui relie ou relgue etc.), je suis plut™t ˆ rappeler la brisure quÕa introduit le Ē meurtre de Lui les dieux Č. Je viens de le faire en rappelant lÕEnlightenment contre les Lumires. Est-ce ˆ dire quÕau moment latin de Respublica, je prŽfre le mot de Commonwealth ? Je crois avoir choisi depuis longtemps le mot Grec, Ē Polis Č qui renvoie tout autant ˆ p™le quÕau gnomon qui mesure et oriente selon lÕespace et le temps ; lՎtoile polaireÉ Choix qui dŽtermine une dŽmocratie autre que romaine et vous rappelle ainsi quÕil nÕy a, quÕil ne peut y avoir de Ē rŽpublique Č chez PlatonÉ 

 

La juxtaposition, disons, de paritŽs diverses, impose des manires de se dŽfinir par rapport ˆ lÕautre allant ˆ lÕencontre de toute polyphonie, si ce nÕest cacophonie, cÕest bien dÕune hŽtŽrophonie non dirigŽe quÕil sÕagit [16] . Nous arrivons ˆ la situation (pour nous caricaturale mais nŽcessaire dans son contexte pour contrer / camoufler lՎchec totale du melting pot ) des sŽries B amŽricaines o chaque Ē regroupement communautaire Č doit avoir sa meilleure reprŽsentation possibleÉ Les comparaisons que certains font avec des moments  isolŽs sur leurs Ē cartes Č historiques, par exemple Alexandrie au 3ime sicle E.C, ne sont lˆ que pour camoufler lÕadvenu du Monstrueux [17] . Il nÕy a aucune comparaison. Il y aurait plut™t ˆ rappeler ce quÕil y a dÕanhistorique et qui sans tre une Ē essence Č nÕest pas moins le sens de toute existence. Etc.

Il va de soi que les Ē diffŽrences Č ne pouvant tre Ē identiques Č, ne peuvent encore moins tre des Žtiquettes, des labels posŽs, vus de lÕextŽrieur et inscrits dans des rŽpertoires, Žtablissant des typologies. Elles sont lÕexpŽrience, une dynamique sociale des intersubjectivitŽs (relativitŽ + acausalitŽ)     

c) Des diffŽrences artificielles ; le marchŽ des Ē musiques du monde Č Žtablit contre la Pop, contre la musique [18]  :   

 

Je ne vais pas refaire lÕhistoire de la Pop, morte avec ses crŽateurs de gŽnie, morte lors du dernier festival de lՔle de Wight, peut-tre. Vous trouverez le meilleur de ce qui peut en tre dit avec toutes les exagŽrations et provocations nŽcessaires dans le Ē thŽ‰tre des opŽrations Č de Maurice G. Dantec. Je ne peux mÕempcher de railler surÉ

 

Le rap ne constitue pas une musique du monde ou dÕailleurs mais lÕexpression dÕun dŽsĻuvrement (et en France et en Europe dŽjˆ une triste identification aux Ē blacks Č, non un report critique ˆ lÕAfrique en friche mais ˆ la dŽrive amŽricaine) qui avant dՐtre un gain, racket market du disque, est surtout pour ceux qui ne le font pas, mais se sentent lÕobligation politique de le soutenir, le lamentable plaisir masochiste de se faire insulter, expier une faute que nous nÕavons pas commise. [19]  !

 

Si je nÕinscris pas le ra• dans cette perspective insultante cÕest non pour faire politiquement correct, terrorisŽ par le prix du beur mais parce quÕil garde les caractŽristiques, toutes relatives, de la musique traditionnelle moyen orientale, comme dÕune autre manire les musiques de films indiens le font avec tout le kitsch nŽcessaire dÕune tradition sapŽe par ses Žmancipateurs mmes (et le plus connu Gandhi en tte) contaminŽs par lÕoccident puritain et mercantile etc. NÕallez surtout pas aux Indes si vous espŽrez de la spiritualitŽs, reste peut-tre des galanteries ignorŽes de Rameau mais encore exposŽes dans les Cahiers du Mleccha (DaniŽlou, Gabin etc.).

 

La salsa nÕest rien quÕune sauce composŽe principalement de rythmes amŽricains, des musiques Ē en boite Č, un lourd appauvrissement des sources hispaniques et sud-amŽricaines mais avec cette chance, comparŽ au rap, de ne pas encore nous insulter – sinon par le nombre de dŽcibels. Ce sont plut™t ceux qui dŽfendent on ne sait quel sens du  rythme, de la danse des joyeux habitants des favelas,  carnaval de Rio – nÕoublie pas de te faire monter lˆ haut – qui se montrent insultants [20] .

De toute manire il ne peut plus y avoir de musiques traditionnelles dans un monde qui anti traditionnel, pour ce qui concerne la France dÕabord anticatholique [21] sous couvert dÕun anticlŽricalisme, dÕun athŽisme pro progrs [22] , est passŽ ˆ lՎtat du sans forme ou plus exactement au formatŽ. LÕalter mondialisme appartient ˆ la globalisation qui ne doit pas tre comprise comme un phŽnomne strictement Žconomique, elle est contenue dans la dŽrive sŽmantique de la Ē catholicitŽ Č, de lÕĻcumŽnisme au cĻur de lՎvangile positiviste, cÕest-ˆ-dire de la mŽta-physique  etc.   

 

Le c™tŽ festif de notre sociŽtŽ est de toute faon insultante sauf lorsquÕelle peut se faire dŽrision (et non point dŽrisoire), lorsque des individualitŽs diffŽrenciŽes peuvent accentuer la dŽvolution des animaux humains ˆ la Darwin que nous sommes tous devenus (darwinisme social – entendez bien !) [23] et rendre Žvident lÕurgence ˆ faire le saut qualitatif ;  conscientiser !.  

 

Les musiques du mondeÉ Le monde en tant que diversitŽ nÕexiste plus, il est ravagŽ, sans retour, finis les rves, dŽbiles par ailleurs, du retour ˆ lՎtat de nature [24] , ravagŽs non par les seuls occidentaux (qui aujourdÕhui seraient r‰pŽs ; sales blancs !  ou sales juifs !) mais par la Machine auquel tout le monde aspire – dans laquelle tout le monde est aspirŽ et for peu inspirŽ (puisque le rapport est manquŽ, que la relation reste Ē obnubilation Č hypnotique !).  Welcome to the Machine says a holy ghost in it !

 

Les musiques qui faisaient le monde sont maintenant des documents ethnographiques ou des reconstitutions, des restaurations, musŽographies. NÕoublions pas que mme la musique classique, baroque qui eut sa vogue chez les snobs bien incapables dÕen mesurer la dimension Politique est victime aujourdÕhui de restaurateurs qui pour ne pas para”tre des Violet Leduc pour un 19ime  sicle qui parcoure, rŽsume les Ē ‰ges du monde Č, se donnent des airs Ē scientifiques Č ! 

 

La catŽgorie Ē musiques du monde Č, telle que les lecteurs de TŽlŽrama, du Ē Monde Č de LibŽ et autres consommateurs FNAC lÕentendent, nÕest rien quÕun marchŽ. Mme si parfois un vague quelque chose, une ritournelle, un visage, une Ē ambiance Č, peuvent sÕen dŽgager, cela reste le plus souvent du muzac, de la musique dÕascenseur pour lՎchafaud. Il faudrait mieux parler de musiques dÕunimonde ; pauvres et appauvris puisque sans harmonique ni mŽlodie elles se contentent de la boite rythmique. 

 

Pour ceux qui nous feraient le coup du Ē tambour chamanique Č je rappellerai que ce nÕest pas de la musique mais un effort de dŽsorganisation du corps, une reprise Ē hallucinŽe Č du corps sans organe, une intŽgration cosmique : travailler lՉme au corps (ou Ē making the soul Č). Que le Ē tambour Č sՎcoute ˆ partir dՎtats modifiŽs de conscience. Quelque chose de hautement spirituel – mais lˆ encore je tombe sur un mot usŽ. On ne me pardonnera pas dÕesquisser une dŽfense des Ē raves Č, qui par ailleurs peuvent entra”ner la constitution dÕagrŽgats amorphes etc. en parlant dÕexpŽriences enthŽognes

 

Pour rŽsumer ce paragraphe de politique musicale. Dire simplement ; depuis lÕinvention du pop (jÕentends le Ē marchŽ Č, le rachat par les Ē grandes maisons de disques Č etc.) il ne peut plus y avoir de musique populaire. Pour quÕil y ait de la musique populaire il faut un peuple pas un Žtat – et attention peuple nÕest pas nŽcessairement folk mme si folklore serait plus dŽcapant. Le volkish devient lorsque une rŽalitŽ populaire se fŽdre aprs (coup) sous des bannires dÕintŽgritŽ, dÕintŽgrisme (je prŽfre le mot anglais Ē fundamentalism Č) de tous les (ir)respects et de toutes les (in)tolŽrances !

Et puis parler dÕun peuple lorsque chacun est branchŽ individuellement, hors intersubjectivitŽ, sur un flot de musiques-images tŽlŽchargŽes, que chacun est donc tŽlŽ-dŽportŽ dans la MŽta Machine cÕest toujours plus improbableÉ

LÕinformation exclue la communication (la communication ainsi comprise ne peut se reconna”tre dans les Ē thŽories Č de ce nom).

 

NB. 

En fait la fŽdŽration des musiques traditionnelles sous lՎtiquette Ē musiques du monde Č est ˆ mettre en rapport avec la disparition des Ē costumes folkloriques Č contrastant avec la prolifŽration des Ē looks Č.

 

Nous remarquons quՈ la diffŽrence dÕune jeunesse – qui en une France hyper politisŽe ne fut certes pas considŽrŽe comme Ē rŽvolutionnaire Č car elle touchait notre bon pays lˆ o le b‰t blesse, lÕAutre Dimension – par rapport ˆ cette jeunesse (qui ne constituait pas une Ēcarte Č) dÕhier et de toujours qui fabriquait ses vtements comme nŽe dÕune musique, sÕengageait pour une poŽtique gŽnŽralisŽe, la jeunesse des 15 dernires annŽe (et les vieux crŽtins sublimant leur pŽdophilie ou simplement dŽcervelŽs dÕentreprise qui la Ē dŽfendent Č) ne produit rien mais achte, DOIT acheter en kit des Ē identitŽs Č de supermarchŽ, des identifiants.. ProlifŽrations de panneaux publicitaires, de signalisations dÕidentitŽs sans aucune autre signification que de se faire remarquer ou dŽmarquer – donc bien rien quÕune affaire de marque (label).

 

Et Žtrangement – mais doit-on sՎtonner – cÕest lˆ que viendrait sÕinscrire, pour certains rŽpublicains toujours prts ˆ voir partout une Ē Žvolution sociale Č (rarement des mutations jamais de dŽvolution), la dŽfense du voile islamique (et des manigances religieuses de quelques autres groupes) pour Žviter de faire face ˆ lÕhorreur que ce voile cacheÉ Il serait ˆ comparer, disent-ils, avec le besoin des jeunes de sÕidentifier, provoquer, il serait Žgal aux piercings et tatouages qui leur font plus peur par ailleurs. Il est vrai que les Ē progressistes Č ne sont pas ˆ une Ē contre-indication Č prs (Žtant incapables de supporter les contradictions) ; les mmes qui luttent contre Ē lÕexcision Č au nom de la Ē jouissance fŽminine Č, ou contre la castration rituelle [25] , sÕesbaudissent devant les miracles de la chirurgie plastique en matire de transsexualitŽ alors que le rŽsultat est le mme que pour les prŽcŽdents auxquels ils sÕopposent etc.

 

 

B. Du jeunisme et du gŽronte (puer / senex)

 

De lÕenfant & adolescent (le Puer)

On a toujours entendu a Ē place aux jeunes ! Č et la jeunesse de ma gŽnŽration Žtait attendue aux coins des lendemains qui dŽchantrent prodigieusement, bien entendu, au nom dÕun progrs qui nÕavait pourtant dŽjˆ plus rien dÕhumain, plus rien des Lumires, puisque cette gŽnŽration Žtait la gŽnŽration nŽ au cĻur des utopies sanglantes du 20ime sicle etc.


Maintenant on parle de tribunal dÕenfants, de concertations, dialogues dŽmocratiques avec les enfants. Pourquoi pas avec les nourrissons, un nano implant peut sans doute nous faire entendre, voir sur Žcran cristal liquide les revendications politiques de leurs gargouillis, cris dŽsespŽrŽs de mammifres aquatiques ?  

 

Des enfants ˆ qui on propose ds le plus jeune ‰ge des jeux ˆ risque tout en leur faisant porter de vŽritables armures, qui, sachant ˆ peine marcher (qui nÕiront dÕailleurs mme pas ˆ lՎcole ˆ pieds, fut-elle ˆ moins de 1 Km, quÕils y seront amenŽs (ou plut™t Ē driver Č) dans le 4/4 de papa (qui est une femme comme les autres) ou de maman (qui est un homme comme les autres) discutant dÕaffaires trs personnelles sur son mobile), seront sur rollers ou VTT avec harnais, casques et genouillres, de tels enfants ne peuvent pas devenir responsables cÕest-ˆ-dire rŽpondre ˆ lÕimprŽvisible. Un enfant Ē ŽlevŽ Č, unitŽ de bŽtail humain, ne sera roi quÕen glissant sinon vers la psychose du moins dans des formes nouvelles de psychopathies cÕest-ˆ-dire intŽgrŽes ˆ la sociŽtŽ-machine, strictes ressources Ē humaines Č, sinon rŽparables certainement Ē jetables Č. LÕanglais Ē disposable Č est plus figuratif ! 

LÕenfant nÕa pas de parole propre, il a ˆ accŽder ˆ la Parole qui lÕappelle du fond de son tre. 

Il ne suffit pas de lui donner ou non de strictes moyens / outils de communication  (on devrait dire dÕinformation). .

SÕil nÕest pas un simple morceau de cire mallŽable, il nÕest pas non plus dŽtenteur dÕun savoir innŽ. Ce nՎtait pas la peine que Freud nous rappelle que son innocence est perverse polymorphe pour retomber dans un rousseauisme abandonnant finalement les enfants ˆ lÕAssistance Publique. Ce terme je lÕentends avec tous ces comitŽs, cellules dÕurgence et de soutiens psychologiques, ses brigades psy armŽs des DSM 4 et autres codes non civils, non pŽnaux, plus insidieux et dangereux que la Veuve mme qui tr™nait sur la place de la Roquette o la foule avide de sang venait regretter le bon temps des arnesÉ  

 

Ne pas oublier que la mobilisation de la jeunesse est ˆ entendre dans un sens militaire, machinique, mme si elle nÕest pas directement de la chair ˆ canon comme en 14-18 ou exaltŽe par les totalitarismes  elle est mobilisŽe vers ce qui reste aprs la casse de lÕHumain enclenchŽe par les Ē Lumires Č rŽduites au scientisme etc. 
 

LÕadolescent rŽduit ˆ ses transformations biologiques, hormonales sexuelles, sans que cette sexualitŽ soit autre chose quÕune machine ˆ produire du plaisir (ou plus exactement ˆ mettre au mme plan que manger, boire É modŽrŽment, ne pas fumer mais tre entourŽ de toutes les pollutions les plus diverses, invisibles mais plus lŽtales etc.) ne peut pas plus participer ˆ autre chose que des activitŽs Ē anarchiques Č que seuls des adultes adultŽrŽs peuvent cautionner Žconomiquement, en les blogant, en fixant des clichŽs, des attitudes publicitairement. Clips et slips vidŽos trs beaux dŽcouvrant le Ē sexe Č pour cacher le Ē sens Č, chorŽgraphie pour la fin du temps. Voilˆ, le jeunisme ! la version festive de lÕexaltation des corps brutes pelles et pioches en mains (filmographie : Riefenstahl, Eisenstein, deux magnifiques leons de propagande machinique (ma prŽfŽrence va ˆ la premire pour des raisons que jÕexpliciterais et qui revient ˆ la diffŽrence entre NS et Bolchevisme) et les anonymes mao•stes)  construisant, notre avenir, notre actualitŽ ; le Nomos est bien le Camp ! – Žtat dÕexception [26] .

 

 

Du gŽronte(Senex)
Alors il faut tre niais pour croire au prolongement de lÕespŽrance de vie et dŽnier, du mme coup, notre finitude, la mort qui reste malgrŽ toutes les tergiversations de nos savants le but de toute vie (le retournement dialectique disant Ē de la mort na”t la vie Č a bien sžr aucun sens pour la subjectivitŽ mme se regardant survivre dans ses enfants et petits-enfants !)  Il faut vouloir tre aveugle, aveuglŽ, hypnotisŽ, pour ne pas voir ; RIEN QUÕUNE survie sous le regard aliŽnant de la machinerie mŽdicaleÉ les nouvelle maladies, les nosocomiales et les autres ne cessent de se dŽvelopper ˆ proportion des progrs mirobolants (= prouesses, pirouettes) rŽalisŽs par cette mŽdecine, par la biotechnologie.

 

Niais encore de croire ˆ la mŽmoire quant tout est fait pour tuer le sens de lÕhistoire, toujours dŽjˆ incertain; puisque lÕhistoire se rŽŽcrit en fonction de ce quÕon veut dŽmontrer dans le prŽsent fuyant vers lÕavenir Ē dŽcidŽ Č. il faut savoir distinguer lÕhistorique (enregistrŽ) de lÕhistorial (vŽcu). Pire donc, tuer le sens du Temps, de lÕEspace [27] . Quand les mŽmoires vives, artificielles sont elles-mmes plus rapidement encore atteintes dÕamnŽsie, en Žtat dÕobsolescence accŽlŽrŽe.

 

Quelle sagesse chez les vieux  dÕaujourdÕhui ? Aucune !

 

Les vieux qui se sentent coupables devant cette machination du monde et vont sÕoccupant sans cesse, se refusant lÕoisivetŽ pour se jeter dans les loisirs, tre exploitŽs par le scandaleux bŽnŽvolat humanitaire, puis mourir industriellement [28] peuvent-ils tre dŽtenteur dÕune gnose, dÕune sagesse ? Non !   

 

 

C Du fŽminisme et du machisme.

La paritŽ avec toutes les manigances autour des diffŽrences ont compltement g‰tŽ, pourri ce quÕil y avait de fondamental dans un fŽminisme ; il ne sÕagissait pas uniquement dՐtre Žgale en btise, dÕentrer dans le challenge dÕentreprise machiste.

 

Il nous rappelait que la part Ē fŽminine Č en tout tre humain est une dimension dՐtre, quÕelle se trouve refoulŽe non par lÕhomme, le Ē m‰le Č biologique (qui nÕa rien dÕhumain puisque m‰le et femelle distinguent seulement lÕanimal ˆ moins quÕil ne soit hermaphrodite !), mais par lÕexcroissance, lÕhyper dŽveloppement du Ē masculin Č.

 

Ce qui a pu tre reversŽ, hŽlas, dans une thŽorie neurobiologique vulgaire du cerveau gauche/droit (fort peu loin des thŽories de la localisation et trs loin de celles plus riche en significations du Ē cerveau hologramme Č) au lieu dՐtre compris ˆ partir du jeu dialectique non biologique, du Yin et du Yang. HŽlas ! encore hŽlas !  aujourdÕhui compris comme m‰le vs femelle et je tÕemmleÉpour aller finalement chez les psy comportementalistes, post reichiens et nŽo Master & Johnson !     

 

SÕil y avait lÕidŽe plus dangereuse de la Ē libre disposition de son corps Č (sans analyse phŽnomŽnologique que la langue allemande fait naturellement en distinguant Kšrper de Leib) partagŽe par tous les loisireux en formation festive quÕon appellerait les baby boomers pour mieux les englober dans les dŽlires statistiques de la science, religion ancillaire.  

 

Le fŽminisme ne visait pas lÕeffacement de la diffŽrence (homme / femme) quÕallait entra”ner la monstrueuse invention de la transsexualitŽ avec la sŽparation du sexe et du genre ; faire du genre une raison de rŽassignation, du charcutage pur et simple, traitant mystiquement du corps comme dÕun vtement É

NB. Notons corps = vtement.

Que devient le statut du travestissement (c-ˆ-d de la thŽ‰tralitŽ) dans une optique qui ratifie le phantasme dans le rŽel et ne reconna”t plus au fŽtichisme la symbolisation de lÕobjet de dŽsir impossible (improprement dŽsignŽ par les psychanalyste comme Ē phallus de la mre Č) ?

 

Le travesti reste une caricature, le Ē trans Č est proprement mŽta-physique (au sens que je donne ˆ ce mot : ˆ savoir que la Ē nature Č nÕa pas dՉmeÉ)  pour ne pas dire quelque chose qui se rapproche de la psychoseÉ     

LÕerreur fondamentale (qui transforma trs vite en un manichŽen : phallus = mal vs  cneis = bien) tient, peut-tre, ˆ lÕinterprŽtation de la cŽlbre phrase de Beauvoir Ē on ne na”t pas femme on le devient Č. Cette phrase signifiait uniquement le dŽcalage entre la Ē fŽminitŽ Č et sa Ē reprŽsentation sociale Č, la nŽcessitŽ de devenir conscient de cette reprŽsentation pour se rŽapproprier sa fŽminitŽ. Problme certes pour une analyse existentielle Ē contaminŽe Č par lÕutilitarisme marxiste ; ne comptait que la manire de bien servir la machine qui appartiendrait ˆ tous !

Ce nÕest que du c™tŽ de certains psychanalystes, principalement jungiens [29] , que lÕon pourrait encore trouver quelques issues dans une situation que rŽsume une Ē psychopathie globale Č ou dÕune manire plus radicale dans la schizo-analyse du c™tŽ de Deleuze et Guattari avec toutes les rŽserves que je mets concernant les positions politiques des cŽlbres duettistes.

 

 

D. La la•citŽ mise ˆ nue par les Ē identitŽs Č ou victime dÕelle-mme ?  

 

Mme la RŽpublique dut sÕinventer un ciel (des cieux peuplŽs de Soldats, Savants, plus rarement dÕ artistes sauf officiels, pompiers) pour se rendre habitable. LÕopŽra oratorio  Guercoeur de Magnard en est sans doute la plus magnifique prŽsentation; elle fait entendre cet improbableÉun ciel de pure mŽmoire. 

Il est urgent aujourdÕhui o la sociŽtŽ se morcelle, ou le multiple est dÕabord lÕirreliŽ, que les institutions reconsidrent non un simple mixage – des amalgames - mais permettent une dissolution progressive des regroupements pseudo identitaires [30] – du communautarisme, ce qui permettra ˆ des formations Ē underground Č de (re)surgir et dÕagir.   
 

Un des plus graves aspects ; la confusion au sein de la la•citŽ, dans certains cas, entre identitŽ et religion tout en admettant pas les besoins Ē spirituels Č de tout tre humain, les rŽduisant aux carences alimentaires, ˆ des Ē opiacŽs Č ; toute idŽologie Žtant une  superstructure dŽterminŽe en dernire instance par la seule Žconomie (lÕutilitaire). 

 

Par exemple, il peut sembler juste de reconna”tre lÕislam (mais certainement pas comme religion franaise, europŽenne !) ˆ condition de sÕappuyer sur les autoritŽs intellectuelles spirituelles (se reporter aux travaux de Henri Corbin sur lÕIslam iranien) non sur des barbus psychopathes tŽlŽgŽniques, en nÕoubliant pas pour autant que exotŽriquement, islam, renvoie ˆ Ē soumission Č et que cette soumission est incompatible avec la dŽmocratie si la dŽmocratie nÕest pas dŽjˆ incompatible avec le monde cybernŽtique ; le mot signifiant lui aussi soumission aux commandes. Rapprochement trs riche de consŽquences.     

 

En fait un dialogue interreligieux nÕest possible quÕau plus haut niveau ! .

 

Niveau atteint au sein de toutes les religions c.-ˆ-d. par ce quÕon nommera, au risque de ce perdre, ŽsotŽrisme ou hermŽtisme

 

Ainsi pour lÕislam ; le soufisme

Pour les Juifs, la Cabale

Pour les chrŽtiens ; les fondateurs oubliŽs et les ma”tres bržlŽs par toutes les inquisitions reformŽes ou contre rŽformŽes papales bullesques ou anti-papales burlesques grinants.

En prenant ainsi parti, on Žvite dŽjˆ les syncrŽtismes amalgames puisque ces Ē courants Č contiennent, reportent lÕessentiel humain (sa constitution ontologique) sur la Parole qui est antŽrieure ˆ toute religion.   

 

PrŽcisons encore que hors du contexte monothŽiste il y va de mme. Le tao•sme (sans les feng shouilleries des quartiers de Honkytonks unimonde) – et non le confucianisme. 

Le tantrisme (attention ce mot ne renvoie pas aux galipettes occidentales)  et non pas les ‰shrams import-export qui prolifrent dÕEst en Ouest et par renversement dÕun extrme occident, la Californie : extrme onction europŽenneÉ  

 

Les religions Ē animistes Č passŽes du musŽe coloniale au musŽe des arts premiers cÕest-ˆ-dire demeurŽes objets de science, malgrŽ tous les palabres, lÕacte ethnocide demeure. LÕethnologie ne peut-tre quÕethnocide de toute faon. Elles sont sans doute mieux prŽservŽes, sauvŽes par le renouveau des Vaudou, Santeria etc.  ŽlŽments hŽtŽrognes gnants [31] pour lesquels je ne cache pas mes sympathies, en les retraduisant en LHP quitte ˆ donner lÕimpression aux prescripteurs de contre-indications, de me contredire en chantant les louanges de la Parole. 

Le retour au shamanisme serait en effet ce quÕil y a de plus sain mais hŽlas pris aux piges capitalistiques toute la pharmaco botanique qui y prŽside est en danger comme le LSD puis le DMT  et ce plus par cette dŽsacralisation dite dŽmocratisation – lÕerreur de Timothy Leary pŽniblement rŽparŽe par McKenna et plus encore par un Robert Anton Wilson – que par la lutte contre la toxicomanie dont les tenants sont et des prescripteurs de camisoles chimiques diverses et les instituteurs de lÕenvers fondateur des toxicomanies quÕils accusent Ē le manque deÉ Č moteur du commerce et de lÕindustrie – le grand Consorama dÕunimonde !  Le refus manigancŽ, rŽpublicain, la•QUEUE de ce qui dŽpasse tout ce quÕon peut mettre ˆ lÕordre des Ē besoins Č, je veux dire la dimension du SacrŽ (ou transcendant). 

 

Puis viennent les sectes !

La lutte contre les sectes, alliŽe ˆ la dŽfense de la famille est dÕautant plus caduc sinon ridicule quÕaujourdÕhui il nÕy a plus de famille ; toutes les techniques dÕinsŽmination artificielle, de dŽconstruction des liens de parentŽ, de sŽparation genre / sexe etc. tŽmoignent contre la famille. Ceci dit je ne pr™ne aucun retour sur cet ordre moral dŽmoralisant, (construction quÕil faut par ailleurs analyser avec lÕindustrialisation etc.) la famille oedipianisante fabrique dÕenfants en sŽrie É Lorsque la famille sÕallie la Ē valeur Č, les valeurs de la famille, nous pouvons tre certain que cette famille ne peut donner, nÕoffrir aucun sens, quÕune Žconomie !  

 

Un commentaire sur le Ē croissez et multipliez Č est nŽcessaire en glosant le Ē suspendre la gŽnŽration pour sortir du mauvais infini Č des gnostiques. Ceci ne dŽcoulant sur aucun malthusianisme mais une reconsidŽration de la Ē finitude Č et de la responsabilitŽ dÕun acte qui nÕest procrŽateur que chez les animaux mais Ē libŽration Č dÕune existence possible.

Exister est beaucoup plus que vivre, survivre ! 

 

Pour souligner encore le ridicule de la lutte contre les sectes, prenons la plus visŽe par nos mŽdias, la scientologie ; il nÕy a pas plus homogne aux devenirs capitalistiques que la scientologie ! CÕest lÕextension du domaine de la lutte, lÕentreprise cathŽdrale É Techniques du management, direction des ressources / produits humains ˆ tous crins ! Purification liquidation des subjectivitŽs ! NÕest-ce pas ce ˆ quoi nous collaborons dŽsormais avec non plus une toile (Web / Net = filet) de fond mais aux commandes Ē sŽcurisŽes ČÉ   

 

Quant aux suicides collectifs sensŽ se passer seulement dans le cadre des sectes, ils sont contemporains de lÕapparition des Ē serial killers Č ce sont les manifestations spectaculaires des suicides – la casse – organisŽes par lÕunimonde depuis la logique du Camp (que les militants oublient le plus souvent pour se faire moutons pacifistes, sÕopposer aux guerres multiformes, expŽriences ˆ comparer pourtant ˆ ce qui se passaient dans les camps !).   

 

 

E. Ce qui reste ˆ faire aprs É le 11 /09/2001É 

 

Ē Il y a fascisme lorsquÕune machine de guerre est installŽe dans chaque trou, dans chaque niche. Č Deleuze & Guattari, Les Milles Plateaux, p.261.


Ē Ce qui revient ˆ dire que lÕinformation est exactement le systme du contr™le. CÕest Žvident et a nous concerne particulirement aujourdÕhui. CÕest vrai que nous entrons dans une sociŽtŽ quÕon peut appeler une sociŽtŽ de contr™le. Č Deleuze, Ē QuÕest-ce que lÕacte de crŽation Č (article de 1987)
.

 

 

Il nÕest plus de rigueur dՐtre optimiste ou pessimiste, depuis le 11 septembre 2001.

Il nÕest plus de rigueur de rien.

Que dÕappeler ˆ la rescousse la Parole.

 

LÕhomme (venu) du Camp - le Monstrueux - est instituŽ. LՎtat dÕexception gŽnŽralisŽ est instaurŽ pour tous jusquՈ tre invisible. Nous sommes bien au-delˆ du Ē Travailleur Č tel que dŽcrit par Ernst JŸnger [32] . Car un Ē gŽnocide Č sÕeffectue aujourdÕhui jusquՈ dans le Ē royaume des morts [33]  Č.  

Mme si le 9/11 nÕa ŽtŽ dÕaucune leon pour lÕAmŽrique retranchŽe dans le meilleur des cas derrire une opposition ˆ Bush sans lendemain (puisque Bush nÕest rien dÕautre que Reagan, que Kennedy mme, que lÕAmŽrique comme telle ? Non ! essayons de comprendre le cinŽma puis nous reparlerons vraiment de lÕAmŽrique ) que la France a renforcŽ son antiamŽricanisme primaire, souvent repris dans un antisŽmitisme trop facile (on se dit antisioniste, par exemple ; on confond aussi la carte et le territoire) transposŽ en dŽfense de la Palestine et du monde arabe en gŽnŽral sans nuances dans le dŽcor des Ē citŽs Č recomposŽ superposŽ (opaque) contre Metropolis en croissance exponentielle.

 

Sans une restitution du fŽminin et sa dialectisation cÕest-ˆ-dire la supplŽmentaritŽ (et non la complŽmentaritŽ Ē unifiante Č) fŽminin /masculin il nÕy a rien ˆ espŽrer des instances Ē critiques Č dÕune sociŽtŽ engagŽe dans lÕ1-des-Sens (cÕest-ˆ-dire intŽgrisme, totalitarisme, cybernŽtisme, scientisme, bref CONTRļLE ) osant se prŽsenter sous les traits dÕune dŽmocratie Ē ouverte Č - souriez cheese ! 

 

La dŽmocratie en tant que triomphe des Ē masses Č et mass mŽdias nÕest de toute faon plus rien de dŽmocratique ; la dŽpendance pyramidale ou arborescente des concertations qui est la seule possible pour Ē gŽrer Č les grands nombres constitue une preuve suffisante.

NÕoublions pas cependant que les Ē grands nombres Č, (le macro politique) sont parcourus de multiplicitŽs foisonnantes, hŽtŽrognes, subjectivitŽs, (le micro politique) que les uns ne vont pas sans les autresÉ QuÕil ne nous faut donc pas compter seulement sur les uns contre les autres.   

 

Le fŽminisme dialectique sՎtait imposŽ comme dŽterritorialisation avant la revendication exclusive du matriarcat (qui comme Ē arcat Č nÕest pas si diffŽrent du patriarcat honni) en mme tant que dÕautres Ē mouvements hŽtŽrognes Č. Parmi ces mouvement, lÕun mettait en avant un lien social spŽcifique non exclusif des homosexualitŽs, ou pour tre moins victime dÕun vocabulaire mŽdical, de lÕhomoŽrotisme. Mais pour comprendre cela, il ne faut pas tre Ē gay Č ou Ē lesbien Č - et quant on est vieux on ne peut plus tre gay (on se retrouve pervers voyeurÉ bruits de crŽcelle dans les divers Marais dÕunimonde, cÕest un vieux qui passe), il ne faut pas avoir entŽrinŽ toutes les ‰neries des Ēgay and lesbian studies Č, ou des Ē queer studies Č etc. [34]

 

LÕhomoŽrotisme est aussi un terme impropre car rien nÕest plus hŽtŽrogne que ce choix qui est non reproducteur (dans le sens biologique) car crŽateur dans le sens Ē esthŽtique Č (avec toutes les nuances sur ce terme, bien sžr).

 

HomoŽrotisme a lÕavantage de ne pas tre Ē que sexuel Č [35] lՎrotisme ne se partageant pas avec les animaux (mme pas dans la zoophilie) ; il y a lˆ un Ē ne pas tre comme tout le monde Č, qui rejette dÕemblŽe la possibilitŽ dÕintŽgration communautaire [36] , il y a retrait Žlitaire.

 

LՎlite (rien ˆ voir avec les VIP, les personnalitŽs, les stars etc.), malgrŽ tous les dŽtours Ē dŽmocratiques Č sÕy opposant, dŽbitant toutes sortes de proscriptions, constituent le seul ŽlŽment dynamique crŽatif  dÕune sociŽtŽ, et cet ŽlŽment dynamisant est justement dans la part fŽminine – ˆ condition dՐtre dialectisŽe. IsolŽ, tout retombe dans lÕimpasse. Nous ne sommes plus alors en mesure de dŽconcerter, dŽcontenancer, dŽterritorialiser, donc dՐtre crŽatifs. Nous stagnons alors dans lÕopposition faussŽe (fosse ou fossŽ) entre rationnel vs irrationnel, scientifique vs esthŽtique etc. (oppositions qui Ē mŽtaphoriquement Č reviennent ˆ lÕopposition non crŽative ; masculin / fŽminin = cerveau gauche / cerveau droit).

 

A ce fŽminisme dialectique doit sÕadjoindre ce que la fixation sur les moyens contraceptifs, lÕIVG, les maternitŽs choisies etc. ne rendent plus Žvident aux mres (et bien sžr jamais aux nouveaux pres jouant ˆ la mre poule) ˆ savoir que Ē qui donne la vie, donne la mort ! Č. 

 

Et chose(devenue)  incroyable, en fait, nul ne pourra tre vŽritablement parent (il/elle demeurera un/une vulgaire gŽniteur/gŽnitrice) qui est incapable de donner un Ē sens Č ˆ la mort pour lÕenfant auquel il donne le jour !

 

Difficile, lˆ o le montage juridique Ē mourir pour la patrie Č est la seule manire possible de donner sens, montage dÕautant plus difficile que cette patrie ne se fonde sur rien dÕautre, rien de Ē transcendant Č, quÕelle-mme.

 

DÕo on essaye par tous les moyen dÕeffacer dans nos sociŽtŽs modernes tout ce qui Ē sent la mort Č - lÕodeur de bombyx nÕest pas apprŽciŽeÉLa vogue des incinŽrations dans des cadres dignes des plus effroyables fictions de la science, le dŽveloppements de mŽtiers prŽ / para / post-funbres refltent certes un problme concret de place (les cimetires pourraient tre de merveilleux emplacements pour des entreprises, un nouveau Q.G dÕun ministre de lÕUnimonde) mais dÕabord exprime la volontŽ incendiaire de ne plus avoir de mŽmoire tangible de nos morts.

 

NÕoublions pas ces incinŽrations nÕont plus rien ˆ voir avec ce quÕon imagine encore des Indes ou dÕailleurs. Nos incinŽrations sont anti traditionnelles par excellence. Nos incinŽrateurs sont indiffŽremment incinŽrateurs dÕordures mŽnagres et de nos morts. Ce sont les fours crŽmatoires !  

Si je parle des cimetires comme friches (terrains vagues) briguŽs par les promoteurs immobiliers cÕest que lÕun des aspects les plus insidieux de la terreur (moderne), comme le signale James Hillman en exagŽrant ˆ peine, cÕest lÕurbanisme :

 

Look at the world of buildings: look at all that has been blown up and torn down, everything solid and well made and with memory—now if that happened in the forties, and it did happen—Dresden, Coventry, Rotterdam, Warsaw, all over—it was called bombing and destruction, and we mourned the loss of our cities. Now we call it development, and the people who do it are called "developers" and "planners." This is Orwell: 1984. Then it was terror: now, of course, people aren't firebombed and killed, but the civilization—the world of things that are their repositories of memory and beauty and love these are gone, and I think this is a terror, an unconscious terror, an even worse terror to live in a city that has been destroyed and yet looks marvellous and new. The soul feels its loss but it can't tell what's wrong. It's schizogenetic. We are getting two signals at once, because die actual destruction that is terrible is given wonderful names like "development," "urban renewal"—and then we wonder why the cities with their marvellous buildings and developments are full of crime, as if it were the fault of social factors or unemployment or fatherless families. Well, the crime begins in those buildings, on the drawing boards and planning commissions. One crime begets another. . . .Of course I am exaggerating. That's the best way to enter into the extremist mentality: not by taking the opposite stance of reasonable good sense.

 

Bien sžr tout ceci va ˆ lÕencontre des revendications tractŽes par les gauches / droites, avec le dŽsagrŽment de leurs extrmes, va ˆ lÕencontre de ces lieux communs puisque cette PolitŽia va dans le sens dÕune dŽsŽdimentation des Ē communautŽs Č. Elle sÕappuie sur une logique diffŽrentielle en  soutenant dÕautres Žconomies que celles planifiŽes par lՎconomie dominante de dŽveloppement indŽfinis, accŽlŽration dans le mange, autant que celles qui Ē Žcologiques Č y ajoutent leurs machinations.

 

De ce c™tŽ toutes les solutions proposŽes avec en tte la Ē dŽclaration dÕun Žtat dÕurgence Č comme si nous devions nous apercevoir pour la premire fois de la catastrophe, sont lÕexpression diffŽrŽe dÕune fausse culpabilitŽ et dÕune fausse rancĻur envers les gouvernements qui refuseraient leurs responsabilitŽs telles que statuŽes dans le protocole de Tokyo (principalement lÕAmŽrique tout en trouvant toutes les excuses ˆ une Chine en voie de dŽveloppement etc.).

 

Il y a surtout dans ce cadre Ē Žcologique Č lÕincapacitŽ dÕassumer le double bind , lÕimpŽratif catŽgorique de Ē consommation Č (technologie de pointe ; mobiles, ordinateurs, moyens de transports – loisirs, tout lՎlectromŽnager) dÕun c™tŽ et de lÕautre lÕimpŽratif hypothŽtique de Ē prŽservation Č. Cela est ds plus claire lorsque nous voyons la focalisation sur le problme du pŽtrole. On ne voit que lÕaspect Žconomique, la nŽcessitŽ dՎconomies drastiques mais on met de c™tŽ des suggestions faites par des Ē inventeurs Č pour fabriquer un autre carburant (nous ne pouvons compter sur les scientifiques, ils sont totalement asservis ˆ la Machine ), certes trs improbables mais on met bien sžr de c™tŽ ce quÕune imagination crŽatrice Ē dŽ-lisant Č les thŽories les plus avancŽes de la relativitŽs, des quanta, (re)trouverait de moyens de transports non-physiques É (jÕentends vos dŽlicieux sarcasmes houleuxÉ )  

 

Il est surtout  triste de constater que des solutions Žtaient lˆ, ds les annŽes 70 [37]   que des Ē philosophies Č pratiques disposaient des Ē piges Č critiques efficaces sur chaque maillon dŽfaillant du systme. Certains  parlent de Ē rŽcupŽration Č, lÕinscrivant dans les Ē conspirations Č politicardes, il y a effectivement eu rŽcupŽration mais cÕest en fait lÕirresponsabilitŽ face au fond qui est en cause ; les praxis quoique justes, ŽparpillŽes sinon papillonnantes constituaient dŽjˆ les Ē marchŽs Č quÕelles deviendraient sous la houlette de lՎconomisme libŽral.

 

LÕirresponsabilitŽ quant au Fond est contenue dans la Ē volontŽ Č  Ē dŽmocratique Č qui ne peut se constituer que comme dŽmission devant le Fond ; la mort / meurtre de Lui les Dieux. Cette dŽmission est explicite dans le Ē fondamentalisme Č qui sŽvit et ne peut que sՎtendre puisquÕen total accord avec la cybernŽtique cÕest-ˆ-dire lÕenfermement dans des systmes totalitŽs autosuffisants qui ne tracent aucun chemin entre macro / micro cosmos.

 

Pris entre tŽlescope et microscope, lÕhomme nÕest plus quÕun h™te indŽsirable. PiŽgŽ dans la mort qui lÕattend dÕun bout ˆ lÕautre des 2 infinis.

Sans un choix de chemins, entre macro / micro cosmos, il nÕy a aucun fondement, aucune possibilitŽ de transformation.

 

LՎcologie [38] se relve tre en fait une incapacitŽ nŽcessaire au maintient et ˆ lÕaccŽlŽration indŽfinie du progrs centrifuge – toujours renvoyŽ ˆ un rŽgrŽs centripte pour apeurer les chalands restŽs en plan, les relancer par la honte dans la machine. Et a marche. ‚a marche tellement bien ! quÕil nÕy a plus que impositions de contraintes, pas une proposition qui ne soit un service rendu ˆ la machine, ˆ la centrifugeuse.

 

Un des moteurs les plus pervers consiste ˆ dire Ē vos enfants vous ha•ssent dŽjˆ pour ce que vous avez fait de la terre Č. Moteur parfait et perfectible ˆ souhait, cette haine permet de renforcer une consommation de biens Ē Žcologiques Č nÕentrant absolument pas en compŽtition, ni nÕeffectuant les Ē trouŽes Č nŽcessaire dans la machine.

 

‚a permet dÕoublier sur le mode Ē lutte des gŽnŽrations Č lÕessentiel, ˆ savoir surtout, de ne pas entendre lÕAppel de la Parole, ˆ ne pas ressaisir lÕapocalypse comme rŽvŽlation, ˆ demeurer dans lÕespce au plan de lÕanimalitŽ, soit avoir accompli des prouesses (des recors) mais aucun Progrs !       

 
 

Notes Žparses sur les Ē Conseils de quartier Č -  pourquoi ? Č

 

 

ćDas unbewusste ist der grš§ere Kreis, der den kleineren des bewussten in sich einschlie§tŅ

 

Il s'agit d'observer comment se propage la soumission, devenue dŽsir de la soumission, quand le grand Ļuvre du Pouvoir consiste ˆ se faire aimer. L'accomplissement d'un tel prodige a toujours supposŽ une science particulire, qui prŽcisŽment Žchafaude cet amour-1a et camoufle par son texte le tour de passe-passe d'un dressage pur et simple. Autrement dit, la Loi en chaque systme institue sa science en propre, un savoir lŽgitime et magistral, pour assurer jusqu'aux sujets la communication des censures et faire prŽvaloir 1'opinion des ma”tres. Sur lՎtroit espace des traditions occidentales, mais gr‰ce ˆ la ligne ininterrompue des commentaires juridiques ou des nouvelles versions du texte, s'offre ˆ nous cette matire Žtonnamment prŽservŽe, une science perpŽtuelle du Pouvoir. Des thŽologiens lŽgistes de lÕAntiquitŽ aux manipulateurs de propagandes publicitaires, s'est perfectionnŽ un seul et mme outillage dogmatique, afin de capter les sujets par le moyen infaillible qui fait ici question : la, croyance dÕamour., Sera donc rŽouverte la vieille tranchŽe des dogmatismes o  s'enracinent encore les mirobolantes sciences humaines, trop mal informŽes de leur terrain. Il faudrait mettre en Žvidence une trans­mission, puis le jeu le plus moderne des ancestrales techniques du faire croire. Sans ces techniques, pas dÕinstitution, cÕest-ˆ-dire pas d'ordre ni de subversion Č LÕamour du censeur Č 1974, Pierre Legendre.

 

Ē Ici, en Occident, o la passion explicative transforme les objets, y compris esthŽtiques ,en cadavres, le dŽlire explicatif techno-scientifique-Žconomique a pris la place causale des arrangements de la RŽfŽrence que nous appelons mythes et religionsÉ Č & Ē  Pourquoi en Occident craignons nous  dÕaborder le mythe, notre propre scne fictionnelle ? Č Pierre Legendre, De la SociŽtŽ comme Texte, LinŽaments dÕune anthropologie dogmatique.

 

 

1 – Et coagulaÉ

 

La raison donnŽe dans les discours officiels nÕest pas suffisante. Le contexte global qui inviterait chaque citoyen ˆ Ē solutionner Č des problmes concrets dÕune sociŽtŽ en  Žvolution permanenteÉČ ne rŽpond gure plus au pourquoi de cette affaire. Il nous faut tenir face au malaise de (la) Ē civilisation Č (occidentale), sa fabrique, qui nÕest pas ; une  Ē attitude qui ne relve pas dÕun quelconque romantisme Č. car ce malaise est une consŽquence historique de cet occident devenu, au-delˆ de la Ē civilisation Č, sociŽtŽs post hitlŽriennes, cette technologie imposŽe ˆ tous sans distinction de sexe, de race, de religion !  Ce malaise doit tre entendu, en psychanalyste, avec lÕavenir dÕune illusion.

 

Approche du lien social (psychologie collective et analyse du moi)  - analyse institutionnelle (aujourdÕhui remise au silence de lÕaudit É) ?

 

Nous voyons lˆ dŽfiler les titres dÕouvrages de Freud ˆ lire, relire. JÕajoute donc pour lÕaffaire Totem et Tabou (Žtant arrivŽ aujourdÕhui au stade de cette ultralibŽralisme vendant une sociŽtŽ Ē sans tabou Č - sans limite etc.)

 

Malaise dans la civilisation c.-ˆ-d. de Ē droit civil Č, avenir dÕune illusion Énous nous cachons derrire le mot Ē progrs Č (ou Žvolution selon) pour ne pas penser la Ē technique Č - la religion scientifique (ˆ bien distinguer de la science, comme on distingue savoir / connaissance) - comme si on pressentait en elle quelque chose qui nous dŽpasse et non point quelque chose qui exalte notre volontŽ (de contr™le). Nos rŽactions quant au film Ē le triomphe de la volontŽ Č et nos lectures de Nietzsche en disent longÉ 

 

Gunther Anders a saisi trs clairement ce dŽpassement Ē fou Č qui fait que lÕhomme doive se sentir dŽsormais Ē en retard Č honteux devant la Machine. Mais Gunther Anders est-il lu ?

 

Et si Heidegger a risquŽ une approche pensante de la Technique [39] la seule rŽfŽrence ˆ cet Heidegger suffit pour refermer le dialogue, puisquÕen effet Heidegger a ŽtŽ trop proche de ce nazisme [40] dont nous nÕavons pas enrayŽ lÕaspect dŽvastateur puisque, seulement vaincu par les armes il a pu du coup tre le promoteur dÕun renversement juridique effroyable qui opre pleinement, ouvertement et justement lˆ, par exemple o nous parlons le plus de progrs ; la biomŽdecine, la gŽnŽtique – et ses transes - lÕhygiŽnisme - eugŽnisme ! Renversement de la Ē chair parlante Č (expression malheureuse de Legendre) en viande de boucherie !

 

Pour mieux comprendre lÕenjeu, je renvoie au film de Bergman – si peu Bergmanien au sens o nous croyons comprendre Bergman -  LÕĻuf du serpent, travaillant avec ce que jÕappelle (avec dÕautres) Principe Mengele. 

 

Dur ˆ entendre Ē viande de boucherie ČÉ et aussit™t le scientisme quotidien opre sa totale excision de la pensŽe (et de toute intŽrioritŽ etc.) en tenant lieu de religion : religion de la raison absolutiste – du despote ŽclairŽÉ des Lumires qui ne furent jamais comparable ˆ lÕEnlightenment ! 

 

Si la rŽponse est dans les textes officiels, elle le sera seulement dans la jouissance que nous pouvons en tirer ˆ les lire comme Žcrits Ē mythologiques ČÉ

 

Comme rŽaction molŽculaire au plan molaire du malaise quÕentra”ne cet occident devenu

lui-mme – et en toute logique depuis lÕidŽe platonicienne – tant par son dŽpassement de soi – rŽvolution permanente / Žvolution accŽlŽrŽe – que dans sa  manire dՐtre dŽpassŽ par lui-mme, dŽbordŽe etc.

 

Affairement dŽsĻuvrŽ et accŽlŽration centrifuge Žtant les derniers avatars. 

 

Aussi les conseils de quartier sÕinscrivent-ils, petit rouage dans la machine, ˆ mettre en rapport avec toutes ces cellules dÕurgence qui se crŽent sur tous les plans de la rŽalitŽ humaine. Il sÕagit en effet de rŽparer, de colmater la brche, la blessureÉdans le lien social dŽsinstituŽ. (du fait de la dŽsaffection juridique : lÕabsence dÕappel au Tiers Garant repŽrŽ dans la jubilation imbŽcile de ceux qui croient gloser sur la parole Ē dieu est mort Č etc.).  

 

Il sÕagit de rŽparer le lien social dŽsinstituŽ [41]

 

Voilˆ ce qui situe lÕensemble de ces cellules dÕurgence.

 

Ē DŽsinstituŽ Č dŽsigne le drame du sujet roi dans le libre service des identitŽs en kit proposŽs par les marchands de sommeilÉles managers – spŽcialistes en dŽmŽnagement dŽlocalisations, dŽsolidarisations etc.  

 

Les conseils de quartier sont, certes des cellules dÕurgence discrtes.

Pas de traumatisme apparent ˆ rŽsoudre (sinon que chaque quartier se sent lŽsŽ de quelque chose quÕil nÕa pas et que lÕautre a ou plut™t aurait. Question dÕavoir (quantitŽ) et non de qualitŽ [42] .  Soit Ē manque de Č des toxicomanies et autres toc et non Ē manque ˆÉ Č qui est de lÕordre de la structure etc.) mais les questions qui sÕy posent sont les mmes que dans ces cellules ; sŽcuritŽ, assurance de É jamais se trouver confrontŽ ˆ É la Mort. Jamais nÕest abordŽ la question de la Ē culture Č (lˆ encore un mot piŽgŽ par lÕusage dŽbile etc.) ou devrai-je dire de son Plan InitiatiqueÉ mais lˆ encore, le b‰t blesse.

 

Du c™tŽ de ceux qui sÕy investissent, en tant quÕils se sentent investis – ils revtent un Ē uniforme Č - cÕest incontestablement le sentiment dՐtre Ē aimŽ Č par le Pouvoir supposŽ dŽlŽguer des Ē pouvoirs Č en les consultant et dÕavoir ainsi leur demande dÕamour justifiŽe – ne serait-ce que sur le mode le plus commun, revendicatif.

 

Cela reste Ē inconscient Č chez la plus part, chez dÕautres ce sera lÕillusion du leader (autre forme de transfert, donc dÕinconscience ?). Or, le leader est celui qui est, dans un groupe, le plus manipulŽ par les Ē dŽsirs Č des autres etc.

 

DÕautre part, je rappelle : les Ē anti Č sont aussi les plus entichŽs (de ce pour qui / quoi il sont contre).

 

De fait, les Ē raisons Č objectives de participation Č o la plus part savent sÕy tenir cachent par les Ē motivations Č, les dŽsirs qui les agit. Toujours relativement jusquՈ ce que, tel un lapsus, les plans inconscients se rŽvlent [43] É Alors la Ē raison Č les remettra ˆ leur place : a nÕest que subjectif ou Ē a nÕest pas de lÕintŽrt commun Č etc.

 

Pour beaucoup donc, tre membre dÕun conseil (dÕun groupe en gŽnŽral) cÕest une Ē prise de parole / pouvoir Č. Une manire de ne rien dire mais dÕinformer ?

 

Ce quÕon nÕa toujours pas compris cÕest que la vŽritable puissance nÕest pas contr™le.

 

Que le quadrillage quÕun contr™le impose invite ˆ en chercher les failles, les trous.

 

Ce sont les Ē trous Č et Ē trouŽes Č qui seront Ē crŽatifs Č pas le quadrillage.

 

Seul le Ē chaos Č est producteur. Il sans mŽrite, mais poŽtique (de Ē poien Č produire) – paraphrasant ici le vers cŽlbre de Hšlderlin É lÕhomme habite en pote etc.   

 

CÕest parce quÕil y a failles, brches etc quÕil se passe quelque chose mais cÕest parce que Ē lÕAb”me est devenu inhabitable Č que des cellules dÕurgence (= des palliatifs) se constituent ; une urgence dans lÕindiffŽrence puisque fonctionnant sur le modle de ce qui libre la vue de lÕAb”me – ˆ savoir le dŽsespoir portŽe par la volontŽ de tout rationaliser (ou plut™t dÕarraisonner le paquebot qui Ē fluctue mais nՎmerge pas ČÉ) 

 

CÕest au pote RenŽ Char que nous devons la plus grande luciditŽ sur cette question dŽlicate que Pierre Legendre nomme Ē instituer la vie Č et la dŽfaillance du rapport au Tiers Garant. Lisons donc le pote. 

 

La crŽation de conseils de quartier sÕinscrira ˆ la fois dans ce Ē dŽsir Č de rendre habitable et en mme temps introduira ˆ lÕirrŽversible qui nous dŽloge, humains comme simple bruit pour la mŽthodeÉ 

 

Questionner la mise en scne jouant entre Ē reprŽsentativitŽ Č (droite) et Ē participation Č (gauche) pour laisser flou la circulation Ē hiŽrarchique de lÕinformation Č et Ē anarchique des revendications / suggestions Č soit le brouillage du haut / bas, de la verticalitŽ par lÕhorizontale etc.

 

Disons de plus que, comme partout ailleurs, il y a mŽconnaissance (ou rejet dŽfensif ) de la formule (a)D Ω aÕ sous la tutelle de la RŽfŽrence, soit A (lÕAutre). Or cÕest sous la Ē tutelle Č de ce grand Autre quÕil faudra revenir en perspective Ē holistique Č sur notre affaire, pour voir peut tre que lÕopŽration de Ē fixation Č (coagula) ˆ son Ē envers Č crŽateur le Ē solve ČÉ

 

Rejetons donc dŽjˆ toute idŽe de spŽcificitŽ ou identitŽ close comme illusion dÕoptique ; un aveuglement qui est dÕailleurs celui de la Ē spŽcialisation Č qui doit tre plus ou moins reporter au Ē diviser pour rŽgner Č

 

La perspective se devrait dՐtre sinon curviligne, sphŽrique du moins holistique, ce mot hŽlas utilisŽ dans des cadres Ē nuageux Č ˆ dŽrapŽ dans cet usage etc.

 

Dans cette perspective Ē Gentilly Č ne peut donc pas tre une entitŽ spŽcifique(sŽparable)  mais un reflet de cet Ē Žtat Č du Ē malaise Č global – dŽjˆ ˆ comprendre avec un Paris banlieusardŽ É  un monde banlieue gŽnŽralisŽ.

 

Un quartier saurait moins encore tre une entitŽ spŽcifique. 

 

Si lÕon Žcoute les Ē plaintes Č (revendications / suggestions) elles sont identiques ˆ tout ce quÕon entend ailleurs dans cette banlieue monde. Ce qui ne veut pas dire quÕil nÕy a pas des diffŽrences modulairesÉ 

 

Rgle de lecture du texte Ē quartier Č : 

 

monad21

 

Reprendre :

Q.1 (r) Q.2 r Q.3 É Q.7 en f de V dans SociŽtŽ = Texte.

O Q est quartier, f (fonction) V est ville.

En sachant donc que tout ŽlŽment e de Q. x qui nÕest pas prŽsent dans Q. y est nŽcessairement dans lÕEnsemble.

 

Entendre ce quÕon dit sur un quartier comme Žtant ce quartier et non comme le produit dÕune dynamique spŽcifique o chaque parole est Ē piŽgŽe Č revient ˆ un nŽant objectif.

 

DŽjˆ relever lÕhistorique du plateau (par exemple) : toute une partie est ˆ lÕorigine une zone de petites industries.

Cette partie constituait lÕutilitaire du plateau.

LÕautre rŽsidentielle ne gnait personne.

La disparition des petites industries et donc des commerces affŽrents, la prŽsence dÕactivitŽs de bureau en transite (start-up en particuliersÉ) ne sauraient redonner vie au quartier et fait de la zone rŽsidentielle une sorte de Ē friche bourgeoise Č (dans le meilleur cas ; lˆ o certains rŽptent que le maire est Ē anti-bourges Č) ou une zone dÕinsalubritŽ amŽnagŽe (saisir la dangereuse ironieÉ) dans le cas de figure bien connu dans certains quartiers de Paris avant leur dŽmolition ainsi planifiŽeÉ

 

DÕautre part le plateau est pris entre deux groupements plus signifiants que le Ē centre Č ville qui les rassemble. A savoir Ē chaperon vert / 162 Gabriel PŽri Č - terrain favori des spŽculations antiracistes rŽinventant races et ethnies ! Les manigances ethno psychiatriques hautement mŽdiatisŽes pour le meilleur comme pour le pire. En reportant les revendications du plateau contre le Ē centre Č, il y a dŽcentrement par rapport ˆ un rapport de force premier. Mais, bien sur, ce report est justifiŽ dans les perspectives du Ē politiquement correct Č regnant de part en part. 

 

Voilˆ ce que je reproche aux gauches (franaises [44] ) actuelles, cÕest cette politesse, cette frilositŽ, qui fait croire que toute personne qui ne la soutient pas est du c™tŽ des monstres, de lÕextrme droite. Non !  Le politiquement correct est une position antihistorique dŽmissionnaire et surtout lÕexpression mme dÕun Ē fascisme Č ultra modernisŽ – au quotidien. Si elle se montre humanitaire cÕest justement, comme tout humanitaire [45] , si ce nÕest de lÕArt Naque pur et simple ce nÕest jamais Humain – question de ressources – Rien ˆ voir avec lÕhumanisme (de la renaissance italienne) du quel je me rŽclame et clame rŽpondant ˆ ceux qui me disent Ē vous feignez dÕignorer en quel sicle nous vivons Č : Ē Oh ! faites-vous dater de demain, si bon vous semble. Moi, je suis. Č   

 

Le plateau pris entre ces deux autres quartiers prŽfŽrera parler Ē contre le centre ville Č pour rester dans cette optique politiquement correcte ?

 

Car on risquerait de considŽrer les dŽgradations qui dŽmarquent le quartier comme produites par des ŽlŽments des deux quartiers qui font de celui-ci Ē tampon ČÉ 

 

Mais voici que je me risque encore en secteur interdit dÕautant que je suis une autre sorte dՎtrangers. Un Žtranger qui ne peut pas tre reprŽsentŽ par une association, je devrais tre donc, un isolŽ, un Ē cas Č ÉCÕest lˆ o se reconna”t les effets dÕune inquisitions discrtes dressant ces bžchers sans flammesÉ 

 

Revenons ˆ ceci : CÕest le non-dit qui se glisse dans le dit qui seul  crŽe le mouvement

 

Et prenons lÕexemple du disfonctionnement dÕun matŽriel hautement performant – dans une rŽunion.

 

Ceci ne montre gure un quelconque effet du hasard – un hasard qui nÕexiste que pour satisfaire ˆ la l‰chetŽ propre au manque dÕesprit des Ē scientifiques Č qui par ailleurs sont farouchement dŽterministes - mais cache un  disfonctionnement plus essentiel au plan Ē non machinique Č : il permet entre autre de dŽplacer ce qui devrait tre dit ou plut™t de mettre en scne le non-dit pour quÕil ne fasse pas mme surface comme Ē lapsus Č - le lapsus ayant ŽtŽ ce disfonctionnement machinique considŽrŽ objectivement.

 

Tout le monde a envi de dire quelque chose qui est Ē tout autre Č de ce qui veut / va se dire.

Ne se dira pas : lÕessentiel ; quÕun quartier ou un autre, par rapport ˆ un autre fonctionne comme Ē mŽtaphore Č de problmes sociŽtaux globaux – sՎtendant ˆ lÕEurope (ZŽropa) - qui ne sont pas que de simples actualitŽs mais de quelque chose qui est lˆ, devient de longue date avec lÕHistoire aujourdÕhui piŽtinŽe par des lois mŽmorielles antihistoriques [46]  ! 

 

Les problmes sociŽtaux sont aujourdÕhui de lÕordre de lÕindicible lorsquÕils ne sont pas chapotŽs par des Ē collectifs Č associations, cellules dÕurgence se rŽfŽrant ˆ un trucage antihistorique de lÕhistoire et de surcro”t naturaliste (le Ē social darwinism Č ˆ lÕĻuvre de gauche ˆ droite sans complaisance). Sinon ils sont reportŽs contre lÕindividu ; le cas psychologique.

 

De plus en plus le Ē social disorder Č est posŽ comme Ē psychiatric disorder Č et relve donc du DSM 4, ce qui permet de ne pas mettre en question les dispositifs sociŽtaux qui sont, en partie, ˆ lÕorigine des problmes. Le recours aux mŽdicaments aux antidŽpresseurs est symptomatiqueÉla came isoleÉ 

 

Notons encore É

DÕautre part la multiplication des dispositifs Ē tampons Č ; variante pathogne de la hiŽrarchie saine permet de laisser la responsabilitŽ dans le vague – et ce vague se prŽsentera commeĒ ouverture au dialogue Č dans bien trop de cas !

 

De mme que lÕinformation plŽthorique est une merveilleuse censure qui peut faire effet, Ē mre dŽmocratie consultative Č ;

 Ē je vous livre ces informations, vous les interprŽtez comme vous voulez – elles sont objectives Č.

Mais le Ē comme vous voulez Č les rejette dans la subjectivitŽ – lˆ o le b‰t blesse. La sociŽtŽ dÕindividus est une sociŽtŽ qui supporte moins quÕune autre la singularitŽ des subjectivitŽs. CÕest pourquoi elle parle sans arrt de Ē diffŽrences Č de Ē voir autrement Č dÕanti discrimination la forant non point ˆ reconna”tre la discrimination – la nŽcessitŽ des limites – mais fabriquer un corps morcelŽ – schizo•de etc. 

 

Rappel : LÕinformation ne donne aucune mŽthode synthŽtique de lecture ce qui permet de dire Ē ceci est votre opinion Č ou Ē ceci est ainsi Č sans conteste : il nÕy a plus de rŽfŽrent sur quoi sÕappuyer. Tout le TaulŽ contre la notion fondamentale dÕOrdre Symbolique est rŽvŽlateur. CÕest tout le dilemme du mono athŽisme dՎtat qui se rŽjouit btement dÕavoir vaincu le mythe (le dogme) :  il ne peut sÕappuyer sur rien que sur la science (en spectacle) mais la science morcelŽe – spŽcialisations irreliŽes – ne donne aucun appui. Tout y est relatif dans un sens absolu. Cela est clair avec le miracle / mirage de lÕInternet ; on (cÕest-ˆ-dire ni vous, ni moi, ni nous) ne communique plus mais on Ē Žchange des informations Č ; mode dÕemploi, mots dÕordre. On argumente. On ne pense plus.

 

 (ˆ suivre)

 

2 – SolveÉet coagula.

Si lÕappel aux mythologies ˆ lÕĻuvre, mettant en scne les Ē raisons Č nÕa pas ŽtŽ retenu, pourrons nous envisager ce quÕil y a de positif ? On ne retient dŽjˆ que la critique – critique, faite, effectivement des surfaces Žcrans (ou contenu Ē manifeste Č).

 

Admettons quÕil est difficile pour beaucoup dÕentendre Ē mythologies Č lˆ o chacun affirme vouloir une approche rationnelle.

 

Et pourtant cÕest lÕenvers de cette position Ē rationnelle Č qui rŽvle le pourquoi de lÕaffaire ; lÕaffaire humaine. LÕaffaire cÕest  Ē lÕhomme - pourquoi ? Č, le questionnement qui sÕinscrit au cĻur de lÕhomme, devenu homme, par la Parole. La Parole sŽparatrice – libŽrant de lÕobnubilation animalire – la sŽparation du mot et de la chose.

 

InquiŽtante ŽtrangetŽ – IntranquillitŽ – que pose la Parole Ē lˆ o faillit le mot, nulle chose peut advenir Č. Sans les mots il nÕy ˆ rien – nihil -  cÕest pourquoi lˆ o les mots manquent, la violence Žclate.

 

Que ceci devienne un slogan – une affiche – invitant ˆ ce Ē dialogue de sourd Č quÕest le Ē dialogue Č lՎcoute professionnelle (sans mŽtier – comme le rŽclame les thŽories comportementalistes et la psychanalyse rŽvisŽe par ces thŽories) et aussit™t le mot retombant dans le signal Éon se retrouve entre Ē brutes Č tout juste civilisŽes, dŽjˆ plus – plus du tout – et je dirai tant mieux entre Ē bons sauvages Č mais surtout plus confrontŽs ˆ lÕautre comme autre (avec son systme de rŽfŽrence propre) etc.

 

LÕexemple qui vient ˆ lÕesprit cÕest bien sžr la rencontre avec le Ē renouveau religieux Č chez les jeunes ( ?) particulirement du c™tŽ musulman,  intolŽrable aux conventions la•ques incapables de comprendre quÕen opposant un dogme sans Tiers Garant (car si Dieu est mort, il nÕy a plus mme lÕImage sainte, la Mre Patrie pour garantir contre lÕirruption de la carence du Pre É), invoquant ce Ē rien Č (cette la•citŽ au fondement incompris ; la sŽparation de lՎglise et de lՎtat Žtant en rapport avec la sŽparation soma / psychŽ etc.)  pour tre tolŽrant tout en hurlant leur athŽismeÉ     

 

Voici prŽcisŽment au moment o nous situant au cĻur de cette IntranquillitŽ – sans rŽponse – quelque chose peut se passer entre Ē nous Č. Rien de plus difficile dans le carcan de la communication (format) que dՐtre entre Ē nous Č sans nŽcessairement tre Ē conviviaux Č (mme la fte nÕest pas nŽcessairement festive , peut, doit tre lieu dÕun sacrifice etc.). 

 


Une philosophie identitaire est-elle possible ? .

 

Ē La nature, si elle rencontre une fortune /
qui discorde dÕelle, comme toute semence /
hors de sa rŽgion, rŽussit toujours mal.

Et si le monde lˆ-bas avait Žgard /
au fondement que pose la nature, /
et le suivait, il aurait de bons habitants.

Mais vous tordez ˆ la religion /
tel qui est nŽ pour ceindre lՎpŽe, /
et faites roi tel qui devrait prcher ; /
cÕest pourquoi vos pas sont hors chemin Č

Dante Paradis VIII  139 – 148 Chant qui fait parler Charles Martel.

 Ē Un modle de cet Polis existe dans le ciel pour tout homme qui veut le voir, et, lÕayant vu, rŽgler dÕaprs lui sa vie intŽrieure. Mais que cette Polis existe quelque part ou doive y exister un jour est chose sans importance : car cÕest le seul ˆ la politique duquel cet homme puisse jamais sÕidentifier Č

Platon RŽpublique. 592 b


La dŽcadence spirituelle de la terre a dŽjˆ commencŽe, que les peuples sont menacŽs de perdre la dernire force spirituelle, celle qui leur permettrait du moins de voir et dÕestimer comme telle cette dŽ – cadence (conue dans sa relation au destin de Ē lՐtre Č). Cette simple constation nÕa rien ˆ voir avec un pessimisme concernant la civilisation,  rien non plus, bien sžr, avec un optimisme ; car lÕobscurcissement du monde, la fuite des dieux, la destruction de la terre, la grŽgarisation de lÕhomme, la suspicion haineuse envers tout ce qui est crŽateur et libre, tout cela a dŽjˆ atteint, sur toute la terre de telles proportion, que des catŽgories aussi enfantines que pessimisme et optimisme sont depuis longtemps devenu ridicules. Č Martin Heidegger (1952). 

 

 

Je pensais donner ici un contre rendu de mes impressions sur la journŽe anniversaire de Ē Synthse Nationale Č. Mais ayant repris sur Internet des interviews conduites par, et de Tom Metzger reprŽsentant du W.P amŽricain jÕai ŽtŽ frappŽ en les Žcoutant par le fait que lÕappel ˆ la race blanche, ˆ la rŽaffirmation de sa suprŽmatie ne reposait pas sur les rŽfŽrences religion / culture – qui furent toujours rappelŽes dans chacune des tables rondes - mais essentiellement sur le Travail ; ˆ la construction, la crŽativitŽ, au gŽnie propre ˆ lÕHomme Blanc. Cela peut sÕexpliquer si ce nÕest par lÕinculture des amŽricains, le cow-boy, le pionnier etc  que beaucoup de franais (ne voulant pas se regarder au miroir) aiment ˆ souligner, certainement par le flou religieux (multiplicitŽ des sectes qui correspond ˆ lÕesprit protestant, cette la•citŽ clŽricale !) qui y rgne.

 

Je rappellerai avant dÕaller plus loin, la figure (le type) du Travailleur que Ernst JŸnger utilisait pour caractŽriser lÕhomme Ē moderne Č en tant quÕhomme au service de la technique ; un processus de dŽsindividualisation qui nՎtait pas rŽservŽ aux seuls europŽens mais via des Ē idŽologies Č apparemment contradictoires qui se dŽpartageaient le Ē monde civilisŽ Č (fascisme, nazisme, bolchevisme, communisme, new deal, taylorismeÉ) devaient tre promus ˆ lՎchelle planŽtaire.

Le Travailleur Žtait rien dÕautre que lÕesclave de lՏre de la technique.

La Technique arraisonnait les hommes et en faisait des travailleurs. Le travail ainsi annoncŽ se sŽparait dŽfinitivement de ce qui resterait un temps encore reprŽsentŽ par lÕartisan qui seul permet de glorifier le travail humain (par lequel je dŽsigne aussi lÕartiste authentique c.-ˆ-d. dÕavant le marchŽ de lÕArt Naque, de cette inf‰me tribu, exposition universelle permanente). Temps fort court dÕautant que les mouvements qui aujourdÕhui sont dŽsignŽs sous le label  Ē Žcologie Č saliront trs vite lÕimage mme de lÕartisanat. Les mouvements de RŽforme de la Vie fort mal compris en France et qui revinrent avec la force dÕune rŽvolution aux USA hŽlas piŽgŽes via nos Ē 68 Č en hippismes chevelus. Demeurerait seul le Travailleur figure qui rendrait fort improbable une quelconque rŽactualisation de : Famille Patrie. Travail

 

Le Travailleur est en lui-mme un dŽracinŽ ; le produit de son travail lui Žchappe dans la cha”ne, les lieux de travail sont ŽloignŽs des foyers, rassemblŽs dans des ghettos dont certains furent prŽsentŽs – par le fonctionnalisme dÕun Le Corbusier comme Ē idylliques Č, et avant lui des utopies Č tout naturellement socialistes Č. La femme elle-mme sous la coupe de cette figure du Travailleur, travailleuse elle-mme nՎtant plus au foyer pour sÕoccuper des enfants comment une famille digne de ce nom pouvait-elle exister ? Quelle patrie dans un monde sans aucun repre, aucune attache etc.    

 

Cette dŽsindividualisation qui caractŽrise le Travailleur, le Ē en masse Č, fait quÕil nÕy a plus dÕĻuvre possible ; et le dŽsĻuvrement qui caractŽrisera lÕaprs guerre nÕest pas sans rapport ˆ cette Žradication du sens du Ē Faire Č comme Ļuvrer. Mais comment tre parvenu ˆ  sacraliser un tel Ē faire Č aliŽnant ?  Il faudrait dŽvelopper.

 

Une chose est certaine le travail dans cette perspective sans rŽfŽrence ˆ la religion / culture est en soi une aliŽnation. Et en ce sens, le W. P amŽricain nous renvoie, non point ˆ un phŽnomne strictement amŽricain mais au malaise dans la civilisation, c-ˆ-d de lÕOccident. DŽsolŽ, pour les autres, mais ailleurs il nÕy a pas de civilisation, comme il nÕy a gure plus de philosophie, il y a dÕautres choses  mais qui ne nous concernent pas ! 

 

Il faudrait aussi souligner que la spŽcificitŽ anglo-saxonne : le pragmatisme, lÕobjectivisme, dŽnoncŽ par Nietzsche comme une paresse ˆ penser, viennent dÕune diffŽrence entre nos Lumires (athŽisme) et leur Enlightenment (thŽiste) ; les USA repose sur une conspiration Ē naturelle Č en tant quÕinhŽrente ˆ ce thŽisme o le Grand Architecte est tout de mme agissant et non un monde o lÕhomme se suffit ˆ lui-mme sans autre Garant que lÕHumanitŽ (des droits de lÕhomme, de lՎgalitŽ) qui est une pure abstraction. Cette diffŽrence nÕest jamais assez mise en avant justifiŽe pour beaucoup par lÕantipathie quÕinspire les frres trois points mais qui ne lÕest pas lorsquÕon Žtudie de plus prs les Ļuvres fondatrices de lÕEnlightenment et la place quÕun Dieu y tient, alors que nos voltairiens dans leur fauteuil dÕinconfort vocifrent contre le Dieu, se veulent ses meurtriers.    

 

 Le fondement du malaise de lÕOccident nÕest pas objectif, ne prend pas sa source dans une causalitŽ historique mais par couches sŽdimentaires de rŽaction au Ē sans cause Č qui conduit ˆ une certaine tonalitŽ affective fondamentale dont le dŽsĻuvrement est un des ŽpiphŽnomne ; car cette tonalitŽ fondamentale est ˆ chercher au cĻur de la Technique planŽtaire, la planŽtarisation dÕune dŽrive de lÕoccident ; sa fiertŽ rendue dŽrisoire par les catastrophes quÕil a engendrŽ au nom de son Progrs qui est en fait son erreur. Il y va dÕun manquement ˆ sa Mission.

 

Paradoxe ? Oui, ce que nous estimons le plus ou quÕon nous impose comme ce dont nous devons tre fier et promouvoir, le Progrs nÕest pas un progrs humain, donc pas un progrs du tout mais une dŽrive, un dŽraillement. Bien sžr si je suis mes inclinations je serais tentŽ de dire que lÕeffondrement a lieu avec la rŽvolution de 1789 mais mÕappuyant de ces mmes inclinations , jÕajouterai ceci ; la France eut sa dernire chance ˆ Versailles avec le retour du Soleil Roi (Louis XIV lecteur de Julien, de son HŽlios Roi ?). : moment crucial o la capacitŽ allŽgorique permet de nommer ce ˆ quoi il ne faut plus croire pour designer ce ˆ quoi nous devons nous soumettreÉ CÕest-ˆ-dire que lÕon a en mme temps le catholicisme et ces fondements mythologiques. Il suffit dÕobserver, contempler, mŽditer sur lÕarchitecture du ch‰teau de Versailles. Moment hautement poŽtique (c-ˆ-d crŽatif) mme si la rigiditŽ antipoŽtique semble dŽfinir cette pŽriode surtout si nous lisons Pierre Corneille sans Thomas Boileau, Malherbes sans les PrŽcieux considŽrŽs avec un paladin prŽcurseur de Beaumarchais et du thŽ‰tre de boulevard des cocus, comme ridicules   etc. 

 

Est-ce que ceci ŽnoncŽ nous devons prŽconiser pour se sortir de cette situation qui nous appara”t comme catastrophique – du simple plan national, une horreur – en  Ē rŽgressant Č ˆ un stade dÕavant ? La dŽcroissance ?  Certainement une reconsidŽration dÕune Mission inscrite en filigranes, toujours prŽsente en arrire fond. PrŽsente mme dans la discorde des positions nationales, qui balancent entre une identitŽ nationale strictement catholique (disons chrŽtienne) et des positions sÕappuyant dÕun paganisme souvent trop marquŽ de christianisme moralisateur bien que se revendiquant des celtes, incapables de se situer par-delˆ bien / mal (o toute ŽpopŽe sÕeffondre dans le sentimentalisme manichŽen, non plus le thŽ‰tre des cocus mais Broadway et Hollywood !)     

 

Mais dŽjˆ, pour ressaisir cette Mission qui est au cĻur de toutes les tendances de visŽes Identitaires europŽennes il nous faut penser ce quÕest lÕEnracinement et surtout la nŽcessitŽ dÕun tel enracinement pour tre non des (re) producteurs MAIS DES CRƒATEURS ! . 

 

 

Mais avant dÕessayer de saisir cet enracinement proprement europŽen, tel que je lÕentends, je voudrais attirer lÕattention sur la difficultŽ que reprŽsente, pour tre entendu, le simple fait dÕavoir eu 20 ans en 68, annŽe qui nÕaurait  jamais du tre retenue autrement que comme la campagne publicitaire la moins cožteuse au capitalisme pour imposer lÕidŽologie (ultra) libŽrale du Management gŽnŽralisŽ que ces enragements de mars ˆ mai furent, et rien dÕautre !

Difficile dÕavoir eu 20 ans en cette annŽe lˆ aujourdÕhui parce que non seulement les mŽdias les plus tapageurs mais aussi bien les tribunes libres, pour ou contre en refont un Žvnement, un point de dŽpart de quelque chose dÕimportant, sauf cette Žtude de marchŽ utilisant les sondeurs marxistes, mao•stes comme Ē caches Č. Il ne sÕagissait nullement dÕavant-gardes intellectuelles, pire tout ce petit monde de gauche rendait tout intellectuel authentique suspect ; la pensŽe devenait dŽfinitivement un Ē crime Č. 

Avoir eu 20 ans et avoir bien avant ŽtŽ en total dŽsaccord, en rupture avec cette Ē idŽologie Č en marche, mais sans avoir ŽtŽ inscrit dans le Ē contre courant Č dans un parti, un mouvement quelconque est difficile ˆ soutenir. Je mÕautorise que de moi-mme mais appelŽ par lÕętre. Comment soutenir cela ?

Mon opposition ˆ la Ē dŽmocratie Č, ˆ lՎgalitarisme, mon ralliement ˆ lÕappel du GŽnŽral de Gaule, manifestation que je fis en compagnie dÕamis de lÕAF, mes attirances pour OccidentÉ Qui se souvient de lՎtudiant qui rŽsista contre lÕoccupation de la mythique Sorbonne et qui sՎcria ĒsÕil y a plus de cours ici, la Sorbonne sera chez moi Č et qui avait crŽe en 1967 le Ē cercle heideggŽrien Č (dŽveloppant surtout la poŽtique du Ē retournement natal Č de Hšlderlin) ? Sans doute personne.   

 

Je prŽcise tout cela car le lieu dÕo lÕon parle lorsquÕil nÕest pas soutenu dÕune Žtiquette, profession etc est plus difficile ˆ tenir, communiquer aux autres bien que ce lieu dÕo je parle est de la nŽcessitŽ de lÕenracinement. On ne parle pas de nÕimporte o mme si on peut dire nÕimporte quoi, dÕautant plus facilement aujourdÕhui o la RŽfŽrence absolue ou Tiers Garant est Ē manquant Č. 

 

DÕo je parle ?
Du lieu de ma naissance, qui nÕest un hasard que pour qui rŽfute la Tradition. Toute naissance est Ē inscrite Č dans le Ciel avant dՐtre incarnŽe. Lieu : Paris, une famille franaise de souche creusoise pour la branche paternelle, en partie Alsacienne et Normande pour le c™tŽ maternelle. Pre et mre nŽs ˆ Paris ; deux arrondissements opposŽs lÕun bourgeois lÕautre ouvrier, pauvre. Un pre nŽ dans les dernires annŽes du 19ime sicle une mre au dŽbut du 20ime. Ils ont 18 ans de diffŽrence. Deux Žducations sŽvres mais diffŽrentes par le milieu, se rencontrant lors des grves de 36 , dÕun c™tŽ un cadre socialiste, patriote comme toute sa famille, athŽe (vaguement thŽiste), anticlŽricale, de lÕautre une jeune ouvrire engagŽe ŽlevŽe dans un pensionnat tenu par des religieuse dont elle gardera jusquՈ la fin de sa vie un souvenir horrible qui fera quÕelle sera croyante, allant parfois ˆ lՎglise pour des raisons que je qualifierais dÕesthŽtiques, mais aussi, ˆ sa manire, anticlŽricale. Mon pre sera lui un prŽdicateur des Lumires ; il me fit une Ē dŽmonstration Č  ˆ la manire des mŽcanistes du 18ime  de ce quՎtait toute Ē paroles de dieux Č ; derrire une statue dÕidole un homme avec un porte-voix ordonnant au peuple de se prosterner pour recevoir les ordres É Mon pre visa mal, cՎtait la reprŽsentation mme de lÕabsence de fondation dÕun Žtat reposant sur lÕhomme et rien que lÕhomme ; une telle autodŽtermination est une aberration. Je le clamais haut et fort, devant toute la famille rŽunie, jÕavais 11 ans. Je reu ma premire et dernire claque. Jour mŽmorable.

 

Cela mÕinvita pas ˆ servir aveuglŽment cette patrie dont le but Žtait ce dr™le de progrs É Il se trouve que ce progrs montrait dŽjˆ ses failles ; la menace nuclŽaire, une histoire rŽcente catastrophique dans ses fastes soldatesques mmes, rien qui vaille un quelconque sacrifice sÕil nÕy avait RIEN QUE a ! Lˆ est la clef de mon engagement o destin ; je demandais des fondations cŽlestes. Des racines dans le ciel ! NÕest-ce pas aussi la clef et de mon impossibilitŽ ˆ me convertir ˆ un christianisme acosmique, et mon adhŽsion aux fastes des monarchies de Droit Divin pour ce qui nÕavait pas ˆ remonter trop loin dans le passŽ Occidental, ou le pouvoir des bardes, des trotts É.  Dans le monde celtique et scandinave (suite dans ma lettre ˆ deux amis intitulŽe In-Spiration) 

 

 

ConsidŽrons donc maintenant le dŽracinement selon ce double enracinement Terre et Ciel (o le Ē et Č joue un r™le lui-mme double, de duel, non de synthse, Ē et Č comme ; lieu de manifestation de la Parole  etc.)  

a)     LÕaliŽnation, en allemand Ē EntfremdungŅ se distingue de Ē Heimatlos Č

b)    LՎloignement des / du Dieu(x) ; il y a dÕun c™tŽ Ē dieu est mort Č et/ou le meurtre de Dieu, il y a plus profondŽment lÕ Ē Entgšterrung Č

 

LÕaliŽnation ne doit pas tre comprise au sens de Marx qui en isolant le Ē prolŽtariat Č comme peuple du monde, et non comme une caste dans un peuple donc un phŽnomne international, Par cet internationalisme il arrache ˆ la Terre natale, prŽpare les grandes migrations etc.

Il sÕagit dÕarrachement et dŽjˆ une dŽformation de ce quÕest lՃtranger, figure fondamental en langue allemande (qui ne confond pas cet Etranger avec le Juif Errant, le nomade en gŽnŽral etc.)  

 

Il faut donc revenir de la lutte de classes qui brouille le national, au nationnel ; arrachement ˆ la terre natale, ce natal qui est ˆ comprendre dans la Dimension Humaine, non dans un sens animalier. La pire des aliŽnations est dÕavoir rŽussi ˆ convaincre, mme appuyŽ de la Bible (sensŽ tre parole de Dieu o Dieu est Parole donnant la langue ˆ lÕhomme ; le pouvoir de sŽparation entre Mot et Chose) mme au nom de la Bible dÕavoir fait  aussi de lÕhomme un animal ! 

 

LÕhomme nÕest pas un animal.

 

Voilˆ lÕaffirmation qui, seule, nous permettra de nous engager pour une vraie rŽvolution, au sens de remise sur orbite, et qui fait, en un certain sens de chaque homme (homme diffŽrenciŽ) une Žtoile (mais aucunement une star !)

 

Si nous voulons signifier fortement ˆ tous, ˆ nous les occidentaux europŽens en danger, quÕil est nŽcessaire dՐtre enracinŽ pour produire il nous faut laisser un vocabulaire mis en honneur par lÕennemi pour nous y piŽger ; ˆ savoir le biologisme hŽritŽ de Darwin. Il vaut mieux tre accusŽ dՐtre un Ē crŽationniste Č que Žvolutionniste. Il vaut mieux Žviter biologique, gŽnŽtique  . il vaudrait peut-tre mme Žviter innŽ / acquis si cela renvoie au comportementaliste pavlovien et/ou ˆ la psychologie cognitive – tout ce qui est de lÕordre de la quantitŽ. nous devons lutter contre le Rgne de la QuantitŽ, nous devons aussi non pas seulement transvaluer les valeurs ou renverser le platonisme comme le proposait Nietzsche. Il faut critiquer la notion de valeur qui relve de lՎconomie dans un sens o le Ē foyer Č nÕest plus la Ē loi Č .   

 

 

LÕhomme doit se mesurer en ces temps de dŽtresse ˆ sa capacitŽ dÕassumer le Retrait des Dieux.

 

Ceci prŽsuppose quÕil ne sÕenlise pas dans lÕenfer (le corps se divisant en pulsions se prenant pour but) ni, souffrant de cet abandon ne se jette Ē ˆ corps perdu Č dans ces diverses versions de lÕangŽlisme ; formalisme, intŽgrisme etc. sÕoctroie des droits des indulgences pour aller au paradis qui nÕest que la Ē condition de possibilitŽ ou sphre des IdŽes.

Il doit participer. Il y a une descente aux enfers (caverne), il y a des Žpreuves et il y a la remontŽe comme il y a une descente de lÕIdŽe etc.

Il nÕy a aucune diffŽrence entre lÕallŽgorie de la caverne et la Divine ComŽdie. Il y a ce qui devrait nous dispenser dÕun yoga ou dÕarts martiaux dÕorigine asiate  !!! 

 

La terre natale est donnŽe par la langue. Dans la langue est dŽposŽ pour chacun son Ē da•mon Č. 

Les religions dites du livre – mais le Livre est dans le ciel – donnent une terre extra-terrestre dont il faut tenir compte.

Pour ce qui concerne lÕoccident ; seulement le Grec et le Latin, lÕhŽbreux concerne une autre lŽgislation et qui dit que nous avons Rome et JŽrusalem comme rŽfŽrences nomme seulement pour cette dernire, un tombeau et un mont dont le nom est cr‰ne. Lieux dÕaffrontement des 3 monothŽismes et de leur coordinateur ou ma”tre de ballet, le mono athŽisme dՃtat !

Athnes et Rome donc comme fondation juridique et religieuse au sens pour les deux de Ē relier Č Ē nouer Č.

Et puis, hors du livre (unique en 3)  il y a, tout aussi europŽennes, les langues celtes, slaves etc.

 

Enracinement et ancrage.

 

La langue maternelle donne terre – il nÕy a pas dÕautre bilinguisme que maternelle cas de langues rŽgionales avec le franais comme lien avec les autres rŽgions. Le multilinguisme en dehors dÕune Žrudition qui sera de toute manire limitŽe est dŽracinement.

 

LÕimposition de lÕanglais ˆ tous est lÕarrachement final ; une catastrophe.

 

 

 

 
 

SANS TITRE

 

En Žcoutant Verdi

En Žcoutant Wagner

A mes amis, fils du WaldgŠnger

Aux nouveaux rŽsistants, ceux quÕon voudrait aujourdÕhui faire passer pour collabos.

 

 

 

Un modle de cette Ē Polis Č existe dans le ciel pour tout homme qui veut le voir, et, lÕayant vu, rŽgler dÕaprs lui sa vie intŽrieure. Mais que cette Polis existe quelque part ou doive y exister un jour est chose sans importance : car cÕest le seul ˆ la politique duquel cet homme puisse jamais sÕidentifier Č Platon RŽpublique. 592 b

Ē Nous vivons en des temps o nous interpellent sans cesse des pouvoirs inquisitoriaux Č


Ē Étout change lorsque la morale est remplacŽe par une sous-espce de la technique, la propagande, et que les institutions se muent en armes de guerre civile. La dŽcision revient alors ˆ lÕhomme seul, sous la forme dÕun dilemme, puisquÕune tierce conduite, la neutralitŽ est exclue. Č


Ē Les moyens de la physique, de la politique et de la morale sont devenus insuffisants : il est nŽcessaire de savoir ce que veut la terre Č

3 citations tirŽes du Ē TraitŽ du rebelle Č ou le recours aux forts de Ernst JŸnger

 Ē ZeusÉ Pre du temps, ou : pre de la terre, parce que cÕest ˆ sa nature, contrairement ˆ lՎternelle tendance, de retourner LE DƒSIR DE QUITTER  CE MONDE POUR LÕ AUTRE EN UN DƒSIR DE QUITTER UN AUTRE MONDE POUR CELUI-CI Ē  Hšlderlin, Remarque sur Antigone.

 

 

Au lieu de toujours parler des Ē autres Č, de sÕintŽresser aux autres, de se sentir concernŽs que par des Ē prochains Č dÕau-delˆ de nos frontires [47] , des pays du tiers monde, des pays en voie de dŽveloppement et de leur proposer notre modle de croissance Ē ˆ la dŽbandade Č en feignant de les aider ˆ devenir eux-mmes, de les enfermer dans nos dŽlires humanitaires pour les introduire ˆ lÕordre dÕun nouvel esclavage – en les ramenant ou les gardant chez nous sous les prŽtextes viciŽs de les en libŽrer et/ou de nous apporter la Ē diversitŽ Č (nous enrichir de leur Ē inculture Č)É 

 

Au lieu de reverser le racisme contre nous-mmes par une repentance – forme perverse de la confessionÉ 

Au lieu de chercher sans cesse les informations - Les News ! dŽveloppant ˆ plaisir les peurs devenues coutumires ; les guerres sŽvissant dans les pays ˆ dominante musulmane, bouddhiste plus rarement (chrŽtienne on a tendance ˆ sÕen foutre, non ? surtout en France la•que Ē bouffeuse de cathos Č) prŽsentŽes comme guerres de religions alors quÕil ne sÕagit que de lÕemprise commerciale arrogante – les Religions Žtant  par leur Mythe fondateur au-dessus de a ! - de proposer des utopies alter mondialistes qui ne sont quÕun autre prŽsentoir (en sautoirs, breloques, imageries saint-sulpiciennes, moment de dŽcadence confirmŽ dÕun christianisme trop ĻcumŽnique) de la globalisation c.-ˆ-d. de lÕuniformisation – lÕhomme unidimensionnel de Marcus devenu rŽalitŽ, lÕhomme dÕOrwell devenu rŽalitŽ, celui de Huxley, bien sžr, puisque lui Žtait scientiste, un adorateur de la Ē chie anse Č moderne bien que tous continuent de prŽtendre le contraire, tout cela nÕinquiŽtant personne puisque personne est un masque que revt ceux qui ne seront diffŽrents que par lÕutilisation quÕils feront dÕun Mac (voire dÕUbuntu ˆ la consonance plus exotique, celle dÕun totem) plut™t que de Windows, fentres qui sÕouvrent sur la consommations dÕinfinies vistasÉ 

 

Avec eux on participe volontairement ou non ˆ la pensŽe unique, ˆ sa forme la plus perverse sur la toile o Ē tout dire est possible Č serait possible. Parole humiliŽe [48]  sur un Net interlope. 

Au lieu de poursuivre les sectes (des Ē phŽnomnes Č, au sens de Ē Freaks Č, tellement nŽanderthaliens, je veux dire franais des Lumires ! ) sans voir par exemple que la scientologie nÕest rien dÕautre que la science du management dans sa forme la plus crue – celle de notre prŽsident actuel ? Le pire Žtant, toujours en f.RANCE, idiotie suprme, dՎpiloguer sur la dŽrive possible du Ē culturel Č en Ē cultuel Č en la•citŽ ˆ tŽter sans modŽration et sans sÕapercevoir que cÕest histoire de cul  c.-ˆ-d. de lˆ o en sont restŽs avec Freud (complice ?) les analyses du malaise Ē religieux Č dans la civilisation ! Le 21ime sicle sera spirituel ou ne sera pas ! En France il ne pouvait tre que Ē convulsif Č. si on avait ŽcoutŽ Daumal [49] au lieu de Breton nous aurions pu risquer le Grand Jeu. Et il est trop vrai que dans un monde anglo-saxon mieux ŽclairŽ parce que ayant ŽchappŽ aux tŽnbres des Lumires par lÕEnlightenment, ou germanique par lÕAufklŠrung, ce Grand Jeu, le grand risque consisterait en nos Ē hippies Č confondus avec nos crŽtins de soixante-huit attardŽs devenus babas caviardŽs gauches bobos sÕentortillant de serviettes de table a carreau ou de ch‰les orange bonze quÕen f.RANCE nous lÕavons dans lÕArt - Naque ! Tribu dÕimbŽciles anti-spiritualitŽs ! Alors ?

Et bien au lieu de sÕintŽresser ˆ nos voisins uniquement dans leurs rapports politiques (leurs rapports aux Partis, aux Associations ; conseils de quartier etc.) ˆ peine camouflŽs dans les leurres de la convivialitŽ et du festif (armes politiques redoutables considŽrŽes mauvaises que si ce nÕest pas les bobonnes gauches qui les utilisentÉ) pour leur servir du multiculturel – remix dÕun tub bien connu mŽdiocritŽ – avec repentance en bonus pour ceux qui en seraient restŽs ˆ leurs rŽgions, leur terre, qui oseraient encore ne pas voir le nomadisme, la dŽterritorialisation [50] dÕun bon Ļil etc.  

 

Au lieu de tout a, tout rienÉ Il y avait cette autre voie, la voie superbe, qui est celle de la Tradition [51]  : o il revient ˆ chacun de rŽpondre ˆ lÕAppel de son Da•mon, de se rŽaliser sur cette terre poŽtiquement et non simplement plein de mŽrites, boursouflŽs, bourgeois, affirmant des valeurs, rien quÕune affaire de bourse et ne parvenant pas, bien sžr, ˆ les transvaluer. Lˆ serait lÕerreur de Nietzsche dÕavoir cherchŽ ˆ transvaluer les valeurs, se contentant de renverser le platonisme ? Nietzsche dŽsirait autre chose que Ē valeur Č, qui appartient au Ē rgne de la quantitŽ Č dŽnoncŽ par GuŽnon. Valeur est un concept dՎconomie sans foyer, dŽracinŽ ! Mais Nietzsche nÕutilisait valeur que Ē par dŽfaut Č il nous appelait aprs Hšlderlin ˆ un Ē retournement natal Č, ˆ tre fidle ˆ la Terre. 

 

Mais au lieu de ? Alors quoi ? RŽponse trop simple, car elle parait rŽfuter lÕapport de lÕaction du concret, en faisant un retour sur soi. Il parait seulement. Tant que nous sŽparons corps (lÕenfer = pulsions se prenant pour but en soi au lieu de pulserÉ) et esprit (paradis qui ne devrait tre que lÕidŽal) ayant oubliŽ lÕåme (le Purgatoire, lÕEntre) [52] , le Ē retour du poŽtique Č      

 

La perversion de nos sociŽtŽs postmodernes atteint son comble dans le rŽtro racisme (contemporain de la dŽcouverte supposŽe de rŽtrovirus ˆ lÕĻuvre dans lÕA.I.D.E.S toute humanitaire – monstre taisez vous !) ; que nous devions nous tous, europŽens de souche nous fustiger et croire ˆ la Saga des banlieuesÉ Je vous le dis en vŽritŽ, il nÕy a pas de banlieues, il y a seulement la Ē dŽcadence [53]  Č de la Ē Polis Č le mot citŽ ne pouvant plus sÕaccorder avec sa teneur platonicienne, laissons le mot grec, en Žvitant de le glisser dans les interprŽtations trop romaines dÕun Leo Strauss ! LՎtat mme, concept sŽdimentaire, magistralement conu dans cette rencontre miraculeuse du Droit Romain et de la chrŽtientŽ

 

Il faudrait donc rŽaliser que la Ē mondialisation Č ne date pas dÕhier, quÕelle nÕest pas apparue, comme a, juste avec cette technologie dŽbridŽe, lÕalliance des apprentis sorciers et des manageurs, non ! Elle est le produit dÕune sŽdimentation, lente non point linŽaire historique mais historiale de textes fondateurs du droit romain et de la chrŽtientŽ. Cela est parfaitement analysŽ, ŽtayŽ par Pierre Legendre. Je me retire devant son Žrudition magistrale.

 

Contrairement ˆ certains qui pourraient profiter de ces travaux pour affirmer sans dŽtour que la France trouve racines et sens uniquement dans le christianisme et la catholicitŽ plus spŽcifiquement, il nÕy a pas chez Legendre une telle prise de position militante. Il ne fait quÕĻuvre dՎrudition en mettant en avant ces fondements romano-chrŽtiens de lՃtat..

 

Ma position est par contre engagŽe, donc moins Žrudite ; une dŽfense de lÕOccident. Elle accuse la mondialisation dՐtre certes le produit de ces sŽdimentations textuelles mais dՐtre surtout le fruit g‰tŽ dÕune dŽsacralisation progressive inhŽrente au christianisme lui-mme conduisant inexorablement ˆ cette faillite suprme, ˆ savoir aux droits de lÕhomme dont la concrŽtisation monstrueuse est ce marchŽ de lÕhumanitaire qui achve de traiter les humains comme ressources parmi dÕautres.

 

La mondialisation nÕest rien dÕautre quÕun avatar du cosmopolitisme que lÕon trouve en germe chez (saint) Paul auteur qui appara”t ˆ certains comme mystique – sur le chemin de Damas – mais qui est avant tout un Ē politique Č. Il sÕagit dÕuniversaliser, il sÕagit de dŽstabiliser les puissances regroupŽes autour de leurs dieux, ce en sÕaccaparant le monothŽisme juda•que, pour Žtendre au monde entier Ē la vraie foi Č. Cette accaparement sÕeffectue dÕune manire extrmement perverse, qui jouera un r™le frontal ; le baptme contre la circoncision ; lÕesprit contre la lettre.

 

Retournement pervers contre le juda•sme dont il est issu car la prise au pied de la lettre, le littŽralisme ne sera plus jamais absent du christianisme ordinaire ; religion du livre ? CÕest ce qui serait ˆ prŽciser, surtout ˆ ceux qui rejettent, un autre livre en mains, les religions du livre et nous refont de lÕoralitŽ ˆ qui mieux mieux. En tous les cas avec un Luther, un Calvin le littŽralisme frappera de la manire la plus terrible en forant la bible,  montage de textes, dans les langues vernaculaires ; une dŽsacralisation et une consŽcration Ē en masse Č mŽdia. Une lettre, un littŽralisme qui ne permet plus dÕautres lectures que pragmatiques, politiques. Car comment sinon Ē tirer une politique des ƒcritures Č. le montage thŽocratique [54] lui a besoin dÕun fond Ē mythologique Č (dans un sens positif), et ce fond ne peut agir au plan des langues qui nÕont pas la dimension du sacrŽ en elles ou qui savent la conserver poŽtiquement. Notons que mme dans les Ē traditions orales Č, o nous sommes accoutumŽes ˆ nÕentendre que Ē contes et lŽgendes Č (arts premiers) le conteur parle, lÕautre langue, parle poŽtiquement – lˆ encore, poŽtiquement signifie bien que je ne souscris pas aux thses de Rousseau sur lÕantŽrioritŽ du chant et la Ē bontŽ Č sauvage, tout au contraire le poŽtique est une forme mesurŽe dÕun faire violence etc.

 

De strates en strates le cosmopolitisme concoctŽ dans les Žp”tres pauliniennes, cosmopolitisme qui est, comme tout le christianisme trs violemment anti-cosmique, qui est gŽopolitique, conduit finalement avant quÕon ne parle de mondialisation, ˆ la mondialisation de la guerre, qui cesse dՐtre un art et devient une technique. LՎtrange pacifisme chrŽtien, sa charitŽ qui tue lÕamour, qui met le A fatal qui excise le corps pour en libŽrer lÕesprit entra”ne progressivement, sinon dŽs les textes fondateurs, la figure du Guerrier ˆ la rhŽtorique (du soldat). Il nÕy a pas que le Guerrier qui est pris ˆ la rhŽtorique (du Marchand) la grande figure du Prtre sÕestompe ainsi que celle du Roi. Les castes sÕeffondrent pour ne garder que le gouvernements des marchands et la diaspora des consommateursÉ.

 

Ceux qui accusent les Droits de lÕhomme doivent dÕabord assumer cette critique du christianisme. Le nivellement a ŽtŽ effectuŽ par le christianisme par sa conception dŽgradante de la nature – position anti-cosmique [55] -  mais allant de paire son report contre le corps de lÕhomme du Logos. La parole chrŽtienne, le verbe rŽfute la corporŽitŽ ce qui conduira ˆ lÕexacerbation du Ē corporel Č comme Ē viande Č dans la perspective technicienne.

 

Cette position toute en Ē faiblesses Č du christianisme ne se voit plus aujourdÕhui o les intŽgrismes se retrouvent indŽfectiblement liguŽs contre le cosmos, contre le logos et donc contre lÕanthropos ! Cette vŽritable dŽcadence que constitue cette Ē ligue Č (ces lŽgions) on la reproche ˆ la construction dÕun soulvement orchestrŽ en un Žvnement ; je veux nommer 68 ! Que ce soit les fervents soixante huit attardŽs ou leurs dŽtracteurs ; il y a Žvnement. Des commŽmorations se prŽparent. Des rŽparations aussi.

 

Les mouvement Ē conservateurs Č certes dŽfenseurs de la France et de lÕoccident se braquent sur ce non Žvnement pour trouver ce qui aurait ŽtŽ la plus dure Ē atteinte des valeurs et des mĻurs Č. on ne sÕest donc pas encore rendu compte quÕil nÕy a de Ē valeurs Č que dans lՎconomie. DŽfendre les valeurs c.-ˆ-d. lՎconomie au sens bourgeois, au sens des comptables – pour tre plus exact.

 

Posant les valeurs, une comptabilitŽ ils ne peuvent faire le poids devant dÕautres intŽgrismes (je prŽfre fondamentalismes) tout autant anti-cosmiques, anti-logos / anthropos qui jouent de cette comptabilitŽ pour appuyer leur conception thŽocratique fondamentale (qui nÕadmet ni diffŽrence entre cultuel et culturel et encore moins entre privŽ et public !).

 

Si les la•ques se ridiculisent, montrent tout simplement leurs trouilles devant lÕIslam en se gargarisant de Ē le culturel oui, le cultuel, non Č laissant grand ouvert la raie publique, les fondamentalistes chrŽtiens sÕopposent tout en refusant la Guerre, il est vrai quÕils sont devenus soldats rhŽteurs, des marchands dÕarmes trs facilement, un Žvangile positiviste ; le comtisme bien franais bornŽ, pendant du darwinisme animalier anglo-saxon et le messianisme marxiste, un fond commun, c.-ˆ-d. aussi une catholicitŽ au sens Žtymologique  cÕest en fait le christianisme (un relent dÕorient) qui  aprs avoir profitŽ des forces vives de lÕoccident comme un parasite, contaminera plus facilement la plante toute entire, que dŽsacralisŽe, il vendra clef en mains ses usines ˆ miracles automobiles.

 

 

 

 

 

 

 

© Alain R. Giry 1995 - 2020

Retour

[1]  Martin Heidegger Les concepts fondamentaux de la mŽtaphysique : Monde – Finitude – Solitude p.250

[2]  Ces interventions couvrent les annŽes 90 jusquՈ la premire dŽcade des annŽes 2000. Dans lÕensemble jÕai effectuŽ for peu de corrections, car comme toujours le style rŽpond ˆ lÕIdŽe non point ˆ la forme dÕautant plus que je mÕadresse ˆ lÕinsu du sujet supposŽ savoir ... grand mystre de la communication É 

[3] ƒcrit entre les deux tours de ces Žlections prŽsidentielles : commentaire sur des propos entendus sur des radios diverses ou ramassŽs dans des conversations aux banalitŽs des quotidiens du Cold Coffee RoadÉ  

[4] LՃglise dŽfend la vie Ē Elle sÕattaqua ˆ GalilŽe et elle fit bien, parce que sa dŽcouverte dÕabord, puis lÕadaptation de celle-ci ˆ lՎconomie des connaissances, tendaient ˆ briser la croyance anthropocentrique en un univers crŽe pour lÕhomme. Elle sÕopposa ˆ Darwin, et fit bien, parce que le darwinisme ˆ briser notre croyance en lÕhomme, tre dÕexception, crŽe expressŽment pour lՎternitŽ Č Miguel de Unamuno, 1912
Et jÕajoute Ē Elle ne sÕopposa pas suffisamment ˆ Marx qui permit aux masses dŽmentes dÕimposer leurs blasphmes contre lÕhomme miracle. Elle ne sÕopposa pas ˆ Freud qui complŽtait Darwin pour rŽduire lÕhomme ˆ un animal quÕen continuant sa croisade contre lÕamour, sa fixation sur le sexe et lÕespce rŽduisant lÕamour ˆ la charitŽ et  lÕascŽtisme ˆ la pŽnitence. Elle ne sÕopposa plus ˆ la violence faite ˆ lÕhomme par le scientisme et participa toujours par son refus du Christ Cosmique confondu par elle aux sinistres gnosticismes ˆ la destruction de la Terre dont nous sommes aujourdÕhui tŽmoin et contre quoi elle feint de sÕengager tout en bŽnissant la croissance etc. Č  Alain R. Giry additions au Manifeste Juger la Science. 

 

[5] Je pourrais mentionner lÕaxe des langues indo-europŽeenes mais il y a lˆ un problme lorsque ces langues sÕinventent, aryennes etc. Mais certainement le scandale ! je nÕajoute pas lÕArabe ˆ la suite de lÕHŽbreux, je ne respecte pas la convention selon laquelle ; on doit aux arabes absolument tout, nos chiffres, Platon, Aristote et jÕai mme entendu une petite profÕ souligner quÕils inventrent la dŽmocratie et le respect de la femme ! Je suis sans excuses en effet mes chers concitoyens mais cette langue nÕappartient pas ˆ la culture europŽenne mais ˆ une autre civilisation , ˆ lÕempire ottoman, respectons cette thŽocratie ˆ sa place. Je souligne dÕautre part ceci ; un peuple  (cÕest-ˆ-dire une langue qui porte comme tel un Ē moment Č de la Parole) ce peuple demeurŽ conquŽrant, qui doit convertir affirme par cela mme quÕil nÕest pas ƒlu. DÕincertains christianismes sont aussi dans cette situation bancale dÕautant plus quÕils nÕont plus de langue, plus de dialectes mais des parlures baragouins juridiques Ē morales Č plaquŽs sur du spirituel relatif. Le Peuple Elu, peut, ˆ la Rigueur, devoir reconquŽrir, il nÕa pas ˆ conquŽrir, sa diffŽrence ne peut tre reconnue ou tolŽrŽe ; il est DiffŽrent radicalement. Il est ce quÕil sera dans la Parole etc.  Ce qui est nŽcessairement douloureux pour qui lÕadmire sans pouvoir y appartenir.

[6] Et lorsque nous apprenons ce jour quÕun prtre ose priver une Žglise de ses cloches pour ne pas gner la population musulmane de sa paroisse de SartrouvilleÉ il y a de quoi sÕinquiŽterÉ

[7] É moi qui suis peut-tre juif, qui suis sans aucun doute un de ceux qui crirent avec Maurice Clavel contre les clameurs de 68 Ē et Dieu, nom de dieu ! Č, et pire encore qui confondit lÕętre (heideggŽrien) et son oubli avec le Retrait et lÕAttente du Messie et qui tenta mme de se convertir au catholicismeÉ Ces mois ne pouvaient savoir et surtout croire que É

[8] Remarque discrte et terrible ; voyez la manire dont on insiste sur RenŽ Char rŽsistant sans pouvoir – sans vouloir – comprendre sa langue, sa poŽsie comme RŽsistance (dŽjˆ en la mettant au mme plan que des Aragon, Eluard etc.)  ; une poŽsie pensant la technique, sa promotion dans un nazisme ˆ lÕĻuvre  (je dŽveloppe cela ailleurs). 

[9] Ē En rŽalitŽ les traitŽs de Saint Augustin et de tant dÕautres, sur le sexe et le mariage, sont des traitŽs sur lÕorganisation de la vie gŽnŽrique et rappellent singulirement des dissertations sur lՎlevage. La destinŽe et lÕamour personnels y font totalement dŽfaut. Le phŽnomne de lÕamour qui se distingue radicalement ˆ la fois du phŽnomne physiologique de la satisfaction sexuelle et du phŽnomne social de la vie de lÕespce dans la famille, nÕest mentionnŽ par personne. (É) Bien que pour la pensŽe chrŽtienne, la vie du sexe soit restŽe un fait exclusivement physiologique et social concernant la vie de lÕespce, et non celle de lÕindividu, elle institua le sacrement du mariage. Or, le sacrement Žtant toujours liŽ ˆ la vie intime de la personne, il en rŽsulte pour le monde chrŽtien une prodigieuse tragŽdie. La vie de la personne se trouve tre sacrifiŽe ˆ celle de lÕespce et de la sociŽtŽ Č N. Berdiaev, De la destination de lÕhomme.

Ē Il nÕexiste pas dÕenfer, en tant que sphre objectivŽe de lՐtre, cÕest lˆ une idŽe totalement athŽe et lÕadmettre reviendrait ˆ nier Dieu. (É) LÕenfer nÕexiste nulle part en dehors de cette sphre illusoire, non-ontique, de lÕisolement du sujet en lui-mme Č ibid

Ē La nature de lÕacte crŽateur ne peut tre comprise que par distinction dÕavec la naissance et par opposition avec elle. (É) lÕacte crŽateur est toujours issu de la libertŽ, alors que la naissance est issue des entrailles de la nature Č Ibid. 

[10] Que seul, ˆ la connaissance dŽfinit, circonscrit et attaque avec rigueur, Pierre Legendre, historien du droit et psychanalyste.

[11] Paraphrase de Hšlderlin.

[12] Formation nÕa donc rien ˆ voir avec ces formations expŽditives et leurs formateurs en sŽrie inventant pour pallier ˆ la carence Ē expŽrientielle Č, cette sŽrie tueuse de (pseudo) dipl™mes tant aimŽs dans notre bon pays.

[13] Variations (acausalitŽ) reliŽes, cÕest ce que comprend la thŽorie de la RelativitŽ, non point ce quÕen a conclu le sens commun , que tout est relatif , tout se vaut (veaux !) etc.

[14] intersubjectivitŽ : lÕinter permet dՎviter les dangereux Žcueils dÕun Ē monde intŽrieur Č, du Ē strictement subjectif, rien que subjectif Č de la psychologie des archŽtypes (Jung) comme de lÕinconscient (trop) personnel, restrictif de FreudÉ etc.

[15] La mŽtaphysique dŽtermine le Ē destin Č historique (le menant hors histoire) de la sociŽtŽ occidentale. CÕest pour simplifier ˆ lÕextrme ;  le moment o quelque part, dans un moment Grec, nous sommes venus ˆ croire quÕil faut faire venir ˆ Ē stase Č (zum Stand bringen ) lՎtant afin de le ma”triser plut™t que de le laisser tre dans son devenir ouvert et chaotique. Etc.  MŽtaphysique pourrait tre abruptement traduit par Ē mort ˆ la physis ! Č  ce qui est en soi une explication de lՎtat de la plante. 

[16] JÕentends par hŽtŽrophonie dirigŽe, la plupart des musiques traditionnelles. JÕai en tte, lÕextraordinaire jeu de superpositions Ē dŽconcertantes Č  dÕun morceau de musique corŽenne Ē Sinawi Č o chaque musicien joue ses airs prŽfŽrŽs sans se soucier de ce que jouent les autres ; juxtapositions, entrelacs crŽant un champ mŽlodique rhizomatique etc.

[17] LÕexpression est empruntŽe ˆ GŸnther Anders pour dŽsigner un certain Žtat de faits Ē depuis Auschwitz Č mais entendu dans le chĻur qui ouvre lÕacte 2 de lÕAntigone de Sophocle. Dans sa plus haute traduction, celle de Hšlderlin : Ungeheuer ist viel. Doch nichts / Ungeheuer, als der Mensch.
Que je vous donne ainsi dans mon Žtrange Franais : Ē Beaucoup (est) dŽnotŽ. Mais nul plus dŽnotŽ que lÕAnthropos Č. Un jeu sur lÕhomophonie entre le Grec Ē dŽ•notaton Č et dŽnotŽ sÕajoute ˆ la traduction de HšlderlinÉ 

[18] Les exemples citŽs pourraient entrer en fait dans la catŽgorie des bruits ou bruitages, se mesurer au taux de dŽcibels ˆ de strictes nuisances sonores siÉ

[19] Rien dÕafricain, le Ē rap Č Žtait / est originairement une manire de parler-chanter, Žquivalent dans le jazz, si une telle comparaison nÕest pas dŽsabusŽe, au Ē Sprachgesang Č de la musique sŽrielle, ŽlŽment non isolable etc. Rien dÕafricain dŽjˆ dans le jazz qui est plus que lÕexpression des esclaves opprimŽs la mise au pas de ces esclaves en devenir Ē travailleurs Č aux rythmes  du temps Ē serpillire Č (ragtime) de la Machine !

[20] Je me souviendrai toujours de mon ami Chuck, noir amŽricain, qui refusait de danser tant il Žtait fatiguŽ, insultŽ en sa chair pensante de se voir toujours rappeler quÕil devait Ē avoir le rythme dans le sang Č. Attitude saine quÕon ne retrouve pas dans le chaloupŽ dŽgingandŽ de nos blacks, beurs, latinos et autres gringalets gonflŽs de testostŽrone en sachet sniffŽ ˆ la place des herbes des dieux, de knack en crack !  

[21] Un exemple pris sur le vif :  Ē Il est nŽcessaire de construire des mosquŽes, car sur les pauvres musulmans dÕen France psent un patrimoine dՎglises, de cathŽdrales, de christianisme, bien trop lourd !!! Č

[22] Tout en se mettant ˆ admirer, par peur et non pas uniquement tŽlŽguidŽ par la culpabilitŽ fabriquŽe par des historiens minables, des restes de traditions comme Ē le respect des personnes ‰gŽes Č, Ē la libertŽ de lÕenfant Č dans les Ē familles tribus Č cÕest-ˆ-dire ailleurs, un ailleurs qui nÕexiste dÕailleurs plus ! Et qui nÕest pas dŽvastŽ que par le vilain exploiteur occidental mais aussi avec les dŽsirs de ceux qui ne sont pas que des victimes etc. 

[23] Il para”t que les thŽories de Darwin sont intouchables, sinon on passe dans le camp crŽationniste et cÕest pas bien, pas bien du tout ! Je ne suis pas crŽationniste, je dŽfends les thŽories de Hoyle.Jje prŽfre descendre de spores de champignon provenant de mŽtŽorites que des singes descendus de lÕhomme ! 

[24] sauf que, pour la science manipulatrice, lÕhomme nÕest plus rien quÕun animal ! retour ˆ la nature effectuŽ tout de mme ? Certainement pas dans le sens que le mot Ē Physis Č retenait contre Ē natura Č. Un dŽtour qui contient son ˆ venir : Logos ?

[25] Cette dernire ne peut tre comprise que dans la perspective symbolique telle quÕexprimŽe dans les Žcrits de Julien (dit lÕApostat) autour des rites dÕAttis etc.

[26] Le Nomos, camp, lՎtat dÕexception, et ce qui reste aprs Auschwitz Cf. les travaux de Giorgio Agamben. Pour la chorŽgraphie politique Cf. les travaux de Pierre Legendre.

[27] Conditions a priori de lՎmergence des Ē phŽnomnes Č ; ce que nous percevons et qui nous peroit, dÕune autre manire etc. Cf. Kant ; critique de la raison pure (premire Ždition).

[28] Si lÕon veut bien crŽer des contrats emplois vieux, ce nÕest pas tant pour lÕexpŽrience que parce quÕil faut exploiter, user jusquՈ la corde les survivants que nous sommes !  Se reporter ˆ mon site ; textes sur lÕA.P.A et Ē Vieillir sans ire Č dans la rubrique Ē lorsque la techno-mŽdecine se prend pour Žthique Č

[29] Bien que Charles Melman, freudien, ait pu dŽvelopper une intŽressante critique de cette conception de la Ē libre disposition de son corps Č dans son ouvrage LÕHomme sans qualitŽ, il demeure trs en dessous des perspectives entrevues par James Hillman ˆ travers sa longue carrire. On peut, pour introduction ˆ ces travaux, se rŽfŽrer ˆ la compilation dÕarticles de Thomas Moore Ē Blue Fire Č malheureusement pas traduite en franais. Les quelques ouvrages traduits de Hillman peuvent donner une idŽe – mais  lÕidŽe que la France sÕen fait, elle le dit assez en le publiant dans des collections new ageÉ   

[30] En fait lÕidentitŽ une et figŽe (communautarisme) est dŽjˆ sinon un Ē pseudo Č, un principe radical, terroriste, dÕexclusion !!! Et puis Ē definitio est negatio Č alors, si on ne dialectise pas, cÕest la sclŽrose !

[31] Le vŽritable problme des religions aujourdÕhui, cÕest leur contamination par le mono - athŽisme capitalistique ! On le voit avec toutes les hindouisteries bombastiques, les bouddhisteries compatissantes nŽcrophiles, les feng shui nŽo tao•stes confucŽens et autres arts dŽmartialisŽes, fabriques de nouveaux automates dÕavant clonage sŽriel. 

 

[32] PuisquÕil nÕy a mme plus la possibilitŽ dÕun recours aux forts, que tout lÕespace Ē vital Č est quadrillŽ etc. 

[33] Cette inquiŽtante prŽfŽrence pour les crŽmations, les cimetires qui ne sont mmes plus des lieux de repos mais visitŽs par des curieux, terrains menacŽs par les promoteurs etc.

[34] Cf. Mon site ˆ la rubrique Ē homoŽrotisme Č ; heureusement les uranistes ne sont pas gays !

[35] Il nÕy a ici aucun jugement moral, seulement un refus de la restriction que fait subir ˆ lÕamour ce simple savoir faire. CՎtait lˆ o lÕirruption du SIDA aurait pu tre, avec le rŽveil concomitant du fascisme mŽdical, un levier de conscience etc. Cf. mes travaux sur cette question Ē Sida & existence Č et mon Manifeste Usa (1987-89)

[36] Rappelons que tous rapports, dit sexuels en jargon animalier, entre hommes, de femmes entre elles sont condamnŽs par toutes les religions y compris le scientisme qui penche sur des thses biologiques ; la suppression dans le DSM 4 de lÕhomosexualitŽ, donc le fait quÕelle nÕest plus une maladie mentale est une autre manire (gardant dÕailleurs des expressions comme Ē dŽsordres du comportement sexuel Č etc.) de dire comme Freud (dans son article de 1923 sur un cas dÕhomosexualitŽ fŽminine) ; ˆ la biologie ! au bžcher ! Tout le tintouin libŽrateur, style Č gay pride, les adoptions en cha”ne, insŽminations artificieuses etc.  est lˆ pour faire le bruit nŽcessaire, pour camoufler lÕ1-des-Sens ˆ lÕĻuvre. Il y a devant dÕabord un Ē marchŽ de la pornographie Č fonctionnant avec la mauvaise foi des campagnes de prŽvention, la lutte contre la pŽdophilie. Porno ne dŽsigne pas ProstituŽ(e), HŽta•re, HiŽrodule mais le porc tel que prŽsentŽ comme antidote ou dote dans le moralisme religieux ordinaire ! Ajoutons que lorsque les putes se dŽfendent elles deviennent souvent effroyablement moralistes. LÕimmoraliste est un moraliste de toute faon, cÕest le propre dÕun langage restŽ manichŽen par nŽcessitŽ.

[37] sinon dŽjˆ bien avant dans certains mouvements dits de la Ē rŽforme de la vie Č tant dŽcriŽs en France o ils sont allŽgrement confondus aux origines du fascisme, voire bien avant prŽparŽes dans des mouvances philosophiques hermŽtiques chrŽtiennes ; Renaissance, Romantisme Allemand.

[38] Comment dŽjˆ voulez vous pallier ˆ cet effet de serre que (une partie de) vos scientifiques dŽnoncent aujourdÕhui alors que le choix qui a ŽtŽ fait dans et par la Ē mŽtaphysique Č par vous et lÕensemble des scientifiques, par nous tous, (o est-ce plut™t la mŽtaphysique qui nous a choisis pour rendre possible ce quÕaurait pu tre lÕHespŽrie, une vŽritable mission occidentale ?) ce choix ne pouvait mener que lˆ o nous en sommes (ˆ supposer quÕil ne faudra pas entendre encore 10 ans pour que votre inconscience soit ŽclairŽe par le cožt ˆ payer !) ? La science est mŽtaphysique elle nÕadmet pas le monde tel quÕil est, la religion courante prŽfŽrait lÕau-delˆ au monde, la science fiche cet au-delˆ dans ses constructions de progrs objectifs totalement imaginaire et nuisibles au monde comme tel. Elle sÕest trompŽe – et a bien sžr seule une Žlite pensante lÕadmettra – ou plut™t a ŽtŽ trompŽe sur les fondements quÕelles croient toujours, niaise comme elle est, avoir dŽpassŽs, la mŽtaphysique ! Il y avait dÕautres chemins, ouverts par la Parole, ce nÕest certes pas la voie du Tao qui accepte tellement les cycles Ē naturels Č que lÕhomme y perd la parole, qui pourra y suffire, mme sÕil y a sur cette voie des petits dŽpassements de cette mŽtaphysique qui nous tue ˆ petits feux invisiblesÉ Si on ne peut plus arrter, ce quÕil faut dŽsormais tre vraiment crŽtins pour lÕappeler encore progrs, il est possible dÕouvrir quelques brches, Žclater la gangues dÕabstractions mortifresÉ et ne pas sÕen satisfaire É car il sÕagit de faire face dŽsormais ˆ lÕapocalyptique pour y entendre lÕappel de la Parole É La difficultŽ pour la plupart, et des franais surtout parce que politiquement engagŽs ( ?) farouchement apoŽtiques , cÕest quÕil nÕy va plus de dŽcision tractŽes, collectivement portŽes ; il y va dÕun engagement singulier et intersubjectif. En fait ce qui reste possible, cÕest ce que lÕesprit scientiste refuse, question de pouvoir,  en y voyant quÕanarchie, la crŽativitŽ ouverte au Rien, au Chaos. Ce qui bien sžr, nÕest pas du ressort de lÕanarchie commune mais des anarques (comme les nommaient Ernst JŸnger) 

[39] Dans Essais & ConfŽrences mais surtout dans Ē lÕaffaire de la pensŽe Č et un texte ˆ lÕadresse des ingŽnieurs Ē Langue de tradition & langue technique Č

[40] De toute manire il est un Ē philosophe Č et la philosophie nÕa plus de fonction Ē vŽritative Č celle-ci Žtant tenu par le discours scientifique (en perspectives spectaculaires ; scientisme) etc.

[41] Et lÕon sait comment les intellectuels de gauche ont ˆ lÕavance dŽcidŽ de la positivitŽ Ē rŽvolutionnaire Č de ce nŽgatif. Les questions que je posais ˆ Deleuze :

Ē Pourquoi la dŽterritorialisation est-elle obligatoirement positive, positive c.-ˆ-d. rŽvolutionnaire ?

Ē Pourquoi lÕancrage Ē symbolique Č est-il nŽcessairement une mauvaise piste ? Č. Que le travail dՎcriture soit dŽconstruction certes sÕopposant ou plut™t en contradistinction avec une Ē langue fixŽe / figŽe Č dÕaccord, mais cela ne revient pas nŽcessairement ˆ lՎtranger au sens de lՎmigrŽ, mais au sens entendu et fort de lՃtranger. LÕexemple ŽculŽ de ce que font les noirs de lÕanglais mis en relation ˆ ce quÕil dit de Kafka montre certes pas assez que Éles dŽracinŽs ne sont pas nŽcessairement un rŽvoltŽ au sens du surrŽalisme :

Ē Ces gens ne sauraient tre intŽressants dans la mesure o ils supportent le travail, avec ou non toutes les autres misres. Comment cela les Žlverait-il si la rŽvolte nÕest pas en eux la plus forte ? (É) Je hais, moi, de toutes mes forces, cet asservissement quÕon veut me faire voir. Je plains lÕhomme dÕy tre condamnŽ, de ne pouvoir en gŽnŽral sÕy soustraire, mais ce nÕest pas la duretŽ de sa peine qui me dispose en sa faveur, cÕest et ce ne saurait tre que la vigueur de sa protestation Č  Nadja, p 78

LÕexemple montre nŽanmoins le Ē politiquement correct Č de DeleuzeÉ Le slang, le jazz ne constituent pas obligatoirement un travail dՎcriture c.-ˆ-d. lÕAppel au Sens manquant. Le gospel (mis-spelling de god –spellÉ un charme) est-il nŽcessairement une rŽponse ˆ lÕAppel du Logos ? etc

[42] Il est difficile aujourdÕhui o Ē qualitŽ de la vie Č est un label de saisir la distance entre quantitŽ et qualitŽ comme dÕopposer avoir (faire) / tre. ętre est chez Sartre passŽ comme revendication du Ē fasciste Č etc.

[43] Chacun sÕinvestit non par rapport ˆ sa motivation (conscient) mais son dŽsir. CÕest lorsque le dŽsir est Ē visible Č que souvent le b‰t blesse. DŽsir ne veut pas dire dŽsir sexuel, appŽtit mais quelque chose que Szondi a mis en avant ; les pulsions. Les pulsions sÕarticulent ˆ partir de lÕInterdit or cÕest lÕinterdit aujourdÕhui que nous voulons lever au nom des Ē libertŽs Č, des Ē droits Č É en libre service.

[44] Notons  comment du c™tŽ Žlections, les franais rvent dÕun Žtat de Ē cohabitations suspectes Č permanentes ou dÕun Žtat androgyneÉ dans le plus pur style des utopies du 19 sicles ? Žtats sans pre – dŽsespŽrŽÉ. 

[45] Et au cas o on voudrait faire passer lÕAbbŽ Pierre du c™tŽ de lÕhumanitaire É et bien non ! il ne m‰chait pas ses mots, il ne mŽnageait pas ses interlocuteurs, il ne parlait pas une langue automatique ; les mots venaient de la ParoleÉ Č Mais voilˆ cette Parole nÕest pas donnŽe ˆ tous ou plut™t elle nÕest pas entendue par tous car beaucoup se sont figŽs dans une attitude, la•que chez beaucoup, athŽe, qui aujourdÕhui craque avec le retour boomerang dans son anti-spiritualitŽ des Ē religions Č monologiques - le terrorisme est une nŽcessitŽ interne aux lumires qui Žclairent ce monde É

[46] Avant la manipulation dÕune culpabilitŽ qui ne donne que preuve que notre civilisation est plut™t que dŽcadence, Ē sans forces Č et qui construit un antiracisme hautement pervers,  le jeu dŽtestable entre dÕun c™tŽ les commŽmorations de la dŽportations o reste cantonnŽs le Juif et de lÕautre lÕexaltation dÕun avenir hors camp,  du monde Arabe. LÕutilisation perverse du Ē sionisme Č pour dire quÕon nÕest pas antisŽmite etc.

[47] Si seulement nous pouvions comprendre que nos mŽdecins sans frontires jouent le mme r™le que les distributeurs de whisky chez les indiens dÕAmŽriques, il y a de cela si longtempsÉ Je me demande aussi si les ƒvangiles ne sont pas aussi un alcool distribuŽ dÕune manire inconsidŽrŽe  

[48] Ouvrage de Ellul ˆ lire mme, si comme moi, nous nÕavons pas une trs grande sympathie pour lՎglise rŽformŽe, et sommes testez favorable ˆ la rŽvocation de lՎdit de NantesÉ Attention je maintiens une existence authentique possible en rŽseau, je suis rŽac mais pas encore absolument ringard

[49] Qui sÕinscrivait dans un courant plus poŽtique que politique et surtout dans une constellation de pratiques spirituelles, les mouvements de RŽforme de la Vie etc.

[50] CÕest lˆ en effet un curieux phŽnomne du postŽrieur de la modernitŽ que dÕavoir considŽrŽ la Ē dŽterritorialisation Č comme toujours progressive et rŽvolutionnaire, et dÕavoir ainsi retournŽ la figure poŽtique du Ē Wanderer Č proche du Maquisard en celui du nomade Ē sans but Č, du dŽsĻuvrŽ. Cette position a ŽtŽ popularisŽe par Deleuze etc. 

[51] La Tradition nÕest pas autre chose que ce qui soutient la reconnaissance de lՐtre lˆ dans sa constitution par et pour lÕętre selon ses ƒpoques (fut-ce la prŽgnance de lÕoubli)

LÕInitiation nÕest rien dÕautre que ce qui en cet tre peut lÕintroduire ˆ reconna”tre sa constitution dans lÕętre ; il rena”t ˆ sa dimension proprement humaine, se libre du plan biologique etc. 

 

[52] Je suppose ma lecture du divin Dante connue.

[53] En Franais dans le texteÉ

[54] CÕest ˆ lÕĻuvre du Dante - et non ˆ Bossuet, qui vient trop tard, en Ē contre rŽforme Č - quÕil est nŽcessaire de se reporter pour se soutenir du fond mythologique et maintenir Ē lÕenjeu thŽocratique Č proprement occidental (ˆ dŽvelopper) 

[55] ce jugement est ˆ mesurer ; il y a chez les mystiques chrŽtiens, chez des auteurs chrŽtiens qui ont pu Žchapper ˆ lÕinquisition des Ē retournements Č vers le natal cosmique ; Bernard Silvestre, Hildegarde de Bingen, lÕarchitecture romane (et gothique) elle-mme reprend corps entre ciel et terre etc.